×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Déontologie, facile à dire...

Par L'Economiste | Edition N°:3130 Le 16/10/2009 | Partager

. Arbitrage entre intérêts personnels et collectifs. La charte des entreprises n’est pas une obligation légale«L’ÉTHIQUE n’est pas un ensemble de principes figés, mais une ouverture d’esprit conduisant à la réflexion continue dans la recherche du bien commun et individuel». C’est ce qui ressort de la définition de l’European Business Ethic Network. Mais, ramenée au monde des affaires, la question à se poser est de savoir si l’éthique est une mode managériale ou une nécessité? Pour répondre à cette question, un colloque a été organisé par l’Office national des pêches (ONP) à l’occasion de son 40e anniversaire.Pour Abdesslam Aboudrar, président de l’instance centrale de prévention de la corruption, «l’impératif éthique renvoie à la nécessité de vivre et agir ensemble». Ce qui implique de mettre en place un accord sur des principes et des valeurs. Un système qui conditionne les comportements des salariés dans le but de rendre l’entreprise performante. Théoriquement, le concept se tient. Mais dans la pratique, ce n’est pas toujours évident. «Dans chacune de nos actions, nous sommes toujours en train d’arbitrer entre nos propres intérêts et ceux collectifs», explique Aboudrar. Ceci étant, et de manière empirique, la course vers l’élaboration de la charte de valeurs n’est parfois dictée que par des soucis d’ordre marketing. Or, selon les intervenants, cette démarche peut avoir des conséquences néfastes pour l’entreprise. Ils en veulent pour preuve la faillite brutale d’Enron qui a enfreint ses propres règles éthiques. «Il ne faut pas oublier que la démarche est opposable aussi bien en interne qu’en externe», rappelle Aboudrar.Au Maroc, les codes déontologiques sont certes à leurs balbutiements, mais l’existant est élaboré en l’absence d’un cadre normatif comme c’est le cas au Canada et aux Etats-Unis. «Ce qui doit être considéré comme un mérite pour les entreprises marocaines car il s’agit d’une conviction spontanée et non pas une obligation légale», estime Saïd Ibrahimi, trésorier général du Royaume. Par ailleurs, le cas de la presse a été mis en avant. A juste titre, car la profession est en quelque sorte le miroir des contradictions qui caractérisent la société. «Nous vivons un contraste qui fait que notre société est divisée entre une morale traditionnelle et féodale et celle moderne qui est la résultante de l’évolution industrielle», résume Abdelmounaïm Dilami, président du groupe Eco-Médias, éditeur des quotidiens L’Economiste et Assabah. Selon Dilami, chez certains groupes sociaux et parfois au sein du même individu, l’on peut trouver des références de type féodal. «L’individu ou le groupe considère alors qu’il a des privilèges par rapport aux autres et que les faveurs et les fonctions s’achètent». Pour cette catégorie, rien n’est scandaleux, nuance l’universitaire. Mais comment peut-on dans ce cas dégager un code déontologique en présence de plusieurs groupes sociaux animés par des références contradictoires. C’est justement le défi que la société et la presse marocaines devront relever.


Presse/éthique

LA presse a pu élaborer un code de déontologie en fonction de la morale dominante au sein de la société. «Dans plus de 80% des articles parus dans la presse, il n’ y a pas de problème. Mais des problèmes marginaux subsistent», note Abdelmounaïm Dilami. Et d’ajouter, «ce qui est plus frappant dans la profession, c’est lorsque cette dernière est critiquée pour le non-respect de la déontologie». La base de cette critique oscille entre la référence morale moderne et celle traditionnelle. Or, «souvent les dérapages proviennent d’un manque de respect des références morales de type féodal et non pas moderne. Mais nous devons assumer cette contradiction», précise Dilami. Jalal BAAZI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc