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Economie

Départs volontaires dans les communes
A Casablanca, 50% du budget vont aux salaires!

Par L'Economiste | Edition N°:2148 Le 10/11/2005 | Partager

. Le sureffectif grève fortement l’investissement. DVD: Les élus vont-ils jouer le jeu? S’il y a une commune qui pourrait tirer le plus de profit du départ volontaire, c’est bien celle de Casablanca. Avec son effectif de plus de 20.000 employés, la machine tourne au ralenti. La productivité en reçoit un coup. Pour pallier cet état de choses, la présidence de la mairie a entamé, depuis quelques mois, des discussions avec la direction des collectivités locales au ministère de l’Intérieur. Objectif: trouver une formule adéquate à même d’inciter les fonctionnaires à quitter la commune. «Traiter de la question du départ volontaire dans les collectivités locales après l’avoir initié dans les administrations publiques rend un grand service aux communes. Ceci permettra de capitaliser cette expérience et d’éviter d’éventuelles erreurs», indique une source proche du dossier. Certes, pour la métropole, la question du financement des indemnités se pose avec plus d’acuité que pour les autres villes vu le niveau des effectifs.Les élus et la tutelle n’excluent pas de financer les indemnités de départs en s’endettant. Une façon de contracter une charge provisoire pour se décharger d’un fardeau structurel et permanent, en l’occurrence la masse salariale. Celle-ci engloutit près de la moitié du budget: 961,6 millions de DH, sur un total de 2 milliards de DH, sont affectés aux «actions liées à la gestion du personnel» dans le budget prévisionnel de 2006. Ce qui grève énormément le budget d’équipement que représente «l’excédent des recettes à programmer». Celui-ci n’est que de 157 millions de DH. Les finances sont ainsi, le conseil de la ville ne peut pas grand-chose quant à l’investissement. C’est pour redresser la situation que tutelle et élus s’engagent dans l’étude des scénarios possibles pour réussir le départ volontaire communal.Les avis des fonctionnaires divergent. Mais une grande majorité des personnes interviewées ne s’oppose pas. «Je veux bien partir. J’ai déjà envisagé de prendre ma retraite anticipée. L’option de départ volontaire est pour moi la bienvenue», affirme une employée de la commune de Casablanca. Même élan d’enthousiasme chez les cadres, plus intéressés par les départs puisque leurs salaires de base sont consistants.Selon un expert de la chose locale, ce seront surtout les fonctionnaires se classant aux échelles 10 et 11 (techniciens, médecins, ingénieurs, etc) qui seront les plus motivés. Seul bémol: le risque de vider la commune d’une partie de ses compétences. Les responsables de ce dossier en sont bien conscients.


Les détachés aussi

Le conseil de la ville saisira cette occasion pour aborder également la question des employés payés par la commune et mis à disposition des délégataires. Ces derniers se chiffrent à près de 5.000. La mairie veut régler une fois pour toute leur situation en les basculant vers la société délégataire. «Nous sommes en train d’étudier une formule qui, dans une logique de gagnant-gagnant, pourra arranger et la commune et les délégataires», indique un responsable local. Il y va de l’allégement du fardeau que subit le budget de la ville à cause des salaires.Ali JAFRY

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