×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Economie

Déplacer les tanneries, une priorité

Par L'Economiste | Edition N°:2475 Le 01/03/2007 | Partager

. Un village de tanneurs à l’étude à Sidi-Bouathmane . Objectif: tripler la production et éviter de polluer le centre urbain Une des actions du plan de relance de la filière du cuir est la création de zones industrielles dédiées au traitement du cuir. A noter que le secteur nécessite beaucoup d’eau, et l’utilisation de produits chimiques a un fort impact sur l’environnement. Ainsi, trois zones ont été mises au programme (Settat, Fès et Marrakech). Pour la cité ocre, installation d’un village de tanneurs est envisagée dans la zone industrielle de Sidi-Bouathmane. Le projet, selon l’Association des tanneurs modernes et fabricants de cuir de Marrakech, devrait répondre au premier objectif, celui de regrouper les unités de tanneries sur un même site et les sortir d’une zone d’habitations, le quartier Debbaghinne. Un regroupement qui pourrait multiplier par trois la production actuelle de peaux traitées, pour  passer de 150 à 400 tonnes de cuir traités par mois. Par ailleurs, les unités, à travers des outils de financement, devraient aller vers un processus de valorisation et des produits manufacturées comme la chaussure, les sacs et les ceintures et présenter une qualité de produit adaptée à la demande internationale. «Le métier de tannerie est polluant, utilise de la chaux et des produits chimiques pour l’assouplissement des peaux. Aussi faut-il éloigner l’activité de la ville», insiste Latifa Boughalem, présidente de l’Association des tanneries modernes et fabricants des articles de cuir à Marrakech. Et d’ajouter qu’«il y va de la survie du secteur. Ce dernier doit disposer d’un site, correspondant aux normes internationales de protection de l’environnement». Dans le projet de l’association, il ne s’agit pas uniquement d’un site mais également de son aménagement. La zone a besoin d’un espace conséquent pour permettre aux tanneurs de développer leur activité, soit une superficie totale de 41.000 m2. «Pour l’installation de leurs unités, les 30 tanneries industrielles auront besoin en fait de quelque 30.000 m2», précise l’association. Le reste, c’est-à-dire 11.000 m2, est nécessaire à la mise en place d’une station d’épuration, de salles frigorifiques de stockage, d’un laboratoire et de salles d’exposition. «C’est une adéquation très simple: en rénovant les unités de cuir, on pourra faire appel aux étudiants et futurs techniciens, de plus en plus nombreux à se spécialiser dans ce domaine. Par ailleurs, on pourra lutter contre la pollution liée à la filière», affirme Abdeljalil Slaissi, gérant d’une tannerie dans le quartier des tanneurs. Le projet de village de tanneurs a été remis aux autorités locales, mais il n’a pas encore reçu de réponse. B. B.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc