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    Economie

    Dattes: Du majhoul importé des USA

    Par L'Economiste | Edition N°:2128 Le 12/10/2005 | Partager

    . L’offre complétée par des variétés étrangères . Le bayoud sévit toujours Stars du Ramadan, les dattes occupent une place privilégiée sur la table du ftour. Les marchés sont bien achalandés et foisonnent de variétés locales ou étrangères. Les dattes tunisiennes sont en «pole position» et semblent dominer l’offre. 12.000 tonnes ont été importées, en franchise douanière, pour combler le déficit de la production 2005 évaluée à 64.000 contre 69.000 tonnes en 2004, soit -7,2%. Les prix pratiqués par les grossistes et les détaillants sont en fonction de la qualité et de la variété des produits. Ils varient entre 15 et 40 DH pour les bouslikhène, khalits et boufeggous. Les Deglet Nour, elles, sont entre 30 et 40 DH. Le majhoul, must des dattes, lui est proposé de 60 à 150 DH/kg. S’il fait le faste des mariages, il est aussi très apprécié ce mois sacré. Spécificité des oasis marocaines, il fait aussi l’objet de multiples expériences menées, depuis les années 50, par les agronomes américains. La Californie et le désert texan regorgent aujourd’hui de palmiers dattiers issus du Maroc et plus précisément de la région de Boudnib. D’ailleurs, au milieu des étals, on trouve aux côtés du majhoul marocain, un cousin américain relativement de bonne qualité importé par une société casablancaise. «Il est surtout disponible en juillet-août, période qui coïncide avec la baisse de l’offre locale», indique un détaillant de Derb Omar, à Casablanca. Au niveau de l’apparence, il est quasiment identique sauf que sa texture est un peu plus claire. «Quant au goût, il se laisse manger bien qu’il n’y a pas meilleur que le majhoul du pays», lance, un brin chauvin, un autre commerçant. «Les Américains ont réussi, à partir de rejets, à fabriquer des clones qui donnent aujourd’hui cette variété de dattes très sollicitée sur le marché mondial», explique Abdeslam Khardi, ingénieur agronome à l’Office régional de la mise en valeur agricole d’Errachidia. Des expériences similaires sont menées en Palestine et Israël. Au Maroc, l’espèce est menacée par le bayoud, champignon dévastateur qui frappe les variétés produisant les dattes de meilleure qualité. La riposte contre le fléau est essentiellement biologique. L’Institut national de recherche agronomique a également développé une variété –un clone– «Ennajda» qui donne des résultats probants. Fatima EL OUAFI

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