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Politique Internationale

Danse avec les loups : La ruée vers les salles

Par L'Economiste | Edition N°:5 Le 28/11/1991 | Partager


Le film célèbre le retour du western dans sa plus grande tradition épique.
Le succès qu'il a rencontré, particulièrement aux Etats-Unis, semble indiquer un début d'acceptation de la vérité historique qui était pour les américains peu flatteuse et dérangeante.
En effet, thème, scénario, mise en scène, interprétation et la sublime musique constituent un flash back qui rappelle que l'Amérique s'est bâtie, aussi, sur des massacres.
"Danse avec les loups", c'est le nom donné au lieutenant John Dunbar par les Sioux, un nom qui évoque la relation particulière d'un homme avec un loup.
En pleine guerre de Sécession, Dunbar est muté à sa demande, dans un fort en plein territoire indien, loin de la guerre déchaînée. Le lieutenant vit dans l'attente de l'arrivée de l'armée américaine, avec pour seuls compagnons son journal de bord, son cheval et les visites intriguées d'un loup.
"Danse avec les loups", c'est aussi la connaissance de l'autre, l'étranger, jusqu'à l'assimilation.
Progressivement, il va entrer en contact et se lier avec ses voisins, les Sioux.
La communication va être facilitée par l'intermédiaire d'une femme blanche recueillie dès son plus jeune âge par cette tribu.
Symbole pour ces jeunes générations d'Amérique et d'Europe, issues de l'immigration et des brassages culturels, c'est elle qui va favoriser l'intégration de Dunbar dans une société décrite comme "quasiment - idéale".

Le film est un formidable plaidoyer pour la tolérance et le rapprochement entre les peuples. C'est aussi un regard nouveau sur les grands conflits qui opposèrent dans l'Ouest les Indiens et "les Visages Pâles".
Tout cela est montré toutefois avec une pointe de manichéisme: les "bons sauvages" confrontés à l'avancée des "mauvais blancs", l'armée américaine qui dévaste tout ce qui se trouve sur son passage.
L'émotion du film est candide, mais sans gratuité. Le réalisateur et acteur, Kevin Costner nous épargne le spectacle du massacre des Sioux qu'il représente symboliquement dans la mort du loup tué par les "mauvais blancs".

Meriem OUDGHIRI

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