×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Crise du CIH: Ces faveurs empoisonnées de l’Etat!

Par L'Economiste | Edition N°:2156 Le 23/11/2005 | Partager

. Les actionnaires ont fait le mort pendant plusieurs années . Investissements: La CDG ne touche pas aux fonds publics qu’elle gère - L’Economiste: Pourquoi ce sursaut de la part de la CDG pour s’impliquer davantage dans la gestion du CIH et parachever son redressement, alors qu’elle y était depuis longtemps et pouvait prévenir la crise? Qu’est-ce qui l’a empêchée de stopper l’hémorragie?- Mustapha Bakkoury (sourire…): Je ne suis pas du genre à vous dire que je n’étais pas là à cette époque! Mais il faut dire que le CIH avait une structure de capital très éclatée et que tant que les activités marchaient bien, tous les actionnaires étaient satisfaits et n’éprouvaient pas le besoin de s’immiscer davantage dans les affaires internes de la banque. Lorsque les difficultés ont pointé du nez, ces mêmes actionnaires ne se sentaient pas responsables de prendre seuls les rênes en montant dans le capital.- Khalid Alioua: Le CIH a évolué avec des exceptions d’exploitation accordées par l’Etat. Comme le refinancement très avantageux de sa trésorerie. C’était un instrument pour soutenir la politique nationale du tourisme et développer l’immobilier. La banque exécutait les mécanismes de financement prévus pour encourager l’investissement dans le tourisme avec des avances publiques pour les promoteurs, ou encore financer l’immobilier avec une ristourne de l’Etat aux bénéficiaires. Tout cela a été fait dans le cadre d’une garantie ouverte de l’Etat, en l’absence d’une bonne appréciation du risque au sein de la banque. Lorsque les années 90 ont sonné le désencadrement du crédit et la libéralisation des activités bancaires, le CIH, au même titre que les autres établissements publics spécialisés, n’ont pas pu s’y adapter face un environnement très défavorable avec le début de la guerre d’Irak et toutes les conséquences sur le secteur du tourisme. C’est là le point de départ des difficultés. On ne peut pas aujourd’hui pointer du doigt uniquement la gestion, les actionnaires ou encore le management de la banque.- L’Economiste: Dans l’imaginaire populaire, la CDG restructure les établissements en difficulté à l’aide des fonds publics qu’elle gère. Dans l’opération du CIH, est-ce que vous perdez de l’argent, vous en gagnez davantage ou vous êtes sommés de mutualiser un risque financier que d’autres établissements publics ne veulent pas supporter?-Mustapha Bakkoury: La CDG ne s’engage pas dans ces opérations de croissance en misant les fonds publics qu’elle gère. Elle investit ses fonds propres. Il y a une séparation nette entre nos trois pôles d’activité que sont la gestion des fonds de retraite qui nous sont confiés, les métiers financiers avec la création d’une banque d’affaires et les activités non financières logées au sein de CDG développement.L’opération du CIH, au même titre que les autres projets que nous avons réalisés, est rentable pour le groupe. Notre intention est de la rendre davantage bénéficiaire pour créer encore plus de valeur pour la CDG. Propos recueillis par B.E.Y

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc