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Economie

Crise financière
Elalamy: «Allons chercher les investisseurs»

Par L'Economiste | Edition N°:2882 Le 16/10/2008 | Partager

. Golfe, Europe... les zones à cibler . Pour le président de la CGEM, l’immobilier touristique va souffrirComment transformer une menace en opportunité? Par la voix de son président qui recevait la presse lundi dernier, le patronat est convaincu que le Maroc est en mesure de tirer profit de la crise qui a ébranlé les fondations de la finance internationale. «Il faut aller démontrer aux investisseurs en quête de terre paisible que l’économie marocaine leur offre un environnement qui leur assure un niveau de rentabilité élevé et sûr», martèle My Hafid Elalamy, président de la Confédération patronale. C’est maintenant ou jamais qu’il faut déployer une action marketing pour prospecter les investisseurs en Europe, dans les pays du Golfe, et pourquoi pas, l’imprévisible Mouammar Kadhafi qui vient d’ordonner, avec fracas, le retrait des avoirs libyens de banques suisses, soit au total 7 milliards de dollars.Les banques marocaines sont-elles vraiment à l’abri comme les autorités l’affirment? Sans aucun doute, précise le patron des patrons sur la foi d’un «scanner» des bilans des établissements bancaires que le gouverneur de Bank Al-Maghrib a dévoilé au plus fort de la crise internationale au cours d’une réunion confidentielle où étaient conviés banquiers et représentants du patronat. «Il n’y a pas de trace d’actifs toxiques dans les bilans des banques marocaines», certifie le président de la CGEM.Cet exercice de «vérité des comptes» de Bank Al-Maghrib avait pour objectif de rassurer les opérateurs économiques. «Oui, la situation est saine», renchérit Mohamed Chaibi, le vice-président général de la CGEM. Avec le recul, le contrôle de change et ses restrictions que fustigent pourtant les chefs d’entreprises, s’est avéré comme le cordon sanitaire qui a protégé les banques marocaines de l’infection des actifs pourris. Ce qui était perçu jadis comme un handicap s’est au final transformé en atout, poursuit le responsable du patronat, qui ne va pas jusqu’à faire l’apologie du contrôle de change. La même observation vaut pour les compagnies d’assurance. Les assureurs marocains ont été autorisés l’an dernier à investir à l’étranger à hauteur de 5% de leurs réserves. Aucun d’entre eux n’aurait franchi le pas. «La raison est simple: nous ne pouvons aller d’une économie que l’on connaît et que l’on maîtrise à une économie virtuelle. Redoutez-vous la contagion de la crise sur l’économie réelle (au Maroc)? Sur la demande des séjours touristiques, l’impact est inévitable, tranche le président de la CGEM tout en minimisant son ampleur. Les ménages européens vont devoir réduire leur consommation et cela impactera forcément la demande du tourisme et des exportations marocaines vers l’Union européenne. Par contre, l’immobilier touristique va connaître des jours difficiles dans les mois à venir, prédit My Hafid Elalamy. Toutefois, le volume de ce créneau reste très faible. Pour ce qui est du secteur du tourisme, l’impact de la crise financière sera mitigé. Selon le président de la CGEM, nous assisterons à un changement de clientèle. En dépit de la crise, certaines catégories de touristes internationaux qui, ne pouvant plus s’offrir des voyages en Asie, par exemple, pourraient être «déroutées» vers le Maroc. Pour ce qui est de la Bourse marocaine, là encore les dirigeants de la CGEM se veulent rassurants: «Dans certaines régions du monde, des Bourses ont réalisé des contre-performances de -50 ou -70, alors que la baisse de la Bourse de Casablanca n’a été que de 4 points. Des baisses et des hausses des cours de ce niveau font d’ailleurs partie de la vie normale d’une Bourse», rappellent-ils. On a parfois tendance à l’oublier.


Trop d’intelligence

Pour My Hafid Elalamy, la cause principale de cette crise tient de la création par des personnes «trop intelligentes» d’une nouvelle économie, mais qui est en grande partie basée sur le virtuel. La plupart des produits dérivés étaient déconnectés complètement de la réalité économique. On ne parle plus d’industrie, ni de tourisme, ni de rien». Les banques internationales n’ont d’ailleurs toujours pas fini de mesurer l’étendue de la crise financière dans laquelle elles se trouvent.H. E.

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