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Entreprises

Crevogue organise son premier défilé

Par L'Economiste | Edition N°:41 Le 06/08/1992 | Partager

Une école de mode confie à ses étudiants la réalisation de modèles pour un défilé. Le plus difficile était la création de l'entreprise.
Tradition oblige, l'école Crevogue a organisé son premier défilé le 17 Juillet au Centre Culturel du Maârif à Casablanca.
"A l'affiche", plusieurs thèmes aussi différents les uns des autres. Thème marin "à bord du Marrackech", "chaleur et poussière, référence safari" aux couleurs épicées, la célèbre "Carmen" de Georges Bizet, robes gitanes tout en volume, "Baby Doll années 60", les tendances actuelles, petites robes dentelles, lignes trapèze.
Le final, "la mariée de l'Olympe", robes drapées dans des contrastes de couleur en soie (jaune, bleu, rouge, violet, vert...).
"Pour ce premier défilé, nous avions préparé 70 tenues en un mois", indique M. Sunil Chandiramani, l'un des dirigeants de l'école.
Ouverte en Octobre 1991, Crevogue propose en deux ans une formation d'opérateurs de mode avec 40 heures de cours par semaine. Les matières dispensées sont la gestion commerciale, la gestion d'entreprise, le marketing, les cours de style (dessins, conception), le modélisme, les cours de gradation c'est-à-dire développement de taille en taille, la technique de montage et de patronage. Cette école prévoit également des cours de psychologie, d'impact de la mode sur la société, des cours d'attitude et de comportement professionnels (l'élocution, comment se maquiller sans excès, comment tenir un micro...). Pour ces cours, l'école fait appel à un certain nombre de professeurs, en majorité vacataires, composés d'universitaires, de chefs d'entreprises, des professionnels de la mode... La base de rémunération varie en fonction du nombre d'heures de cours dispensés. "Elle peut varier de 90 à 250DH de l'heure", précise M. Chandiramani. Les étudiants de l'école, ayant achevé leur premier stage, iront à Agadir dans une entreprise de cuir où ils prépareront pendant un mois une collection "spécial cuir" qui sera présentée à Casablanca en Novembre. La promotion de l'école, quant à elle, s'est surtout réalisée "par le bouche-à-oreille qui reste au Maroc un moyen extraordinaire de publicité", souligne-t-il. Toutefois, "l'étudiant est le principal vecteur de promotion de l'école".
Ayant démarré avec seulement sept étudiants, les responsables de l'école espèrent en accueillir au moins une vingtaine pour l'année prochaine. Dans le cas contraire, "nous fermerons la première année et nous ouvrirons un bureau de style".
Créée en association avec Mlle Rajae Cherkaoui, l'école a, selon l'expression des responsables, "connu un démarrage angoissant". La campagne publicitaire prévue avant le lancement de l'école a été un échec face à la lenteur des autorisations, délivrées sept mois après le dépôt du dossier. "Nous avions également sollicité et bénéficié d'un Crédit Jeunes Promoteurs débloqué en retard et bien après le versement de tous nos fonds propres pour l'aménagement du local. Nous n'avions plus besoin de ce crédit", indiquent les responsables.
"Jamais deux sans trois", l'électricité ne fut placée qu'un mois après les premiers cours. "Nous étions obligés de lâcher nos étudiants à 16 heures". De plus, une école devant fonctionner avec un minimum de matériel, le téléphone n'a été accordé que la semaine dernière, "j'ai dû payer 10.000DH pour obtenir la ligne d'une voisine qui me l'a vendue", explique M. Chandiramani. Pour en finir, la salle réservée pour le défilé depuis trois mois, fut réquisitionnée la veille, jour de la répétition. "A la Commune, personne n'était au courant de la réquisition", précise-t-il.
Par ailleurs, dans le cadre de ses projets, M. Chandiramani envisage de lancer une nouvelle marque destinée à une clientèle moyenne. Le but est de créer, par exemple, des tailleurs harmonisant en couleurs, dans des qualités de textile qui supportent le lavage, dans de belles coupes, des couleurs de tendance. "La femme marocaine est très élégante, mais il faut lui en donner les moyens. Proche de la femme italienne, elle commence à prendre conscience d'elle-même, mais la mentalité ne suit pas. L'état d'esprit va beaucoup de paire avec l'élégance", conclut M. Chandiramani.

M.O.

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