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Crédit à la consommationLe surendettement des fonctionnaires pratiquement liquidé

Par L'Economiste | Edition N°:1693 Le 28/01/2004 | Partager

. De 77.000 en 1998, le nombre des surendettés est tombé à 3.500 fin 2003. Les crédits absorbent en moyenne 29% des salaires . L'endettement régi par une loi de 1941La moitié des fonctionnaires réglés par la Paierie principale des rémunérations (PPR et ex-Doti) est endettée. Fin 2003, ils étaient quelque 315.000 pour un effectif global de 670.000 personnes. L'encours à payer s'élève à 10,7 milliards de DH (intérêts compris), selon la PPR. Même si elle est statistiquement importante dans les fichiers clients des sociétés de crédit à la consommation, cette population ne pose plus un réel problème de recouvrement, est-il indiqué. Primo: parce que le taux d'endettement est maîtrisé actuellement à hauteur de 29% du salaire. Il y a quatre ans encore, il atteignait 33,8%. . Prélèvement à la sourceSecundo: l'octroi des crédits, qui est régi par une convention entre l'ex-Doti et les établissements de crédit, doit être validé par la PPR. De plus, les mensualités sont prélevées à la source.A noter cependant que cette population a sensiblement augmenté depuis 2000 où elle s'établissait à 238.000 personnes. Ce qui peut s'expliquer par un accroissement des dépenses de consommation, encouragé notamment par l'offensive commerciale des sociétés de financement. En 2003, la PPR a validé près de 4,9 millions de DH de crédits, échelonnés sur une durée moyenne de 4 ans et rémunérés à 13,93%. Un taux jugé trop élevé pour cette catégorie socioprofessionnelle, dominée par les petits salaires. Malgré cela, les employés de l'Etat continuent de s'endetter. Le montant des crédits octoyé en 2003 est en légère hausse par rapport à 2002, où il avoisinait les 4,35 millions de DH. Ceux qui posent réellement problème, ce sont évidemment les surendettés, un héritage de la période noire de la fin des années 90. Endettée jusqu'au cou, une large frange de fonctionnaires en était arrivée à l'insolvabilité. En 1998, le nombre des surendettés avait culminé à 77.022. Les établissements de financement prêtaient à outrance et les mensualités dépassaient le salaire. . Pas de contrainte juridiqueLe gouvernement a dû mettre le holà en procédant à un verrouillage automatique à la source avec l'appui de l'Association professionnelle des sociétés de financement (APSF). Plus question que le reliquat du salaire soit inférieur à 1.000 DH (hors allocations familiales)! Heureusement, cette catégorie est en voie d'extinction. Fin 2003, les fonctionnaires surendettés n'étaient plus que 3.500.La fixation du seuil insaisissable à 1.000 DH reste une décision sans contrainte juridique. L'endettement est régi par une loi datant de 1941 qui fixe ce seuil à 340 DH. Niveau plus que dépassé actuellement. Cela fait quatre ans qu'un projet de réforme sommeille au SGG. Il propose des seuils à plusieurs paliers en fonction de la paie. En effet, fixer le même plafond de 1.000 DH pour les petits et les hauts fonctionnaires paraît illogique. Tout le monde ne touche pas le même salaire et n'a donc pas les mêmes contraintes budgétaires. Actuellement, les crédits absorbent en moyenne près de 29% des salaires des fonctionnaires. Pour 26.000 personnes sur les 315.000 endettées, ce taux monte jusqu'à 60%. La situation paraît maîtrisable si on se limite à la population bancarisée. En revanche, elle l'est moins pour les agents qui reçoivent leur paie par mandat direct. Il serait question de plus de 70.000 personnes, dont le taux d'endettement demeure inconnu. Et même dans la catégorie bancarisée, les choses ne sont pas aussi claires. Une grande partie des fonctionnaires contracte des microcrédits à des taux très élevés. Ce qui biaise la situation réelle de leur endettement, surtout qu'il n'existe pas d'organisme centralisateur pour ce type de crédits, comme l'est la PPR pour les prêts à la consommation. K.M. & N.L.

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