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    Courrier des Lecteurs

    Crédit à la consommation: Plusieurs chantiers ouverts pour moderniser la profession

    Par L'Economiste | Edition N°:492 Le 23/04/1999 | Partager

    · Le taux maximum remis en question
    · Une nouvelle convention avec la DRPP pour pallier au surendettement


    Au moment où éclatent les polémiques sur le surendettement des fonctionnaires et les baisses successives du taux maximum (TEG)(1), l'Association Professionnelle des Sociétés de Financement (APSF) a organisé un point de presse, le jeudi 22 avril, pour passer en revue tous les projets en cours en matière de crédit à la consommation. En effet, l'Association est en pourparlers actuellement avec les autorités monétaires pour faire avancer les chantiers ouverts et proposer des solutions adaptées aux problèmes du secteur.
    · Le TEG (Taux Effectif Global): Le taux plafond est fixé tous les six mois par Bank Al-Maghrib, en majorant de 70% le taux d'intérêt moyen pondéré (TIMP) pratiqué au cours du semestre précédent par tous les établissements de crédit. Ce taux est en baisse continue depuis avril 1997. Il est ainsi passé de 20,42% à 17,83% pour la période du 1er avril au 30 septembre 1999, soit 2,59 points de base de moins en deux ans.
    «Cette méthode de calcul du TEG pénalise les sociétés de crédit à la consommation dans la mesure où il majore d'un pourcentage et non d'une marge à déterminer», affirme M. Abdelkrim Bencherki, vice-président de l'APSF. En effet, la marge d'intermédiation laissée aux sociétés de crédit est réduite deux fois par an. Autre contrainte, la période de 6 mois est jugée beaucoup trop courte, constituant un frein aux plans de développement des sociétés. L'APSF a confié à un cabinet conseil une étude approfondie de ces conditions qui sera ensuite soumise à l'appréciation des autorités monétaires.
    · Le Plan Comptable: Cela fait trois ans que les établissements de crédit (banques et sociétés de financement) préparent un nouveau plan comptable en partenariat avec Bank Al-Maghrib. Cette nouvelle version devait entrer en application en janvier 1999. «En raison des difficultés rencontrées et de la multitude de chantiers, dont le passage à l'an 2000, le délai a été reporté d'un an», a déclaré M. Mostafa Melsa, délégué général de l'Association.
    · La Centrale de contentieux: La base de données sur les incidents de paiement en matière de crédit est un système préventif qui a fait ses preuves au niveau international. Son objectif est de renseigner ses adhérents sur les antécédents des demandeurs de crédit qui s'adressent à eux. Au Maroc, c'est un projet en gestation depuis déjà quelques années. Il était même prévu qu'il voit le jour début 1999. Auprès de l'Association, il est indiqué qu'un appel d'offres a été lancé fin mars 1999 auprès d'une demi-douzaine de prestataires afin de «mettre en place cette centrale avant la fin de l'année».
    · Lutte contre le surendettement: Le surendettement des clients, qu'ils soient fonctionnaires ou appartenant au secteur privé, donne lieu à des incidents de paiement. Pour lutter contre ce fléau, l'APSF est en pourparler avec les responsables de la DRPP (Direction de la Rémunération et du Paiement des Pensions) pour mettre en place une nouvelle convention régissant les relations entre cette entité et les adhérents de l'APSF. Il est convenu de relever à 800 DH le seuil de salaire préservé pour les fonctionnaires, qui est fixé depuis 1941 à 500DH. «Nous envisageons même de le porter à 1.000 DH, mais il faut tenir compte de la partie des fonctionnaires à faible revenu, qui risque de recourir au réseau informel», affirme M. Melsa.
    · Deux autres projets sont en cours de finalisation. Il s'agit d'un guide du crédit à la consommation et d'un nouvel annuaire de la profession.

    Hanaa FOULANI

    (1) Cf L'Economiste Numéros 482 et 484.

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