×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Crédit Populaire: Exercice 1993 : Le coefficient d'emploi est largement en dessous de la moyenne

    Par L'Economiste | Edition N°:154 Le 17/11/1994 | Partager

    Le CPM (Crédit Populaire du Maroc) maintient ses résultats en hausse. Il enregistre cependant une légère décélération de son activité. Emplois et ressources ont progressé moins vite qu'en 1992. La banque surveille ses parts de marché sur le "front des RME" où elle est concurrencée par les autres institutions.

    Au terme de l'exercice 1993, le CPM(1) a réalisé un bénéfice après impôts de 236 millions de Dirhams, en croissance de 13% par rapport à l'année précédente. Sur la même période, les résultats bruts ont grimpé de 25%, passant de 354 millions de Dirhams à 442 millions. L'activité de la banque a pourtant connu une légère décélération durant l'année 93. Les ressources comme les emplois n'ont progressé que de 7%, contre 11 et 18% une année plus tôt.

    Renchérissement des ressources

    Au total, les dépôts ont atteint 37,5 milliards de Dirhams. Les ressources locales y figurent pour 13,6 milliards de Dirhams et les avoirs des RME pour 23,9 milliards. Sur ce créneau, longtemps resté une chasse gardée, le CPM commence à subir les effets de la forte concurrence des autres banques de la place. Celles-ci ont enregistré une croissance de 41% par rapport à 1992 alors que la part du CPM n'a grimpé que de 5%.

    En dépit de cette situation, l'institution a maintenu sa part de marché à concurrence du tiers de l'ensemble des ressources collectées par le système bancaire en 93. Mieux, elle s'est améliorée de 0,4 point au niveau des ressources locales, indique le rapport d'activité. Globalement, la Banque devrait enregistrer un relatif renchérissement des ressources globales. Pour cause, les DAT (Dépôts à Terme) en ressources locales ont connu une importante augmentation. Les DAT entreprises ont ainsi progressé de 44,6% par rapport à 1992 contre 14% précédemment. sur le même exercice, la croissance de ceux des particuliers a été moins vigoureuse: 17,5% par rapport à 1992 contre 8,6% pour la période précédente.

    Les ressources à vue ont progressé moins rapidement que durant l'exercice passé. Les comptes courants ne se sont améliorés que de 9,5% et les comptes chèques de 7,8%, alors que la progression était respectivement de 22,4 et 16,6% pour 1992.

    Côté emploi, le CPM a consacré 12,7 milliards de Dirhams aux crédits à l'économie, soit un accroissement de 8,5% par rapport à l'exercice précédent correspondant à 998 millions de Dirhams. Cette augmentation bénéfice pour l'essentiel aux entreprises qui ont drainé 777 millions, contre 221 millions pour les particuliers.

    Bons du Trésor: 55% des emplois

    Au total, les concours accordés aux entreprises se sont fixés à 9,3 milliards de Dirhams. 6,7 milliards ont été consacrés aux crédits à court termes qui se sont bonifiés de 7,6%. Quant aux crédits à moyen et long termes, ils sont montés à 2,6 milliards de Dirhams, soit 12,7% de plus qu'en 1992. Le financement additionnel concerne principalement Attacharouk (110 millions), d'autres crédits de promotion immobilière (54 millions), le CMT PMI (91 millions) et le crédit jeunes promoteurs (68 millions). Le CPM reste le bailleur de fonds attiré dans ce domaine avec 2.618 projets agréés et 60% des prêts conjoints octroyés par le système bancaire.

    Malgré des ressources importantes, "le coefficient d'emploi demeure largement inférieur à celui enregistré au niveau des autres banques", concède le rapport. Le CPM n'a en effet réalisé que 31,3% contre 71,4% pour les autres. Les Bons du Trésor absorbent en revanche près de 55% des ressources. La progression de ce poste a cependant nettement baissé pour se situer à 8% passant de 19 milliards de DH à 20,6 milliards. Il est à noter qu'une année auparavant ce poste affichait une progression de 26% en raison essentiellement de la reconversion partielle de la réserve monétaire en Bons du Trésor. Les titres de placement ont pour leur part fondu de 8%, n'atteignant que 3,4 milliards de DH au lieu de 3,7 milliards en 1992. En ce qui concerne les titres de participation, représentant une faible part des emplois de la Banque, ils sont montés à 825 millions de Dirhams, contre 558 millions durant l'exercice écoulé, soit une forte progression de 48%. La structure du bilan traduit de manière générale la nature du CPM, qui cumule ses fonctions de banque, soumise aux contraintes de rentabilité, à une mission de service public. Mais, suite à la réforme bancaire, cette entité aura fort à faire avec la concurrence des autres institutions. Par conséquent, le CPM entend être plus présent sur les autres créneaux, notamment le financement du commerce extérieur marqué par l'ouverture en Europe (Paris et Bruxelles) d'agences spécialisées. La Banque continue toutefois d'investir dans "le soutien à la culture et à l'éducation" à travers la Fondation Banque Populaire pour l'Encouragement à la Création d'Entreprises et la Fondation Banque Populaire pour l'Education et la Culture.

    A.D.N.

    (1) Le CPM est un ensemble coopératif regroupant l'ensemble des Banques Populaires régionales. Il est chapeauté par la BCP.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc