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Crédit Agricole balise son système de contrôle

Par L'Economiste | Edition N°:2665 Le 04/12/2007 | Partager

. Restructuration du contrôle interne. Nouveau processus d’octroi de crédit«Nous sommes en train de bâtir un nouveau géant de la place financière. Mais il ne peut tenir sur des pieds d’argile». C’est ainsi que décrit Tariq Sijilmassi, PDG du Crédit Agricole du Maroc (CAM), la finalité de restructuration du système de contrôle de sa banque. Le géant dont parle Sijilmassi n’est autre que le holding composé de la banque universelle CAM, la Fondation Ardi de Microcrédit et la Société financière spécialisée (SFAR) destinée au financement des agriculteurs moyens (voir interview ci-contre). Sans oublier les autres filiales dont principalement la banque d’affaires agricole Holdagro et la société de crédit à la consommation Safacred. D’ici 2010, ce microcosme pèsera 60 milliards de DH d’emplois, 40 milliards de DH de ressources et 1.000 agences. Rien avoir avec la défunte CNCA (Caisse nationale de Crédit Agricole) qui était au bord de la faillite! Pour atteindre ses objectifs, la banque a commencé par revoir sa fonction de contrôle interne de fond en comble. L’objectif étant de répondre aux exigences réglementaires de Bank Al-Maghrib (BAM) et de baliser sa vision 2010. La nouvelle direction compte deux nouveaux pôles. Le premier est dédié à la mission de service public répartie entre la Fondation Ardi et la Sfar. Quant au second, il est destiné aux métiers support de la banque (ressources humaines, logistique informatique...). Suite à cette restructuration, les effectifs du contrôle interne passent de 36 à 100 personnes, centralisés à Rabat. Outre le contrôle interne, CAM s’est aligné sur les règles de BAM pour la lutte contre le blanchiment des capitaux. La banque s’est dotée de sa fonction de conformité. C’est elle qui fera le lien entre le réseau et l’Unité de traitement des renseignements financiers (UTRF).Pour rompre avec les pratiques frauduleuses du passé, la banque s’est dotée d’un nouveau processus d’octroi de crédit. Le top management compte d’ailleurs abroger l’ensemble des notes de services régissant cette opération, et qui datent de l’époque CNCA. Cette restructuration du système de contrôle est menée en parallèle à la fin des dérogations de BAM accordées à CAM et au CIH. Les deux banques étaient au rendez-vous du 30 juin 2007. Ainsi, les fonds propres de CAM sont sortis du rouge pour atteindre 2 milliards de DH. La banque a également honoré ses engagements de réserve obligatoire en déposant 4,8 milliards de DH auprès de la Banque centrale. Elle a également aligné ses ratios prudentiels (solvabilité, répartition des crédits...) sur les standards du secteur. Ces performances ne sont pas encore suffisantes pour ramener CAM au niveau des banques de la place. Exemple: les commissions perçues par la banque ne couvrent que le quart des dépenses du personnel alors que la norme exige que ces revenus compensent la totalité de la masse salariale. La conformité de la banque à l’ensemble des standards du secteur est l’un des trois principaux axes stratégiques pour 2008-2010, à côté de la formation et le développement de l’activité.


Bâle II: Dernière ligne droite

Les équipes de CAM sont passées à la vitesse supérieure pour assurer l’adoption des normes Bâle II. Elles choisiront un cabinet d’études pour les accompagner dans l’établissement de leur cartographie des risques (opérationnel, crédit et marché). Cela devrait leur permettre d’être au rendez-vous de BAM (fin juin 2008) pour l’adoption du premier palier des normes bancaires internationales. Une fois cette phase bouclée, l’équipe Bâle II passera au crible les structures de la banque pour identifier les actions correctives nécessaires pour l’adoption des normes avancées (paliers 2 et 3). La mise en place de ces actions devrait prendre trois ans (2009-2011).N. Sq

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