×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Dématérialisation: Nécessité ou luxe?

Par L'Economiste | Edition N°:2644 Le 02/11/2007 | Partager

. La lettre de change sera dématérialisée avant fin 2007. Une centaine d’images rejetées par jour, ce n’est pas énorme!Réduction des délais, meilleure visibilité de la position de la trésorerie, facturation moins chère des banques, réduction des coûts de traitement, utilisation réduite de papiers… tels sont les vertus de la dématérialisation. Les directeurs financiers et trésoriers de près de 200 clients: grandes entreprises, institutionnels et PME-PMI, ont été unanimes, lors de la troisième conférence-débat, organisée par la BMCI sous le thème «Impact de la dématérialisation sur la gestion de la trésorerie». Mais tout n’est pas rose. Les erreurs de jeunesse sont là: rejets pour absence d’image scannée, des images pas trop claires… «Mais ce n’est pas une raison pour ne pas le faire. Il faut, néanmoins, que les responsabilités soient claires et partagées», affirme Pascal Lemaire, directeur administratif et financier de Nestlé. «Sur les 110.000 images (de chèques) échangées quotidiennement entre les banques, le taux de rejet ne dépasse pas 0,1%, soit une centaine d’images, ce qui n’est pas énorme», relativise Fouad Berrada, directeur de la Dasc (direction des administrations et services clientèle) à la BMCI.La place marocaine ayant connu ces deux dernières années une véritable révolution en matière de traitement des flux financiers, la dématérialisation est devenue une réalité à laquelle l’entreprise doit faire face et s’adapter dans le but d’optimiser au mieux sa trésorerie. S’adapter veut dire comprendre les réformes, en connaître les mécanismes et anticiper les répercussions sur son mode de gestion. Sur les 30.000 retraités et les 18.000 actifs de l’OCP par exemple, le traitement de la paie avec deux fréquences (quinzaine, mensuelle) était un vrai calvaire. Avant la dématérialisation, le premier exportateur mondial des phosphates traitait manuellement et envoyait un listing de toutes les opérations 5 jours d’avance à la banque pour pouvoir payer à temps. Avec la dématérialisation, «nous avons fiabilisé la base de données et la charge de travail est devenue réduite et efficace», témoigne Driss Naim, directeur au Pôle finances et Support de gestion de l’OCP. Par ailleurs, cette rencontre a permis de mettre en avant l’évolution du secteur bancaire dans la dématérialisation des flux. Entamé depuis plusieurs années dans le cadre de l’Association du système interbancaire marocain de télé compensation (ASIMT), ce processus a d’abord traité de la dématérialisation des virements domestiques, pour s’atteler par la suite à l’ensemble des moyens de paiement: les chèques et les lettres de change normalisées (LCN). Mounir Razki, directeur des Opérations monétaires et des changes à Bank Al-Maghrib  a rappelé que le projet de dématérialisation de la lettre de change est en cours de finalisation. Les actions entreprises par BAM permettront de se hisser ainsi au niveau des standards internationaux dans les traitements des opérations bancaires au Maroc.


Retour à la normale!

Avec la disparition de la notion de «place», le raccourcissement des délais de traitement et par conséquent l’amélioration des dates de valeurs et des délais de recouvrement, l’automatisation des échanges banque - entreprise et l’amélioration de l’information bancaire, le trésorier dispose dorénavant de moyens qui lui permettent de mieux appréhender ses flux entrants et sortants. Il peut ainsi optimiser la trésorerie de l’entreprise en diminuant ses charges et en améliorant ses produits financiers. C’est la situation normale parce que le chèque est, par principe, un moyen de paiement à vue. Les expériences qui ont été relatées lors de ce séminaire ont révélé cette évolution de la fonction Trésorerie au sein de l’entreprise marocaine et de l’importance qu’elle y revêtira dorénavant. Said MABROUK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc