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Entreprise Internationale

Dassault Electronique dégraisse

Par L'Economiste | Edition N°:33 Le 11/06/1992 | Partager

DASSAULT Electronique, spécialisé dans l'électronique de défense et professionnelle, a annoncé un plan d'adaptation des effectifs qui touchera 650 personnes, pour la période 1992-1993. Sans donner le détail de ce plan social, la direction du groupe a précisé que cette opération, qui concerne près de 20% des effectifs de la société mère, "ne toucherait pas les salariés de la principale filiale du groupe, Dassault Automatismes et Télécommunications". Ce plan est prioritairement axé sur le volontariat, mais compte tenu de l'ampleur des réductions d'effectifs nécessaires, des licenciements "secs" ne sont pas exclus, précise François Pontet, Secrétaire Général de Dassault.
L'entreprise sera ainsi dans l'obligation de provisionner à hauteur de 200 millions de Francs, le coût de ces mesures dans ses comptes de 1992, d'où une nette répercussion sur ses bénéfices qui vireront au rouge. Le bénéfice net réalisé en 1991 s'élevait à 63,6 millions de Francs.
La décision de supprimer des emplois a été prise en raison de l'effondrement des marchés de l'armement et des rigueurs budgétaires.
La situation de Dassault Electronique, dont le carnet de commandes dans le domaine de la défense est déjà peu fourni pour l'excercie en cours, a été aggravée par le report en l'annulation de contrats à venir dans le domaine des études, des développements et de la production. "Certains (contrats) sont liés au blocage des crédits de la défense et au retard apporté au dépôt devant le parlement du projet de loi de programmation militaire dont il est maintenant vraisemblable que le niveau annuel sera au mieux égal à celui de 1992 et comportera des annulations, des réductions et des rééchelonnements de programmes", explique la direction. Dassault met, en outre, en cause la perte du marché finlandais d'avions de combat, le F18 américain ayant été choisi au détriment du Mirage 2000-5 de Dassault Aviation. Une préférence qui "a mis fin à d'importantes perspectives de commandes pour tous les industriels du secteur de la défense" et dont l'impact sur le chiffre d'affaires de Dassault Electronique est estimé à 1,5 milliard de Francs. Pour l'équipement de 67 avions, le groupe tablait en effet sur des commandes d'un montant de 1,5 milliard en matière de contre-mesures, calculateurs, etc.
La situation de Dassault Electronique doit être, en ce moment, suivie de près par son concurrent Thomson-CSF dont le président n'a jamais tu son souhait de voir les deux sociétés fusionner. Ce schéma est pour l'instant écarté par les dirigeants de Dassault.

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