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De l’électricité solaire à 1 DH le KWh
Entretien avec Thierry Lepercq, président de Solairedirect

Par L'Economiste | Edition N°:3380 Le 11/10/2010 | Partager

. «Le solaire a une meilleure valeur au KWh que l’éolien» . Le Maroc, une plateforme pour rayonner en Afrique de l’Ouest- L’Economiste: Où en est-on du projet de filiale de Solairedirect au Maroc?- Thierry Lepercq: A l’heure où nous parlons, juridiquement, il n’y pas encore de filiale. Par contre elle sera créée à Casablanca dans les quatre à cinq semaines à venir (ndlr: interview réalisée le 8 octobre). C’est juste une question de mise en œuvre et d’organisation, sachant que la personne qui va s’occuper de cette filiale a été choisie.- S’agira-t-il d’une filiale commerciale ou industrielle? - Dans un premier temps, il s’agit d’une filiale de développement de projets et d’offres. C’est plus qu’une filiale commerciale, dans la mesure où il ne s’agit pas pour nous de vendre des produits ou même des services, mais de monter des projets avec une dimension financière, des partenaires. On est dans un métier de production d’énergie donc avec une très forte dimension d’investissement. Par conséquent, il ne s’agit pas simplement pour nous de vendre des systèmes clés en main ou de les exploiter. Il s’agit aussi d’identifier des projets et de faire des montages financiers qui vont avec pour des installations, soit sur toitures ou au sol. Dans les deux cas, c’est pour répondre aux besoins du consommateur de l’électricité privé, notamment les grandes entreprises. - Quid du business plan de cette future filiale?- Pour cela, il faut replacer les choses dans le contexte de ce qu’est l’électricité solaire en général et au Maroc en particulier. Ce n’est pas une activité anodine au sens où l’on s’adresse au Maroc à un marché qui, en quelque sorte, n’existe pas encore. Autrement dit, un marché qui est celui de l’électricité solaire avec fourniture compétitive face à d’autres sources d’énergie, sans modèle économique de surcroît. En France, et globalement dans l’Union européenne, on bénéficie de tarifs d’achat permettant d’établir un business plan selon un modèle économique clair. Bien sûr, avec la baisse des coûts, se pose actuellement en Europe la question de produire de l’électricité solaire à grande échelle, à prix de marché. Donc le modèle économique, avant de parler même de business plan, qu’il nous faut construire sur la base de projets au Maroc, est de savoir si on peut produire de l’électricité solaire autour de 1 DH le KWh. - Le Maroc n’est pas l’Europe. Y a-t-il un marché potentiel? - Les retours d’informations que nous avons de la part des prospects, nous amènent à répondre par l’affirmative. Oui, il y a un marché, compte tenu des caractéristiques de cette énergie. C’est-à-dire une énergie décentralisée, qui est certes intermittente, mais moins que l’éolien. Quand on est à 1 DH le KWh, on est plus cher que l’éolien, mais on a une valeur plus élevée parce qu’on peut produire en fonction des besoins des consommateurs, d’une part, et d’autre part de manière moins intermittente. - C’est à dire…- Ça veut dire qu’on est dans une phase entrepreneuriale de validation d’un modèle. Néanmoins, il y a deux choses importantes. D’abord, on ne part pas de zéro, puis qu’en France des dizaines de mégawatts sont installés et on a déjà levé près de 300 millions d’euros de financement. Donc on a une base industrielle et financière solide. Ensuite, on a des prospects qui ont exprimé un intérêt et une feuille de route pour répondre à ces besoins en matière de coût. L’ensemble de ces facteurs font qu’aujourd’hui on est déterminés, confiants de pouvoir produire cette électricité à grande échelle et répondre aux besoins de grands utilisateurs, in fine de l’ONE, dans le cadre du Plan solaire marocain. Dans la mesure où on arrive à le faire à une échelle de 5 MW, on prouve la validité du concept. A partir de ce moment-là, on peut le déployer à très grande échelle aussi bien au Maroc que dans d’autres pays de la sous-région. L’objectif à terme étant de faire du Maroc une plateforme qui puisse rayonner sur l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.


Défi

Pour Thierry Lepercq, le défi au Maroc, comme en France ou en Afrique du Sud et en Inde, c’est de monter des projets dans le cadre de contrats privés de ventes d’électricité sur de longues périodes, sachant que les investissements en infrastructures sont très capitalistiques. « Aujourd’hui, l’enjeu c’est d’établir la faisabilité de cette vente à grande échelle d’électricité à 1 DH le KWh… », souligne-t-il.Propos recueillis par Bachir THIAM

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