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Cyclisme: La petite reine mal habillée

Par L'Economiste | Edition N°:1746 Le 13/04/2004 | Partager

. Un sport précaire pratiqué dans des conditions lamentablesLa situation que vit le cyclisme est paradoxale. Côté cour, il n'y a qu'à écouter parler l'entraîneur national Mohamed Bilal, pour en être convaincu: “En avril 2003, nous avons remporté le Tour d'Algérie où concouraient des équipes arabes suivant un score sans appel: la 1er, 2e et 3e places ont été marocaines. De même, nous avons remporté le classement par équipes grâce à une prestation sans équivalent de notre équipe nationale, qui a remporté 5 des 11 étapes que comptait le Tour (…) A Tunis (mai 2003), les Marocains ont passé 1er, 2e et 5e devant une palette de concurrents mondiaux. Au Sénégal (octobre 2003), nous étions 2e au classement général et 1er par équipes, devant l'Italie”. Ainsi donc, des champions marocains ont porté, dans trois capitales africaines différentes et durant trois semaines, les maillots jaune et vert, sans compter le sacre répété des podiums. Il n'y a aucun doute donc, le cyclisme dispose de champions constants dans le rendement. Il jouit aussi d'une grande popularité. Sinon, comment expliquer lors du Tour du Maroc l'agglutinement du public sur les bords de route et jusque dans les coins les plus reculés se bousculant pour être aux premières loges lors des étapes finales. Côté jardin, le cyclisme est un sport précaire, pratiqué par des pauvres, dans des conditions lamentables. Pas besoin d'aborder le débat sur la gestion de la fédération par un comité provisoire qui a duré 8 ans. Pas besoin de l'absence du Tour du Maroc de cyclisme durant 13 ans sous la conduite d'un bureau élu, n'ayant pour fonction que la promotion de ce sport: le Tour est supposé être une manifestation annuelle. En revanche, on ne peut passer sous silence l'incurie du système de sponsoring au Maroc. Selon Hassan Mouahid, membre du comité d'organisation, “le budget du Tour a été de 3,4 millions de dirhams”. Est-ce suffisant? Non, assurent les responsables. L'édition de cette année a été amputée de 3 de ses étapes les plus passionnantes: la course contre la montre, l'étape des champions et le prologue. Par manque de fonds, le Tour renaît de ses cendres mais amputé. Certes, des sponsors ont fait l'effort de soutenir la manifestation. On aurait plus de sponsors de fête, de casquettes, de tee-shirt, de limonades offertes au public, dans la musique et la joie, les 3 millions de dirhams versés ne sont qu'un geste. Un geste à applaudir, par ailleurs, tant l'avenir du cyclisme demeure sans visibilité réelle.


L'Afrique du Sud porte le chapeau

Le pays de Mandela, concurrent du Maroc pour 2010, est devenu ce week-end champion du Tour du Maroc cycliste. Les Sud-Africains n'imaginaient sans doute pas qu'ils allaient assurer la promotion de la candidature marocaine. Il faut savoir que le pays gagnant du Tour porte un maillot jaune frappé du sigle de Maroc 2010.Khalid El Jaï, chargé de communication et passionné du vélo

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