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    Politique

    Démissions en série au PJD!

    Par L'Economiste | Edition N°:2563 Le 05/07/2007 | Partager

    . Bras de fer à Kénitra, Tanger, Tétouan, Fès… . Plusieurs militants claquent la porte. La procédure d’accréditation pointée du doigtQuerelles, tensions, bras de fer, départs… Les accréditations à la députation font des mécontents au Parti de la justice et du développement (PJD). A deux mois, jour pour jour, des législatives, la tension monte d’un cran. Le scrutin du 7 septembre se traduit par de rudes confrontations. Les aspirants à la députation passent sous les Fourches Caudines de la base du parti qui a aussi son mot à dire (voir encadré). Résultat: une série de démissions et une flopée de contrariés qui avaient nourri de grandes ambitions pour la prochaine législature. A la tête des démissionnaires, Mohamed Chaâbi, député à Kénitra. Il n’est autre que le fils de l’homme d’affaires Miloud Chaâbi, président du groupe Ynna.Pris au dépourvu, les dirigeants du PJD disent regretter ce départ inexpliqué. Mohamed Chaâbi a été, rappelons-le, l’un des bailleurs de fonds les plus généreux du parti. De source sûre, les accréditations du PJD à la tête de liste à Kénitra sont à l’origine de cette démission. Aux yeux du parti, Chaâbi ne fait pas le poids devant le jeune Abdelaziz Rebbah. Ce dernier fait l’unanimité auprès des jeunes et cadres du parti. «C’est la relève, un zaïm potentiel à l’avenir!» dit-on au PJD. Rebbah est aussi secrétaire général de la Chabiba, basée dans la capitale du Gharb. Il a été désigné par les militants pour présider la liste de Kénitra. Autre démission et non des moindres, celle de Saïda El Othmani (rien à voir avec le SG même si le patronyme est le même) dans la ville du Détroit. Elle a claqué la porte du parti pour rejoindre… le RNI de Mansouri. De sources concordantes, Saïda El Othmani briguait la tête de liste, à la place de Fatema Bellahsen qui a été sollicitée par le Conseil national du parti. Mais la tête de liste de Tanger n’est pas revenue à Saïda Othmani. Ce qui s’est traduit par le départ tonitruant de cette dernière. Contacté à ce sujet, Mohamed Najib Boulif, secrétaire régional du parti à Tanger, confirme effectivement le départ de «l’ex-militante». Mais pour les motifs du départ, il répond sec: «c’est à elle de vous donner des explications pas moi». Dans le nord également, le secrétaire de la section locale qui est aussi conseiller communal à Tétouan vient à son tour de claquer la porte. Il conteste la composition de la liste qui lui a été proposée. La liste de Tétouan serait composée en grande partie par la famille du député Amine Boukhoubza: sa belle sœur, son frère et son gendre… soit 4 membres d’une même famille. Ce n’est pas fini avec les démissions. A Fès, Hamid Fettah avait également claqué la porte. Selon des observateurs du PJD, «le parti est un peu victime de son succès». Les sondages l’ont largement crédité et les médias ne cessent de parler de «raz-de-marée». Ce qui n’était pas le cas en 2002. Aujourd’hui, les ambitions personnelles d’un grand nombre de militants pèsent de tout leur poids. C’est légitime, estime Mostapha Ramid. . Personne n’est indispensablePour rappel, le PJD brigue entre 60 et 70 sièges au Parlement dans le prochain quinquennat contre 42 actuellement. Contacté par L’Economiste, Ramid reconnaît que la procédure d’accréditation a montré certaines défaillances et limites. Ce qui explique les «démissions, colère et tension des uns et des autres». Même des têtes d’affiche ne passent pas dans certaines circonscriptions, renchérit Ramid. Mohamed Réda Slaouni, député sortant, élu en 2002 à la circonscription de Fès Jdid-Dar Dbibagh, a été aussi annoncé démissionnaire. Contacté par L’Economiste, ce dernier a démenti. Il est deuxième sur la liste du PJD dans la circonscription de Fès-nord aux côtés de Lahcen Daoudi. Le phénomène des démissions en série, renchérit Slaouni, est tout à fait normal en pareilles circonstances. Ce n’est pas un fait propre au PJD. En plus, poursuit-il, sur un ton humoristique: «la position du parti est claire sur ce sujet. Saâddine Othmani ne cesse de répéter à qui veut l’entendre que «si l’accès au parti est des plus faciles, c’est que la sortie doit l’être encore plus». Au PJD, personne donc n’est indispensable!


    Enjeux

    Au parti, l’on invoque des procédures «objectives» de la commission d’accréditation. Les critères tiennent compte des choix des militants, donc de la base pour les candidats députables. Mais sont-ils en mesure de cerner les enjeux de la prochaine législature? Pas si sûr, rétorquent des pjdistes mécontents.Autre fait marquant, certaines têtes d’affiche du parti changent de circonscription. Ils seraient, dit-on, en perte de… popularité.


    Le parti finalise ses accréditations

    Aujourd’hui, plus de 70 circonscriptions sont couvertes par le Parti de la justice et du développement. D’ici la fin de la semaine, le parti compte finaliser les accréditations et couvrir l’ensemble des circonscriptions (95). Juste après, la formation islamiste lèvera le voile sur son programme électoral qui se veut un pamphlet de la majorité avec des critiques sur les premiers chiffres avancés par l’USFP et l’Istiqlal, notamment sur l’emploi, la croissance, la fiscalité…Amin RBOUB

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