×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Crise: Les bons élèves du Sud

Par L'Economiste | Edition N°:3138 Le 28/10/2009 | Partager

. Des opportunités et des niches de croissance existent encore. Mais les exportations pâtissent de la déprime des marchés européensMalgré la crise internationale, la croissance continue du côté sud de la Méditerranée. Au Maroc, le cataclysme financier international n’a eu que peu d’effets sur le système économique à en croire les banquiers. «Le régime de change strict et le système banquier immunisé du pays» ont protégé le Maroc, selon Jelloul Ayed, administrateur directeur général de BMCE Bank. Ce dernier intervenait lors de la troisième édition de l’Euromed Capital Forum, qui s’est tenue à Tanger (cf. www.leconomiste.com). D’autres pays de la rive sud ont connu des situations similaires avec des taux de croissance allant de 3 à 5%, annonce Radhi Meddeb, président de Comete Engineering et de Ipemed Tunisie. Alors même que les pays de la rive nord plongent dans des taux de croissance négatifs, rappelle-t-il. Pour les pays du Sud, les creusets de croissance existent encore. Les ratios en matière d’équipement entre les pays du nord de la Méditerranée et ceux du sud sont de 1 à 10 en moyenne, souligne Meddeb. En d’autres termes, les pays du Sud ont encore de la marge de manœuvre pour dépasser les entraves liées à cette crise. Certains pays comme l’Egypte ont compris la donne et ont lancé des programmes d’équipement de près de 9 milliards de dollars, ce qui suppose des opportunités de négoce, estime pour sa part Angus Blair, économiste de chez Belton Financial (Egypte). Des opportunités que le Maroc pourrait aisément saisir vu sa proximité géographique et culturelle avec les pays du Sud, mais aussi l’existence de champions nationaux dans divers domaines qui pourraient facilement se lancer à l’international. Mais pour le Maroc, les choses risquent d’être un peu plus compliquées à cause des exportations, souligne cet expert. La dépendance du Royaume de marchés extérieurs comme l’Europe risque de porter à moyen terme un coup dur à l’économie locale. Les premiers effets seraient même là, selon Ayed qui affirme que «certains secteurs sont touchés».


Le choix de Tanger

Pendant un week-end, Tanger a bien été au centre du monde des affaires et de la finance méditerranéenne. Lors du troisième Forum Euromed Capital, elle a réussi à rassembler près de 150 membres de 22 pays différents influents de la finance autour de thématiques aussi pertinentes que le financement des entreprises et en particulier du capital-investissement. Le choix de Tanger n’est pas fortuit, selon Dominique Nouvellet, président de l’Euromed-Capital Forum, qui souligne l’importance «de se réunir là où les décisions sont prises». De plus, Tanger est actuellement au centre d’intérêt de nombreux investisseurs avec ses chantiers structurants et l’implantation de mégaprojets tels que celui de Renault. Le Forum, créé en 2005, est porté par l’Association Euromed-Capital Forum (loi 1901) dont l’objet est de promouvoir les échanges entre les différents acteurs et partenaires du capital-investissement euroméditerranéen, les entrepreneurs, les organisations internationales et investisseurs institutionnels intéressés par ces activités. Les précédentes éditions avaient eu lieu en Tunisie en 2008 et en Egypte en 2007. La prochaine édition devrait se tenir à Alexandrie en Egypte. A. A.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc