×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Crédits conso: Rendez-vous à Aïd Al-Adha

Par L'Economiste | Edition N°:2862 Le 17/09/2008 | Partager

. Le mois de Ramadan se «normalise». L’année 2008 confirme les prévisionsLe Ramadan perd-il son attraction? Pour bien des sociétés de crédit, la réponse est oui. A l’exception de Wafasalaf qui confirme que le Ramadan est toujours un excellent mois pour les affaires, les autres opérateurs se tournent déjà vers la saison de Aïd Al-Adha. Dans sa globalité, le secteur continue sur sa lancée et le crédit à la consommation est devenu un levier de croissance pour les sociétés de financement. Pour ces entreprises, toutes les saisons de l’année sont une occasion pour conquérir de nouveaux clients. Cette année, le mois sacré coïncide avec la rentrée scolaire, un autre gouffre pour les ménages à faible revenu et de classe moyenne, et qui sont déjà, pour la plupart, surendettés. «En effet, Ramadan est un des temps forts de la consommation», confirme Laila Mamou, présidente du directoire de Wafasalaf. C’est pourquoi la société a développé une offre panachée rentrée/Ramadan, pour relâcher la pression sur les budgets des ménages. La mensualité du mois de septembre est ainsi «mise en veilleuse» toute la durée du crédit.«Nous proposons aussi des taux promotionnels pour cette période», ajoute Laila Mamou. Si le mois de jeûne stimule les ventes des crédits à la consommation chez le numéro un du secteur, l’effet Ramadan n’est pas le même chez tous les opérateurs du secteur. Tout dépend de la taille de l’entreprise. «Le Ramadan n’a généralement pas d’impact, nous constatons plutôt un ralentissement de notre activité», estime Mohammed Sbihi, directeur commercial et marketing de Salafin. Mais le responsable de la filiale de BMCE Bank se réjouit de la coïncidence avec la rentrée scolaire. «Le mois de septembre génère de nombreuses dépenses que certains ménages sont amenés à financer par des crédits à la consommation. Donc, c’est la fin du Ramadan qui serait une période de haute activité», ajoute Mohammed Sbihi. Ramadan ou pas, la croissance du secteur semble prendre sa vitesse de croisière. L’ascension positive constatée, depuis le début de l’année 2008, et qui dure déjà depuis près d’une décennie, ne fait que continuer. En attendant les chiffres officiels, une croissance à deux chiffres est attendue pour cette année aussi, comme c’était le cas pour l’année 2007. «Il semble que, pour 2008, le secteur poursuit sa bonne lancée», estime Laïla Mamou. Cette dynamique prouve que le marché est encore dans une phase de croissance soutenue. «A titre d’exemple, l’encours global de Wafasalaf a progressé de 17% au premier semestre 2008, en comparaison avec la même période en 2007», se félicite la présidente du directoire. Du côté de Salafin aussi, on prévoit une croissance de près de 15% pour l’année en cours. «Malgré la mesure fiscale de relèvement du taux de la TVA de 10 à 20% sur les loyers de la LOA, le marché connaît une croissance honorable», constate Mohammed Sbihi. Les bilans de l’année dernière reflètent la même image. Sur les 15 milliards de dirhams de crédits distribués (selon Bank Al-Maghrib) en 2007, 60% était des prêts personnels. Cette donne a changé radicalement le profil des crédits au Maroc. La plupart des crédits sont là pour couvrir des urgences, ou pour faire face à des dépenses récurrentes comme le cas du mois de Ramadan, ou encore la rentrée scolaire et Aïd Al-Adha. Mais près de 2/3 des 30 milliards de l’encours des crédits à la consommation en 2007 relèvent des crédits «non affectés». Pour les sociétés de financement, toutes les stratégies de communication et marketing ont un seul et unique objectif: atténuer la saisonnalité de l’activité. Les campagnes publicitaire se poursuivent et ne se ressemblent pas, même si l’année 2008 connaît un léger repli du tapage publicitaire. Il faut dire que la majorité des opérateurs se préparent à la fête de Aïd Al-Adha.Tant de campagnes de communication laissent le risque de surendettement des clients toujours présent malgré les assurances des professionnels. «Nous pouvons vraiment parler d’un outil au service du progrès économique et social, mais ceci en affinant sans cesse la maîtrise du risque afin d’éviter le surendettement», affirme la présidente de Wafasalaf. «Pour y parvenir, nous utilisons des outils de pointe, tel le score du comportement du client, qui est une réelle innovation au Maroc», explique-t-elle. «Tout en optimisant la maîtrise du risque, il permet d’éviter tout excès et donne une légitimité dans l’acceptation des financements», conclut-elle.


Priorités

Selon la dernière enquête de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF), les clients se rappellent «grosso modo» des montants empruntés (59%) et des montants restants dus (41%). Quatre personnes sur cinq disent ne pas avoir eu de mal à rembourser leur premier crédit, deux sur trois ayant un quatrième crédit disent avoir du mal à le rembourser. La raison principale invoquée est le surendettement. Près d’une personne interrogée sur deux est en train de rembourser un crédit immobilier et déclare être propriétaire de son logement. Le niveau de priorité pour juger la nécessité de demander un crédit à la consommation est fort lorsqu’il s’agit de la maladie d’un parent ou l’achat d’une voiture.A. E. Y.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc