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CPE: La discorde paralyse la France

Par L'Economiste | Edition N°:2243 Le 28/03/2006 | Partager

. Grève dans tous les secteurs . Points de divergence: période d’essai et rupture du contrat   En France, les transports publics devraient connaître des perturbations aujourd’hui 28 mars, dans le cadre de la journée nationale d’action contre le CPE. De nombreux syndicats ayant déposé des préavis à la SNCF, la RATP, dans les réseaux urbains de province ou dans l’aérien. Sept des huit syndicats ont appelé à une grève de 24 heures, du lundi 27 mars 20h00 au mercredi 08h00. Quant au transport aérien, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) prévoit des perturbations et des annulations de vols dans l’ensemble du trafic. C’est la quatrième journée de mobilisation syndicale contre le CPE. Elle s’annonce comme la plus importante depuis le début du mouvement avec des centaines d’appels à la grève qui devraient ralentir la vie économique du pays, perturbant notamment l’école et les transports. Les 12 organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens engagées dans le mouvement tablent sur cette journée pour marquer un point décisif dans le bras de fer avec le gouvernement en vue d’un retrait du CPE. La journée affectera l’école, le secteur public dans son ensemble (Fonction publique, ANPE, Poste…) et le privé. Des appels à la grève concernent aussi l’information (AFP lundi de 12h à 00h, audiovisuel public, la plupart des quotidiens). Enfin cette journée sera marquée par quelque 135 manifestations partout en France. Selon François Bayrou, président de l’UDF, «la journée de mobilisation du 28 mars, qui doit rassembler étudiants, lycéens et salariés doit marquer une inflexion nette». Quant à Dominique de Villepin, il s’est montré pressé de trouver une solution rapide à la crise du CPE, mais sans céder sur le retrait pur et simple. Tandis que deux présidentiables potentiels, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, ont fait entendre leur musique électorale. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a jugé que le Premier ministre n’avait pas fait «d’ouverture particulière» dans ses déclarations de samedi 25 mars sur le (CPE). Le Premier ministre s’était dit «prêt à répondre» aux deux préoccupations majeures des jeunes sur le CPE: la période d’essai et les conditions de la rupture du contrat. Une déclaration faite à l’issue d’une rencontre avec les trois organisations d’étudiants qui avaient accepté de le voir avant la mobilisation nationale prévue aujourd’hui.Synthèse L’Economiste

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