×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Crise politique autour du pipeline OCP

Par L'Economiste | Edition N°:2803 Le 20/06/2008 | Partager

. Faut-il protéger l’ONCF ou libérer le fret OCP?. Réunion ce vendredi au ministère de l’EquipementLa décision est stratégique pour l’Office chérifien des phosphates (OCP) mais délicate à gérer pour l’Office national des chemins de fer (ONCF). Mettre en place un pipeline pour le transport des phosphates est peut-être important pour le premier, mais il occasionnera un manque à gagner pour le second. Dans les coulisses du gouvernement, l’affaire a des relents de crise. Au point où l’on parle d’un possible blocage du projet de l’OCP pour protéger l’ONCF. Le dossier est d’autant plus sensible que le coup d’envoi des travaux de pipeline a été donné à l’issue de la dernière visite royale à Benguérir. En tout cas, le ministère de l’Equipement et du Transport serait «réticent» à la mise en place de ce pipeline. Sur une longueur de 174 kilomètres, le pipeline reliera Benguérir et Youssoufia à Safi et permettra le transport de 10 millions de tonnes par an de phosphates. Il nécessitera un investissement de 2 milliards de dirhams. Toute la question est de savoir s’il faut ou non «autoriser» l’OCP à transporter son phosphate à un coût plus avantageux. Surtout que la mise en place de ce pipeline lui permettrait de réduire la facture «transport» de moitié. De plus, l’Office chérifien des phosphates se retrouve dans une phase importante de son développement où le groupe doit mettre tous les atouts de son côté. De plus, dans la conjoncture internationale actuelle de flambée du prix du pétrole, l’OCP reste une des mannes financières les plus sûres pour le Maroc compte tenu du cours des phosphates favorable. Mais peut-il pour autant faire faux bond à l’ONCF faisant fi des conventions qui les lient et opter pour un autre mode de transport? Depuis l’annonce de ce projet, une commission de travail regroupant les représentants des deux offices ainsi que des responsables du ministère de l’Equipement planche sur ce dossier. Elle devra tenir une nouvelle réunion aujourd’hui au ministère de l’Equipement et du Transport. Objectif: présenter des scénarios qui permettraient de «sauver» les relations avec l’ONCF ou au moins la gestion de la phase de transition. Avec la mise en place du pipeline, le transporteur ferroviaire perdra son «plus gros» client. Le transport des phosphates tient une place importante dans l’activité fret de l’ONCF. Ce dernier assure pour le groupe OCP le transport de plus de 27 millions de tonnes de phosphates par an dont le tiers est pour l’export et les deux tiers sont livrés aux industries chimiques du groupe afin d’être transformés en produits dérivés commercialisables. Le transport des phosphates s’effectue par des trains complets. Il est assuré par 14 trains par jour sur l’axe Khouribga, Casablanca et Jorf Lasfar et 9 trains par jour sur l’axe Benguérir-Youssoufia-Safi.


Gros enjeux

Près de la moitié du chiffre d’affaires de l’ONCF est réalisée avec les phosphates. Vu l’importance du transport, l’office lui a carrément dédié une direction. Il a même entrepris une série de mesures depuis 2006 pour accompagner l’OCP. Il s’agit notamment de la réalisation de la plateforme OCP de Jorf Lasfar, censée améliorer la régularité des trains et mieux répondre à la demande. A cela s’ajoutent les travaux de la desserte ferroviaire de la station de déchargement à Youssoufia, laquelle est supposée améliorer le délai de déchargement des trains de phosphates en provenance de Benguérir. Autre mesure, le dédoublement de la voie ferrée entre Nouaceur et Jorf Lasfar. L’ONCF a misé gros sur l’OCP. Pour l’accompagner dans son développement, il a passé commande pour l’acquisition de 340 nouveaux wagons de phosphates et 21 citernes de transport d’acide phosphorique. Une commande que l’ONCF n’a pas encore réceptionnée. Khadija MASMOUDI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc