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Economie

Dépôts de nuit de médicaments: Intervention du wali de Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:974 Le 13/03/2001 | Partager

. Il conditionne la fermeture de ces dépôts à la résolution des problèmes de 57 employés. L'annonce de la décision du wali a été faite jeudi dernier, jour de l'assemblée du syndicat qui n'a pas eu lieu!. Le Conseil de l'Ordre compte saisir la JusticeFait nouveau dans l'affaire des dépôts de nuit de médicaments de Casablanca: M. Slimane Alaoui, wali de la région, conditionne la fermeture des dépôts de nuit de médicaments à la résolution du problème des employés qui se trouveront, suite à cette fermeture, au chômage. Pour mémoire, le Syndicat des pharmaciens d'officine de Casablanca gère 12 dépôts de nuit de médicaments. Il réalise ainsi un bénéfice brut annuel de 6 millions de DH. Cette somme, qui n'est pas redistribuée, sert au financement du syndicat. Depuis le mois de juin dernier, des pharmaciens de Casablanca ont décidé d'assurer la garde de nuit dans leur officine. Le marché du jour stagnant, ces pharmaciens cherchent aujourd'hui à accroître leur bénéfice, voire à survivre financièrement en ouvrant la nuit! L'ouverture simultanée de pharmacies et de dépôts est une infraction aux dispositions du dahir du 19 février 1960 réglementant la profession. L'article 8 tel qu'il a été complété et modifié par le dahir du 4 décembre 1961 est clair: en cas d'ouverture de pharmacies de garde la nuit, les dépôts n'ont pas lieu d'être. Le Conseil Régional des Pharmaciens d'Officine du Sud demande l'application immédiate de la loi et donc la fermeture des dépôts de nuit de médicaments à Casablanca. Le syndicat n'est évidemment pas de cet avis: “Il y a le sort de 57 employés qui est en jeu actuellement”, assure un membre du bureau du syndicat. M. Mokhtar Tazi, président du syndicat, souhaitait un délai de 4 ans pour résoudre le problème: “Dépôts fermés, personnel indemnisé et syndicat fort”, disait-il. Sous la pression des pharmaciens de la ville, il a dû annoncer la fermeture des dépôts pour décembre 2001(1), mission devenue impossible après les recommandations du wali de Casablanca. La lettre du wali a été dévoilée jeudi dernier. L'assemblée générale du Syndicat des pharmaciens d'officine de Casablanca, qui devait avoir lieu ce jour-là, ne s'est pas tenue! Et pour cause, le quorum nécessaire n'a pas été atteint. Dans la correspondance adressée à M. Mokhtar Tazi, le wali prend en considération les probables pertes d'emploi et met en oeuvre les dispositions du décret Royal n° 314-66 du 8 joumada I 1387 (14 août 1967), un décret portant loi relatif au maintien de l'activité des entreprises industrielles et commerciales et au licenciement de leur personnel. L'article premier stipule: “La fermeture de tout ou partie d'établissement industriel ou commercial, occupant ou non des salariés, est subordonnée à l'autorisation du gouverneur de la préfecture ou de la province”. Le wali ajoute dans sa lettre, datée du 8 février 2001, que “la fermeture éventuelle desdits dépôts reste en outre tributaire du règlement du problème des salariés qui y sont employés et ce, en concertation avec les représentants des intéressés et des services de la délégation préfectorale de l'emploi”. En d'autres termes, les dépôts de nuit ne seront pas fermés tant que le problème des 57 salariés ne sera pas résolu. Statutairement, le syndicat est une association à but non lucratif. Or, les dispositions du décret Royal n°314 concernent les “entreprises industrielles et commerciales”. Elles ne pourraient lui être opposables. Le syndicat ajoute dans une réponse adressée au wali le 14 février que “l'existence simultanée la nuit de pharmaciens et de dépôts ouverts au public constitue une infraction aux dispositions du dahir du 19 février 1960”. En conséquence, lit-on dans le courrier, “sauf avis contraire de votre part, nous considérons votre position comme une acceptation tacite de la situation qui prévaut actuellement”.Hors statuts, l'activité du syndicat est assimilée à celle d'une entreprise commerciale. Vu sous cet angle, le syndicat est concerné par les dispositions du décret en question. Le Conseil Régional des Pharmaciens d'Officine du Sud est irrité par la décision du wali. “Nous comptons saisir la Justice”, a déclaré un membre du CRPOS qui a ajouté: “Le 13ème dépôt sera aussi concerné par notre action”. Il s'agit d'un 13ème dépôt autorisé à Casablanca dans la Commune de Sidi Belyout, appartenant et géré par un particulier. Le syndicat pour sa part “ne peut que souscrire aux recommandations du wali et veiller au règlement du problème des salariés qui sont employés dans le syndicat”. “Une décision de la Justice ou du Secrétariat Général du Gouvernement nous aidera, vis-à-vis du personnel, à fermer ces dépôts”, souligne le syndicat. L'assemblée générale est programmée dans moins de deux semaines. Anouar ZYNE (1) www.leconomiste.com, éditions du 12 janvier et du 8 mars 2001.

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