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    Economie

    Crédit agricole: «Pas de culture du remboursement»

    Par L'Economiste | Edition N°:3244 Le 31/03/2010 | Partager

    . L’allègement des dettes ne profite pas aux petits agriculteurs. Absence de plan de continuité de l’activitéOutre l’insuffisance des fonds propres du Crédit agricole qui freine considérablement l’expansion de ses activités, la Cour des comptes a relevé dans son dernier rapport d’autres griefs. Les opérations d’allègement des dettes des petits agriculteurs semblent ne pas avoir pleinement atteint leurs objectifs. Elles ont eu des impacts positifs pour le Crédit agricole puisqu’elles ont servi à recapitaliser l’institution via les fonds de l’Etat (soit environ 2,2 milliards de DH), en contribuant à sa restructuration financière et en améliorant la qualité de son portefeuille de créances. Cependant, ces programmes ont eu également pour effet d’amener d’autres catégories d’agriculteurs à ne pas rembourser. Ce qui a considérablement augmenté les impayés. La Cour des comptes a noté que ce constat demeure non seulement d’actualité, mais paraît encore «plus accentué».Dans la Caisse régionale de Khénifra, par exemple, le pourcentage des impayés a atteint 60%, avec un montant de plus de 98,4 millions de DH d’impayés à fin mars 2008. «La culture du remboursement constitue une des conditions principales de développement des crédits à l’agriculture et au développement du secteur agricole», note le rapport. Pour ce qui est des services publics, ce dernier note que les réalisations de la fondation Ardi de micro-crédit restent assez limitées avec un total encours crédits d’environ 145 millions de DH à fin 2007. Aussi, des clients sont financés, alors qu’ils ne remplissent pas les critères d’éligibilité. D’autres observations sont soulevées, notamment l’absence ou la non conformité de pièces maîtresses pour certains dossiers de crédits et le dépassement fréquent des plafonds autorisés.Comme à l’accoutumé, «les opérations de marchés du Crédit agricole sont toujours gérées et organisées de manière non conforme aux standards en vigueur», indique le rapport. Ce qui constitue une source de risques majeurs pour la banque, surtout sur le plan opérationnel. La Cour des Comptes dénonce l’absence d’une stratégie claire et formellement déclinée que ce soit sur le plan global ou au niveau de chacune des activités de marché. «En cas de panne ou d’interruption des opérations, l’établissement ne dispose pas de plan de continuité de l’activité», souligne le rapport.Autre critique relevée par la Cour des comptes: le retard d’exécution des prestations. Les magistrats soulignent ainsi le manque de suivi des procédures régissant l’exécution des marchés. Ils évoquent, ainsi, le cas de la construction du siège de la direction régionale de Fès (d’un montant de plus de 7,7 millions de DH) dont l’exécution a été stoppée. Le dossier est actuellement entre les mains de la justice. En réponse, le Crédit agricole a fait remarquer qu’un suivi a été assuré dans le cas des travaux de construction de l’immeuble de Fès. En effet, au cours de visites de chantiers, note-t-il, il a été constaté une dilatation anormale du joint de rupture avec un risque potentiel d’effondrement. Avant d’enclencher les poursuites judiciaires, des tentatives de solutions à l’amiable visant le redémarrage du chantier ont été envisagées mais sans résultat.B. S.

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