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    De nouveaux rôles pour les CCI arabo-étrangères

    Par L'Economiste | Edition N°:159 Le 22/12/1994 | Partager

    Les chambres de commerce arabo-étrangères et les présidents des CCI du Maroc se sont réunis à Agadir pour chercher les moyens de coordination et de diversification des échanges entre les pays arabes et étrangers.

    De l'avis de l'ensemble des représentants et des présidents des CCI, de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Maroc, il ressort que ces établissements sont en pleine mutation. C'est dans ce contexte, et sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Hassan II, qu'est venue l'organisation le 17 décembre dernier à Agadir, de la réunion de coordination entre les chambres de commerce mixtes arabo-étrangères.

    Le but de la réunion, exprimé par M. Cheikh Hamad Ben Jassim Ben Mohamed Al-Thani, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Qatar et président de la Ligue Arabe des Chambres, est "d'un côté coordonner les actions des chambres mixtes arabo-étrangères, et d'un autre côté se pencher sur la situation des chambres de commerce sur le plan administratif et financier et évaluer leurs activités pour l'année précédente".
    Le rôle attendu des chambres de commerce mixtes arabo-étrangère est principalement le développement et la diversification des échanges entre les pays arabes et les pays étrangers.

    Réorienter les actions

    Pour réaliser leurs objectifs, les chambres de commerce arabo-étrangères ont recours à tous les moyens légaux dont essentiellement l'information, la publication de documents, l'organisation de conférences et séminaires ainsi que les Salons et la certification de documents commerciaux. Ces actions ont lieu en contrepartie de la perception de taxes et droits affectés au renforcement des ressources des chambres mixtes. Elles peuvent émettre aussi des certificats d'origine. Ces derniers ont été imposés par les pays arabes pour s'assurer qu'un produit importé ne provient pas d'une région mise sous embargo.

    Certes, l'environnement économique actuel permet que les pays s'ouvrent de plus en plus sur l'étranger et n'impose plus les certificats d'origine. Relégués au second plan, ceux-ci, qui constituaient la ressource financière principale des chambres mixtes arabo-étrangères, ont fait l'objet de discussions lors de la réunion intervenue à Agadir. Il a été souhaité de réorienter les actions de ces chambres mixtes afin de leur attribuer de nouvelles fonctions génératrices de ressources.

    Par la même occasion, les représentants des chambres de commerce arabo-étrangères ont prévu la "reconstitution" d'une chambre mixte en Espagne.

    Par ailleurs, et lors de la deuxième journée de la réunion d'Agadir, il a été organisé une rencontre des chambres mixtes arabo-étrangères avec les présidents des chambres de commerce et d'industrie du Maroc ainsi que des hommes d'affaires marocains.

    Orchestrée par M. Abdellah Azmini, président de la Fédération des CCI du Maroc, la réunion a permis aux hommes d'affaires de comprendre le fonctionnement des chambres mixtes et saisir le cadre dans lequel ils peuvent opérer avec elles.

    Dans ce sens, note M. Hassan Zakrani, président de la commission de l'industrie à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Mohammedia, la participation des CCI marocaines leur a permis de connaître ces chambres et d'évaluer le rôle qu'elles peuvent jouer à l'étranger.

    Le déséquilibre du commerce extérieur du Maroc et en particulier le problème des exportations de produits agricoles et l'épuisement des ressources halieutiques du Maroc ont été une fois de plus évoqués lors de la réunion. Certains représentants de chambres de commerce mixtes ont promis à cet effet de jouer le rôle d'intermédiaires entre le Maroc et les pays d'Europe afin de revaloriser leurs rapports. Aussi, des missions d'hommes d'affaires sont-elles prévues dans les deux sens pour présenter les produits marocains à l'étranger d'un côté, et initier l'investisseur étranger à monter des projets au Maroc d'un autre côté.

    Quant à la ville d'Agadir, qui a abrité les 3 journées de la manifestation, elle a su réaliser la mission qui lui a été assignée.

    Les responsables de la Chambre de Commerce et d'Industrie souhaitent la création d'une institution régionale qui traite des affaires touristiques pour revaloriser l'activité dans la région. La production agricole dans la région d'Agadir occupe, elle aussi, une place importante. Aujourd'hui, les exportations en agrumes de cette région dépassent les 50% des exportations nationales (plus de 40% des exportations nationales pour les primeurs).

    Dans le but d'animer ces secteurs économiques, la Chambre de Commerce d'Agadir entend, selon son président M. Bouhdoud, diversifier ses activités. Il s'agit d'assister les entreprises en organisant des séminaires d'information ou de formation, conjointement avec des établissements d'enseignement privés ou publics.

    Hicham RAIQ

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