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    Politique Internationale

    Danse: "L'éternelle jeunesse de l'amour", une chorégraphie naïve pour le 21ème siècle

    Par L'Economiste | Edition N°:468 Le 22/03/1999 | Partager

    · Latifa Hajjaj met en scène un ballet optimiste pour marquer ses 30 ans de carrière
    · Des danseuses étoiles prometteuses
    · Un décor habillé par des sons et des lumières


    LES étoiles, les planètes et les douze signes astrologiques. Ce sont les éléments-clés de l'univers de la chorégraphe marocaine Latifa Hajjaj. En effet, après son dernier ballet "Conte des quatre éléments" en 1997 mettant en avant ces thèmes, l'artiste revient à la charge avec un nouveau spectacle baptisé "L'éternelle jeunesse de l'amour".
    Cette chorégraphie est une sorte de réflexion sur l'état des lieux de la civilisation humaine en cette fin de siècle (guerre, violence...) et surtout son avenir au lendemain du troisième millénaire.
    Présenté le 20 mars dernier au Complexe Moulay Rachid à Casablanca, "L'éternelle jeunesse de l'amour" invite d'entrée de jeu le public à un voyage dans l'espace à travers des images projetées sur un grand écran et sur des notes de Vangelis. De petites danseuses pleines d'innocence apparaissent alors sur le plateau pour marquer l'espoir. Ce moment de bonheur est interrompu soudainement par l'entrée sur scène d'une astrologue. C'est Céline Huart, collaboratrice de Latifa Hajjaj, qui mène la danse avec des chorégraphies en solo. Dans un univers de lumières, de bruitage, de projection d'images, une voix-off annonce que "l'astrologie est une espèce d'élixir de vie pour l'humanité". L'astrologue court après des signes d'air (gémeaux, balance et verseau) et les met au devant de la scène. Sur des notes classiques et contemporaines, défilent après les danseuses évoquant les signes d'eau (cancer, scorpion, poisson), de terre (capricorne, vierge, taureau) et de feu (sagittaire, bélier et lion).
    Latifa Hajjaj avec le concours de Géraldine Armstrong nous ont réservé le meilleur pour la fin. C'est le triomphe de l'amour. Le poème arabe chanté par Abed Azrié crée un apaisement dans le coeur du public.
    Parallèlement à son aspect artistique, le ballet marque un tournant dans la carrière de Latifa Hajjaj. "Si je suis présente davantage dans l'enseignement, je cherche maintenant à m'investir dans d'autres domaines comme l'événementiel pour animer la vie culturelle", souligne la chorégraphe. Cela ne veut pas dire qu'elle laisse tomber l'éducation. "L'enseignement m'a tout donné aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Ma grande satisfaction est mes élèves", ajoute-t-elle.
    Avant de suivre une formation artistique au Conservatoire de Casablanca, la chorégraphe a obtenu sa licence en droit en 1975. Elle perfectionne ses acquis à travers des stages dans des pays étrangers (France, Espagne, Angleterre...). Elle crée son atelier de danse contemporaine en 1974 à Casablanca. Parmi ses plus belles réalisations, l'organisation du premier Stage de Danse Internationale à Casablanca en 1988.


    Fiche technique


    "L'éternelle jeunesse de l'amour» est une chorégraphie signée par Latifa Hajjaj, Céline Huart avec le concours de Géraldine Armstrong et Maria Lahlou (premier tableau du sagittaire). Les costumes sont conçus et réalisés par Nicole Lazrak et Michèle Lahbabi. Le maquillage, lui, a été l'oeuvre de Zhor Berrada.
    La régie et la prise de son ont été assurées respectivement par Imacom Evénement et Adyl-Son production.

    Mohamed DOUYEB



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