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Economie

Dépenses publiques: Déconcentrer pour mieux gérer

Par L'Economiste | Edition N°:1136 Le 02/11/2001 | Partager

. Cela se traduit par des contrats objectifs moyens (COM) à conclure entre les ministères et leurs services extérieurs. La Banque Mondiale et l'USAID appuient ce nouveau mode de gestion L'Observatoire Marocain de l'Administration Publique (OMAP) ne perd pas de temps. A peine la contractualisation des dépenses publiques introduite pour la première fois dans le projet de loi de Finances 2002, actuellement à l'examen au sein de la Chambre des Représentants, le voilà qui organise une conférence sur la gestion par objectif et déconcentration des services de l'Etat le 3 novembre à Marrakech. Le thème choisi s'explique par le fait que “la plupart des directeurs des Ressources Humaines des ministères qui sont membres de l'Observatoire s'interrogent sur la manière d'organiser les structures pour les adapter à ce nouveau système”, précise Abdelouahad Ourzik, secrétaire général de l'OMAP. En effet, le projet introduit une nouveauté de taille en matière de gestion des dépenses publiques. Il s'agit de la contractualisation entre les administrations centrales et leurs services extérieurs autour d'objectifs préalablement définis. Cette contractualisation peut être matérialisée par des contrats objectifs moyens (COM) à conclure entre les ministères et leurs services déconcentrés. Cela suppose que les crédits budgétaires soient évalués et identifiés par les deux partenaires. Le Ministère des Finances considère ce concept comme un outil de modernisation du processus de la programmation et l'exécution de la dépense publique. Selon Abdelouahad Ourzik, les administrations doivent passer d'une logique d'attribution à celle de résultats. En d'autres termes, les crédits des ministères seront délégués à leurs services extérieurs qui doivent leur rendre compte. Normal, puisqu'il y aura un engagement sur les objectifs définis en concertation, ajoute le secrétaire général de l'OMAP. Ce partenariat peut être étendu aux collectivités locales, aux ONG et au secteur privé. Derrière cette approche, on retrouve les bailleurs de fonds internationaux. Ainsi, c'est la Banque Mondiale qui appuie ces initiatives qui vont dans le sens de la rationalisation des dépenses publiques. Elle compte sur ce moyen pour tirer l'Administration vers le haut. L'USAID a également mené des études de terrain qui ont conclu à la nécessité de basculer vers ce nouveau mode de gestion. “Plus le projet est défini à proximité des citoyens, moins il y a de gaspillage”, ajoute Ourzik qui a également la casquette de secrétaire général du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Pour lui, cette contractualisation est la traduction financière et matérielle du nouveau concept d'autorité. Il s'agit de donner les moyens avec moins d'instructions et pouvoir procéder à l'évaluation. Rappelons que les COM sont courants dans les pays anglo-saxons. En France, ce sont les contrats de services qui étaient en vogue il y a une dizaine d'années. Cette manifestation coïncide avec la tenue du Conseil d'administration et l'assemblée générale de l'Observatoire.Mohamed CHAOUI

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