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Economie

Crédit à la consommation: Coup d'envoi pour les regroupements

Par L'Economiste | Edition N°:1052 Le 04/07/2001 | Partager

. L'APSF et le GPBM lancent une étude pour identifier les sociétés fusionnablesLa course à la taille critique est lancée dans le secteur du crédit à la consommation. Cela fait déjà deux ans que les analystes prédisent des regroupements pour ces sociétés. L'essoufflement de l'activité et les problèmes financiers dont souffrent ces entreprises poussent le secteur vers les regroupements. En effet, les spécialistes se posent sans cesse des questions quant à la capacité des sociétés de crédit à la consommation de se soumettre aux règles prudentielles imposées par Bank Al-Maghrib en matière de classement et de provisionnement des créances en souffrance. «Seuls les établissements de crédit qui se sont engagés dans une politique extrêmement volontariste de maîtrise des risques et des charges seraient capables d'asseoir les bases de leur développement futur«, rappelaient inlassablement les analystes. Les sociétés de crédit ont fini par reconnaître que la concurrence est de plus en plus dure et que seules les entreprises les plus structurées résisteront. Réunis lors de l'assemblée générale de leur association (association professionnelle des sociétés de financement), le 28 juin, ils ont annoncé le lancement d'une étude en collaboration avec le GPBM pour analyser la situation et identifier les sociétés «fusionnables«. Il s'agit de rechercher les complémentarités sur les plans commercial et de logistique (agences et réseau de distribution). L'objectif étant de réussir un maximum d'économies d'échelles. Des sociétés comme Crédor sont déjà en négociations, est-il indiqué.. Refonte des statuts«Dans notre secteur, comme dans le système bancaire, il est difficile de liquider une société. Les encours mis en jeu sont tellement importants«, a souligné Abderrahmane Bennani Smires, président de l'association. Vu leur engagement dans ce secteur, les banques sont concernées soit directement, soit par l'intermédiaire de leurs filiales spécialisées.Outre cette étude, le Conseil d'administration a examiné les budgets et les réalisations de l'exercice 2000 et décidé la refonte des statuts de l'association et la reconduction du bureau. Ainsi, le président Abderrahmane Bennani Smires et ses deux vice-présidents, Abdelkrim Bencherki et Mohamed Tehraoui, ont été maintenus dans leurs fonctions. Les nouveaux statuts ont été soumis aux autorités monétaires pour approbation. Les trois sections (Crédit à la consommation et à l'immobilier, leasing et cautionnement, mobilisation de créances et affacturage) étaient réunies pour arrêter leurs plans d'action et élire leurs présidents. «Nous avons fait le point de l'activité des différents secteurs regroupés par l'APSF en 2000. Nous avons constaté une progression dans l'ensemble«, a déclaré Abderrahmane Bennani Smires. Les crédits distribués par les sociétés membres de la section crédit à la consommation et à l'immobilier ont totalisé 9,4 milliards de DH en 2000. Ils portent ainsi l'encours global à fin décembre à 19,7 milliards de DH. Avec 8,4 milliards de DH de crédit à la consommation distribués en 2000, le secteur marque une baisse de 3,5% par rapport à 1999. Le crédit non affecté ou crédit personnel poursuit son ascension. Il s'est de nouveau renforcé en 2000, atteignant 72% des crédits aux particuliers contre 66% un an auparavant.Une grande partie des travaux de l'assemblée générale a été consacrée au crédit à la consommation. C'est la branche qui connaît le plus de difficultés: taux effectif global, surendettement, concurrence déloyale de l'informel... «Le travail que nous effectuons maintenant consiste à assainir et à apurer l'héritage du passé, mais aussi instaurer de nouvelles règles pour protéger les clients contre eux-mêmes«, souligne le président de l'association. L'organisation des premières assises nationales sur le crédit à la consommation (15 mars) a d'ailleurs été l'occasion d'établir une radioscopie du secteur. Les problèmes de surendettement des fonctionnaires sont présentés comme résolus par les responsables de l'association. La nouvelle procédure d'attribution des crédits (réservation) en concertation avec la DRPP (direction de la rémunération et du paiement des pensions), le relèvement du «salaire saisissable« de 500 à 1.500 et le démarrage de la centrale de contentieux sont autant de garde-fous établis par les professionnels du secteur. A l'issue de l'AG, il a été annoncé que la consultation de la DRPP pour les dossiers de crédit se fera on line dès janvier 2002 grâce aux nouvelles technologies (Internet, Intranet). Pour leur part, les financements en crédit-bail ont enregistré un véritable boom de 27,3%, totalisant 4,5 milliards de DH en 2000. Ce mode de financement est en plein essor et les professionnels comptent l'élargir aux particuliers. Les deux autres métiers affiliés à l'APSF sont la mobilisation de créations-cautionnement et l'affacturage. Le premier s'est inscrit en hausse en 2000 avec un encours de 3,1 milliards de DH (+15%) et le second en baisse avec un encours de 749 millions de DH (-18%).


Six questions au président

. A votre avis, combien de sociétés devraient disparaître?- Il faut d'abord procéder à une étude sérieuse, mais de prime abord, je dirais que sur les 28, une bonne dizaine sont candidates au rapprochement. Même parmi les grandes sociétés, il y a quand même des mouvements qui sont envisagés dans ce sens. . A court terme?- Même à très court terme. Je dirais en 2001 ou 2002 au grand maximum. Crédor est déjà en négociations et c'est la troisième tentative en deux ans. Ce n'est pas facile de concilier les points de vue, surtout si la société est cotée en bourse. Ce n'est pas la seule entreprise dans ce cas. Ceci dit, l'intérêt porté par les autorités publiques à ce secteur me permet de croire que nous allons certainement vers un avenir meilleur.. Quelles sont les leçons à tirer de la crise du secteur?- C'est avant tout la maîtrise du risque. Il faut que chaque société ait une méthode de scoring efficace. Que les commerciaux soient dynamiques et aient du flair. Il ne faut pas stresser le personnel commercial par l'objectif du chiffre d'affaires. . Pourquoi une refonte des statuts de l'APSF?- Il s'agit plutôt d'une mise à jour. Quelques articles ont été revus de manière à permettre un meilleur fonctionnement de l'association.Mais fondamentalement, l'organisation de l'APSF reste la même.. Où en est le fameux milliard de DH entre la DRPP et les sociétés de crédit?- Ce n'est pas tout à fait un milliard de DH. Nous avons trop arrondi. Mais nous ne sommes pas loin des 900 millions de DH. Les réunions qui se tiennent depuis un an et demi avancent bien et nous allons vers des solutions qui font que les deux tiers de ces dossiers vont revivre. Pour le reste, nous allons être obligés de le classer en pertes et profits car les intéressés sont soit décédés, soit ont pris leur retraite ou se sont volatilisés.. Que pensez-vous de la dernière circulaire de Bank Al-Maghrib sur les sanctions applicables aux établissements de crédit?- Le fondement juridique de ces sanctions est très discutable. Les sociétés de crédit sont sanctionnées au même titre que les banques et la loi donne délégation au gouverneur de Bank Al-Maghrib. Selon le principe de droit, lorsqu'il s'agit de sanctions, une procédure contradictoire est toujours nécessaire. Globalement, plusieurs disposition de la circulaire sont discutables.Propos recueillis par Hanaâ FOULANI

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