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Economie

Crise financière: «Une opportunité à saisir»Entretien avec Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur

Par L'Economiste | Edition N°:2882 Le 16/10/2008 | Partager

A l’image de tout l’exécutif, Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, est catégorique: à aujourd’hui, la crise financière internationale n’a pas d’impact visible sur l’économie marocaine.- L’Economiste: Crise financière, quelles conséquences sur les IDE?- Abdellatif Maâzouz: Je pense qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. La croissance soutenue des importations des biens d’équipements montre que l’effort d’investissement est toujours aussi important au Maroc. C’est un effort qui est entrepris aussi bien par les nationaux que par les investisseurs étrangers installés dans le pays.- Pourtant les chiffres de l’Office des changes montrent une baisse des IDE?- D’abord, l’appréciation de la santé des IDE ne peut pas s’effectuer sur la base des chiffres d’un mois ou même d’une année. C’est une démarche de moyen et long terme où il est question de jeter les fondements, d’entreprendre les réformes nécessaires et d’attendre que ces mesures donnent leurs fruits.Par ailleurs, les statistiques de l’Office des changes portent sur les transferts. Or, une bonne partie des IDE est en réalité des réinvestissements d’entreprises multinationales opérant déjà au Maroc. Ces réinvestissements n’apparaissent pas dans les chiffres de l’Office des changes. Ce sont pourtant des IDE. Mieux, ce type d’IDE montre que les entreprises étrangères font une lecture positive des perspectives de business au Maroc. C’est donc un signe de confiance et d’approbation de la part de ces opérateurs.- Quel impact alors de la crise actuelle?- Au risque de paraître trop optimiste, je dirais que le Maroc peut être bénéficiaire de cette crise. Cela est possible dans la mesure où la crise financière actuelle pousse les opérateurs internationaux à redistribuer leurs cartes. Les questions de coûts et de proximité pèseront de façon significative dans cette reconfiguration. Pour peu que le Maroc sache saisir l’opportunité en proposant des solutions convaincantes, il sera alors en mesure de tirer son épingle du jeu.- Nul impact négatif?- Il est possible que certains secteurs soient affectés à court terme. Je pense notamment à l’immobilier et plus particulièrement le haut standing s’adressant à une clientèle étrangère. Je pense également au tourisme notamment sur les marchés traditionnels tels que la France et l’Espagne.En revanche, il y a des secteurs qui pourraient bénéficier de cette crise. C’est le cas par exemple du secteur textile. Les donneurs d’ordre vont, en effet, de moins en moins investir dans des stocks de longues durées, ce qui contribuera nécessairement à renforcer la position du fast-fashion, marocain en l’occurrence.Propos recueillis par Nabil TAOUFIK

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