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Déficits auditifs: Numérisation et miniaturisation des prothèses favorisent l’acceptation de l’appareillagePar Docteur Anwar CHERKAOUI

Par L'Economiste | Edition N°:964 Le 23/02/2001 | Partager

• Le prix moyen d’une prothèse numérique se situe entre 11 et 14.000 DH. Pour les deux oreilles, c’est le double!Insuffisamment pris en charge du fait de difficultés médicales et financières, les déficits auditifs relèvent de problèmes techniques mais aussi d’une stratégie de prophylaxie. L'audition est un chaînon fondamental dans la communication. Cette dernière prend une place de plus en plus grande dans la société moderne. Pour le docteur Abdenasser Lazrak, professeur d'oto-rhino-laryngologie (ORL) au Centre Hospitalier Universitaire de Rabat-Salé, les déficiences auditives (surdités) constituent un handicap sérieux et ce, quel que soit l'âge.A un âge précoce, cette déficience entrave sérieusement l'acquisition du langage oral. A tout âge, elle constitue une gêne à l'apprentissage et occasionne diverses difficultés scolaires, sociales et professionnelles.Ce sont les déficiences auditives liées à une atteinte de l'oreille interne en association ou non avec des lésions de l'oreille moyenne qui donnent des déficits marqués et surtout des difficultés d'ordre thérapeutique. Ces surdités peuvent être d'origine génétique ou acquises. D'énormes progrès ont été accomplis dans la confection et le perfectionnement des prothèses auditives qui ont tendance à abandonner le conventionnel, peu efficace et inesthétique, pour le numérique, très performant quant au confort qu'il procure. De plus en plus, cette prothèse auditive devient miniaturisée, fiable et automatisée. L'introduction en force de l'outil informatique qui ne travaille qu'en numérique apporte une puissance et une convivialité supplémentaires. Pour les patients, la miniaturisation des prothèses augmente l'acceptation et l'apparition de télécommandes facilite l'ajustement fin par des mains malhabiles. On estime la fréquence globale des déficiences auditives d'origine perceptive à 1 cas sur 3 surdités toutes origines confondues. Parmi ces surdités qui relèvent quasi exclusivement de l'appareillage auditif, au Maroc, seule 1 sur 6 peut être correctement prise en charge et ce, pour diverses raisons. Les obstacles sont d'ordre médical d'abord, à savoir l'accès aux soins qui n'est pas toujours facilité du fait du nombre de spécialistes oto-rhino-laryngologistes. Ceux-ci n'assurent pas la couverture de tout le territoire national (320 ORL pour plus de 33 millions d'habitants, soit un spécialiste pour plus de 100.000 habitants). Pour le professeur Abdenasser Lazrak, les difficultés sont aussi d'ordre financier quand on sait que le prix moyen d'une prothèse numérique se situe entre 11 et 14.000 Dirhams. La somme devient vite exorbitante quand il faut appareiller les deux oreilles, et c'est souvent le cas. A côté de cela, la prise en charge de ce matériel prothétique n'est pas toujours assurée par les caisses d'assurance-maladie des secteurs public et privé. A titre d'exemple, la CNOPS n'assure le remboursement qu'à hauteur de 3.000 Dirhams les 2 oreilles, ce qui constitue pour les prothèses de nouvelle génération le 1/8ème ou 1/9ème du coût global. La prescription d'une prothèse auditive est d'abord un acte médical précédé d'un bilan approprié et complet, visant une étude détaillée de la surdité et des restes auditifs. C'est le premier élément de cette prise en charge qui doit aboutir à l'acceptation d'un appareillage qui puisse apporter confort et recouvrement d'une fonction sensorielle essentielle.La problématique que soulève cette prothèse auditive mérite une réflexion poussée, d'autant plus que le nombre de surdités à appareiller ne fera qu'augmenter, ne serait-ce que par le vieillissement inéluctable de la population et les exigences croissantes des patients à garder intacts tous leurs moyens de communication. Par ailleurs, les aides auditives des personnes plus âgées, les plus concernées, demeurent encore très mal remboursées. Beaucoup préfèrent donc s'en passer. Elles sont boudées même si les moyens financiers le permettent, car nécessitant des réglages incessants chez l'audioprothésiste. Ces difficultés devraient disparaître avec les nouvelles prothèses numériques qui proposent des bandes de fréquence plus étroites et plus sélectives. “Le passage au numérique est une révolution, on est dans l'électronique miniaturisée”, estime Claude Bonnet, du laboratoire des systèmes biomécaniques et cognitifs (CNRS/ Université de Strasbourg). C'est en quelque sorte un petit ordinateur qui analyse le son reçu et qui va l'atténuer ou l'amplifier en fonction des paramètres désirés.


Les surdités à appareiller

Globalement, les surdités à appareiller (implants cochléaires et prothèses implantations exclus) peuvent être partagées en 5 grands groupes qui sont: - les séquelles d'infections de l'oreille moyenne, soit avant l'avènement d'un traitement chirurgical, soit dans les échecs de ce même traitement dans le rétablissement d'une audition satisfaisante;- la presbyacousie qui est un vieillissement physiologique de l'oreille interne, mais favorisé par des facteurs aggravants familiaux ou personnels;- les séquelles de traumatismes accidentels ou sonores;- les affections d'origine dysplasique de l'oreille moyenne et dans ce cas, l'appareillage auditif peut être la seule solution proposée ou dans le cas d'un échec de la chirurgie;- les surdités dites endocochléaires liées soit à des affections vasculaires ou métaboliques, soit à des anomalies pressionnelles, soit enfin d'origine multifactorielle.A. C.

Les causes les plus fréquentes des surdités acquises

Les surdités acquises restent les plus fréquentes et dépendent de divers facteurs: infectieux (pathologie de l'oreille moyenne et méningite), toxiques (le rôle de certains médicaments est indéniable comme certaines classes d'antibiotiques), traumatiques (accidents isolés tels ceux de la voie publique ou de plus en plus fréquemment des traumatismes sonores liés à des pratiques en milieu bruyant sans prévention), métaboliques (qui agissent par des modifications de la microcirculation sanguine de l'oreille interne), dysplasiques (comme c'est le cas de maladies propres à l'oreille moyenne et interne), malformatifs (isolés ou associés à d'autres lésions d'organes) ou plus rarement tumoraux. Trop souvent même, ces surdités relèvent uniquement de l'appareillage auditif, autrement dit d'un soutien prothétique externe destiné à amplifier et bien centrer le son vers l'oreille sourde et agir ainsi comme une aide auditive.A. C.
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