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Economie

De l’eau pour 152 communes rurales sinistrées

Par L'Economiste | Edition N°:2559 Le 29/06/2007 | Partager

. 59 millions de DH en plus pour réaliser les puits et les réservoirs d’eau. 20 grands barrages construits depuis 5 ans pour près de 5 milliards de DHSI le bilan pluviométrique au 26 juin dernier est excédentaire dans certaines régions, il en va autrement pour d’autres. En effet, la sécheresse a touché notamment les provinces du Sud et du Centre, avec des impacts négatifs sur la population rurale manquant d’eau potable. Pour atténuer les effets de ce fléau, le département d’Abdelkebir Zahoud a élaboré un programme d’action en direction de 152 communes rurales déclarées sinistrées. Celles-ci se trouvent dans les provinces de Chtouka Aït-Baha (29 communes), Agadir Ida Outanane (7), Tiznit (9), Taroudant (21), Ouarzazate Zagora (23) Guelmime (10), Tan-Tan (3), Tata (1), Figuig (4), El-Kelaâ (20), Essaouira (10), Chichaoua (11) et Al-Haouz (4). Dans ces régions, les populations rurales sont dispersées.Pour cette opération, Zahoud, secrétaire d’Etat chargé de l’Eau, a débloqué 59 millions de DH supplémentaires par rapport au programme normal. Cet argent servira à réaliser des puits, des forages, des équipements en moyens d’exhaure et des réservoirs d’eau permettant d’alimenter ces populations. Chtouka Aït-Baha, Tiznit et Taroudant bénéficient de 8 millions de DH chacune. A côté de ces opérations, le ministère de l’Agriculture intervient également via des camions citernes ou citernes tractées. L’Onep est également active dans ces opérations d’alimentation en eau potable. En fait, à l’exception de ces provinces, la sécheresse déclarée ne concerne que la céréaliculture dans les zones bour. Pour le reste, il a été plus question de retard des pluies, couplée à une mauvaise répartition des précipitations dans le temps que de manque d’eau. Pour les spécialistes, «il n’y a pas de sécheresse agricole ou hydrique, puisque le cheptel n’a pas été touché». Pour convaincre, ils citent le taux de remplissage des barrages évalué à 53,6%, soit un stock de 8,76 milliards de mètres cubes disponibles. Cette disponibilité a été possible grâce à la politique des barrages. Contrairement à ce qui est avancé ici ou là, la construction des grands barrages a progressé de 20% au cours du mandat de Driss Jettou. C’est ainsi que ce gouvernement a construit 20 grands barrages pour près de 5 milliards de DH contre 13 sous l’ère de Youssoufi, portant ainsi la capacité de stockage à 17 milliards de mètres cubes contre 15,75 milliards auparavant. Parmi ces ouvrages, il y a lieu de citer notamment Sidi-Saïd à Midelt, Ouirgane à Marrakech et Oued Rmel à Tanger. D’autres chantiers sont en cours comme Martil à Tétouan, Taskourt à Chichaoua, Sahb El-Marga à Boulemane et Touizgui Remze à Assa Zag (capacité de 78 millions de mètres cubes). Ou encore la surélévation de 6 mètres du barrage Sidi-Mohamed-Benabdellah à Rabat ayant permis de faire passer la capacité de stockage de 486 millions à plus de 1 milliard de mètres cubes pour un investissement de 600 millions de DH. . Management de la sécheresseEn outre, durant cette période, une vingtaine de barrages collinaires ont été réalisés en régie et en partenariat avec le ministère de l’Intérieur via la Promotion nationale. Pour Zahoud, c’est une réponse destinée à fournir de l’eau au cheptel et de l’emploi aux membres des douars qui acquièrent une formation durant la construction de ces barrages collinaires. Au chapitre de la politique des barrages, Zahoud est clair: «Nous avons rassemblé plus de 2/3 des eaux mobilisables au Maroc. Pour le reste, il faudra porter la capacité de stockage à 25 milliards de mètres cubes. Ce qui signifie qu’il reste encore entre 30 et 40 grands barrages à construire d’ici à 2025». Pour lui, le Maroc a développé un management de la sécheresse. «Nous pouvons y faire face par des projets structurants comme le Pager. Dans les années 1980 et début 90, la gestion de fléau était un véritable casse-tête pour alimenter en eau potable la population rurale», dit-il. Le Pager a également joué dans l’atténuation des déficits hydriques dans les campagnes. Il est basé sur le principe d’une population de 500 habitants, dans un rayon de moins de 1 km pour leur donner un système d’eau potable. Celui-ci est un forage ou un puit avec réservoir et équipé de matériels de pompage et une borne fontaine gérée par l’association des usagers. Ainsi, l’approche participative a été mise en œuvre à travers tout le pays. Avec le Pager, le département de l’Eau s’est vu distingué par les Nations unies en 2004 comme l’Administration assurant un meilleur service public à la population rurale. Elle l’a emporté face au Canada, à l’Afrique du Sud et à la Malaisie. Depuis cette année, c’est l’Onep qui est chargée de l’eau potable dans le monde rural.


Se protéger contre les inondations

ATTRIBUTION des Communes par le passé, la protection contre les inondations relève de l’Etat depuis janvier 2003, à l’initiative du Souverain. C’est ainsi que le département d’Abdelkébir Zahoud a élaboré un plan de lutte avec 390 sites répertoriés comme présentant des risques d’inondation. Le programme a permis d’achever la mise en oeuvre de 24 projets pour 700 millions de DH. Pas moins de 22 autres sont en cours de réalisation pour un montant de 2 milliards de DH. A cela s’ajoutent 21 projets qui seront lancés cet été pour 2,2 milliards de DH. Le financement est généralement monté en partenariat avec les collectivités locales. Le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme a été sensible à cette démarche en participant au financement des projets dans la région de l’Oriental.Mohamed CHAOUI

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