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Politique

Daba 2007/Assises régionales démocratieEducation: Les propositions des partis politiques

Par L'Economiste | Edition N°:2580 Le 31/07/2007 | Partager

. Des projets ambitieux mais sans plan de financement. Une priorité: Adapter la formation aux besoins du marchéAVEC l’approche des échéances législatives du 7 septembre prochain, les rencontres des partis politiques avec le public s’intensifient. Ainsi, Rabat a été, le 26 juillet, l’avant-dernière étape des Assises régionales de la démocratie initiés par l’association 2007 Daba. La dernière réunion s’est déroulée à Casablanca, le 28 juillet. Ce qui marque la fin d’un processus lancé en juin dernier. Neuf partis étaient au rendez-vous pour discuter éducation, économie, politique sociale et de culture. Mais, dans la majorité des programmes présentés une importance particulière a été réservée à la problématique de l’enseignement. «Pour nous l’éducation est le fondement de la citoyenneté et le développement du pays», souligne Latifa Jbabdi, membre du bureau politique de l’USFP (Union socialiste des forces populaires). Tout en rappelant les efforts menés pour la généralisation de l’enseignement primaire, Jbabdi insiste sur le «travail qui reste à faire». Surtout sur le plan de la qualité et l’adaptation des cursus de formation aux besoins du marché. Un avis presque partagé par les autres intervenants qui ont formulé des critiques envers le système actuel. Sur ce volet, Lahcen Haddad, représentant du parti du Mouvement populaire (MP) a soulevé le problème de la déscolarisation dont le taux s’approche de 7%. Pour lui, il s’agit d’un indicateur inquiétant qui devrait interpeller sérieusement les responsables. A ce titre, il rappelle que pour tous les niveaux, près de 640.000 jeunes abandonnent leur scolarité avant le collège. Pour Haddad, la cause réside dans les difficultés d’accès à ces établissements souvent situés loin des lieux d’habitations de ces élèves. Pour pallier cette situation, son parti propose de mobiliser un budget de 4 milliards de DH pour la construction des internats et des maisons pour les filles. «Cela sera réalisé avec des coûts raisonnables dans le cadre de la bonne gouvernance», selon Haddad. Dans ce sens, ce dernier suggère de confier la mission de la construction et l’entretien des écoles aux collectivités locales. Cette proposition a été partagée par Abdelmounim El Madani intervenant au nom du PJD (parti de la justice et du développement). Pour assurer le financement de ces opérations ce parti suggère d’allouer 31,5% de la TVA collectée aux collectivités locales contre 30% actuellement. On retient également que tous les programmes recommandent d’intensifier la lutte contre l’analphabétisme. Cependant deux approches ont été avancées : un traitement progressif du fléau au fil des années ou son élimination définitive dans le plus tôt possible. Pour aboutir à cet objectif, le PJD et l’USFP rejoignent l’idée suggérée par Mohamed Grine, membre du PPS (parti du progrès et du socialisme). La proposition consiste à mobiliser toutes les potentialités humaines, y compris les diplômés chômeurs et les retraités pour éradiquer ce fléau. Sur ce volet, Nabila Mounib, du Parti socialiste unifié (PSU) évoque l’expérience cubaine en la matière qui a permis de réduire en un temps record le taux d’analphabétisme de 20 à 3%.


Promouvoir la recherche

NOTONS par ailleurs que l’adaptation du système d’enseignement aux besoins du marché est considérée comme une priorité pour tous les partis nationaux. A ce titre, Abdelhamid Aouad, dirigeant du PI (parti de l’istiqlal) rappelle qu’«une formation de qualité est devenue nécessaire pour améliorer la compétitivité de l’économie du pays». Pour ce faire, plusieurs propositions ont été formulées par les organisations politiques. Il s’agit en particulier de promouvoir la recherche scientifique par l’augmentation du budget alloué à ce secteur. Des bourses de mérite figurent par ailleurs dans les programmes de plusieurs partis.Nour Eddine EL AISSI

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