×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Crédit à la consommation: Taux maximum à 17,83% (HT)

    Par L'Economiste | Edition N°:482 Le 09/04/1999 | Partager

    · Le surendettement des fonctionnaires inquiète
    · Une nouvelle baisse du taux serait prévue avant octobre
    · Débats entre professionnels et autorités monétaires


    Depuis le 1er avril, le TEG (taux effectif global), taux maximum appliqué en matière de prêts par les sociétés de financement, a été ramené à 17,83% HT contre 18,57% auparavant.
    Première baisse de l'année 1999, elle intervient au moment où l'APSF (Association Professionnelle des Sociétés de Financement) est en pleins pourparlers avec le Ministère de l'Economie et des Finances concernant ce taux.
    De sources proches du dossier, les autorités monétaires seraient en train de préparer une nouvelle baisse du TEG avant octobre prochain.
    "Les discussions ont commencé il y a quelque temps avec une légère accélération en fin de semaine. En principe, une décision définitive ne tardera pas à se manifester dans les jours qui viennent", est-il expliqué.
    Auprès des sociétés de crédit contactées, celles qui ont bien voulu communiquer leur avis sur la question, il est indiqué que la situation devient de plus en plus difficile à gérer.

    Les marges rétrécissent!


    "La marge se réduit petit à petit. Elle ne permet plus de couvrir les charges", souligne un opérateur. Le TEG inclut en fait les frais de gestion, le coût du risque, les imprévus, le coût des fonds propres, l'IS et le coût de refinancement qui n'a pas subi de grands changements.
    Tous ces éléments conjugués poussent les différentes sociétés de la place à facturer leurs services à des taux avoisinant le TEG. "Ces baisses successives du TEG rendent la tâche difficile en matière d'octroi de crédits", affirme un intervenant sur le marché. En effet, les critères d'octroi de crédit se multiplient et des garanties sont de plus en plus exigées. "Dans tout cela, c'est le client final qui est lésé".
    Pour leur part, les autorités monétaires ne cessent d'inciter les sociétés de crédit à améliorer leur compétitivité en termes de taux à travers l'optimisation du coût des ressources et ce, notamment en renforçant leurs fonds propres et en se tournant vers le marché des titres de créance négociables. Des mesures qui visent essentiellement la protection du consommateur et le développement du secteur.
    Cependant, la baisse du TEG n'est pas le seul point débattu. Sont également soulevés le problème de surendettement des fonctionnaires et celui de la mise en place de taux maxima adaptés à chaque activité (leasing, immobilier, crédit automobile...).
    A titre d'exemple, un opérateur souligne qu'"il est inconcevable que l'on applique le même taux-plafond aux différentes activités".


    Le taux d'enfer


    Le TEG, également connu sous l'appellation de taux d'enfer, est le taux maximum des intérêts conventionnels fixés par les autorités en matière de crédit à la consommation. Bank Al-Maghrib procède chaque semestre à un calcul du TEG et communique ses taux aux sociétés de crédit. Ce taux est donc revu à la baisse tous les 1ers avril et octobre de l'année.
    Il tient compte aussi bien des intérêts que des frais, des commissions ou des rémunérations liées à l'octroi du crédit. Il est égal au taux de base bancaire (TBB) ajouté à 70% du taux d'intérêt moyen pondéré pratiqué par les établissements de crédit lors du semestre précédent.
    Par mesure de transparence, les sociétés de financement et distributeurs sont tenus d'afficher ce taux dans leurs locaux sur le contrat et la lettre d'information que reçoivent les clients.

    Hanaa FOULANI & Youssra MHFOUD

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc