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Croissance: Les gros secteurs se maintiennent

Par L'Economiste | Edition N°:2862 Le 17/09/2008 | Partager

. BTP, télécoms, phosphates... les locomotives. Un taux global de 6,8% au premier semestreMalgré une croissance mondiale tournant au ralenti, le Maroc arrive à limiter les dégâts et s’offre même le luxe de consolider ses principaux indicateurs économiques. La dernière note de conjoncture éditée par le ministère de l’Economie et des Finances, va dans le même sens que les dernières conclusions du Haut commissariat au plan (cf.www.leconomiste.com). Pour rappel, celles-ci ont laissé présager une reprise de l’activité économique nationale en 2008. Durant les deux premiers trimestres de cette année, le PIB réel a évolué respectivement de 7 et 6,7% en glissement annuel. Il en résulte que le taux de croissance pour le premier semestre 2008 s’est établi à près de 6,8%. Cette croissance est visible sur la plupart des secteurs porteurs de l’économie nationale. Ainsi, le secteur minier a connu une activité soutenue, selon les dernières estimations s’arrêtant à fin juillet. Le chiffres d’affaires à l’export réalisé par l’Office chérifien des phosphates s’est élevé à 32,2 milliards de DH, soit 2,67 fois le montant généré un an auparavant. Pour ce qui est du secteur énergétique, les évolutions positives constatées durant le premier trimestre 2008 semblent se confirmer. A fin juillet dernier, la production de l’énergie électrique affichait une évolution de 8,1%, portée par la croissance de la demande domestique.Côté BTP, la tendance est à la vigueur constante, et ce malgré la déprime constatée dans les ventes immobilières. Ainsi, les ventes de ciment se sont appréciées de 14% à fin août, par rapport à la même période un an auparavant. Le secteur a également profité d’un renforcement des crédits immobiliers. A fin juillet dernier, ceux-ci étaient en augmentation de 46,8% en comparaison avec juillet 2007.Les industries de transformation ont également profité de la bonne santé observée dans le secteur du BTP. La note ministérielle fait état d’une solidité de la demande adressée aux activités liées à ce secteur. Par ailleurs, au terme du premier trimestre 2008, l’indice de la production industrielle était en progression de 5,6%. La dynamique devrait se poursuivre durant les trimestres suivants, puisqu’à fin juillet 2008, le taux moyen d’utilisation des capacités de production était de 73,7%.

Ne pas négliger la demande intérieure
Le marché des télécommunications flirte également avec la tendance haussière, son développement étant conforté par le cadre légal et réglementaire. A fin juin dernier, le parc de la téléphonie mobile était en augmentation de 21,4%, et celui des postes fixes de 42,3%. Quant aux abonnés Internet, leur nombre s’est accru de 37%. Pour ce qui est des centres d’appels, les recettes générées ont grimpé de 22,8% à fin juillet dernier.L’étude se veut tout aussi rassurante au niveau de l’activité touristique. En effet, malgré la baisse de 2,7% du nombre de nuitées dans les hôtels classés, les recettes en devise étaient en progression de 2% à fin juillet dernier. Le nombre d’arrivées de touristes est, quant à lui, en progression de 9%.Parmi les éléments qui ont dopé la croissance, la demande intérieure n’est pas à négliger. «La consommation privée semble bénéficier d’une amélioration des revenus des ménages ruraux, conséquente à l’amélioration de la campagne agricole, de la baisse du taux de chômage (9,1% au deuxième trimestre 2008 contre 9,6% au premier trimestre)», peut-on lire dans la note ministérielle. Par ailleurs, la demande des non-résidents s’est également affermie, principalement grâce à la hausse des arrivées touristiques et au renforcement des transferts des MRE, qui étaient en augmentation de 5,2% à fin juillet dernier. L’optimisme règne également à la Commission interministérielle des investissements. A fin juin dernier, les projets qui y ont été validés portent sur un montant global d’investissement de 16,1 milliards de DH, et devraient créer plus de 7.123 emplois directs et stables. La population active agée de 15 ans et plus s’est établie à 11, 34 millions de personnes au cours du deuxième trimestre 2008. Pour ce qui est des créations nettes d’emplois, les services et le BTP sont les principaux employeurs, avec respectivement 152.000 et 80.000 emplois créés. Toutefois, des pertes ont été constatées dans les secteurs agricole (220.000 emplois) et industriel (4.000 emplois)Quid de la gestion des deniers publics? Selon la note de conjoncture, les sept premiers mois de l’année se sont achevés sur un excédent budgétaire, notamment grâce à l’expansion des recettes ordinaires de 24,8%. Une progression effectuée en dépit de la forte augmentation des charges de compensation (+158,4%), contribuant ainsi à hauteur de 80,7% à la hausse des dépenses ordinaires.La création monétaire continue de s’inscrire en hausse. A fin juillet dernier, elle était en progression de 12,3%, soutenue par l’appréciation des différentes catégories de crédit, dont notamment ceux destinés à l’immobilier (+22,8%), à la consommation (+19,1%), aux facilités de trésorerie (+13,3%) et à l’équipement (+10,6%).A. B
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