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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1797 Le 24/06/2004 | Partager

Enseignement: La révolte gronde

. Niveau basJe pense que le résultat reflète le niveau des étudiants qui a baissé et l’inefficacité du programme d’éducation.Lahnichi. EchecJe voudrais dire à ce sujet que nos étudiants ont eu vraiment un choc concernant les résultats de leur examen de baccalauréat. Tout ça est simplement un résultat naturel pour un mauvais système d’éducation et d’enseignement. Nos étudiants ont leurs crânes pleins de matières qui ne servent à rien sauf à pousser nos enfants à mettre sur pied un système de tricherie pour vaincre le nombre incroyable des leçons et cours. Donc au lieu de dire que les enfants ont du mal à passer le bac pourquoi on ne dit pas que notre système est handicapé et ne sert qu’à remplir les cahiers et rien d’autre. Vraiment ça me fait mal au coeur de voir des générations anéanties par un enseignement qui ne sert à rien. Pensez au Maroc de demain.Nabila. HonteuxC’est honteux du fait que nombreux élèves seront exclus et se trouveront dans les rues. Je crois qu’il faut trouver une solution pour eux. Inconnu. La réformeNotre problème c’est que nous n’avons jamais touché le fond de nos problèmes. La réforme n’est pas de changer les périodes des vacances c’est beaucoup plus loin que ça.C’moi. Système éducatifJe suis vraiment choqué par ce taux de réussite. Ce n’est pas la faute des élèves mais celle du système éducatif.Etudiante à Sup de Co Marrakech. Stratégie?J’espère de tout mon coeur que ce taux ne reflète pas une stratégie du gouvernement. J’espère que ce taux reflète seulement l’échec de l’éducation nationale et du système éducatif marocain. Comment peut-on imaginer le développement d’un pays avec un taux de réussite au (tout petit) bac qui ne dépasse pas 34%.Dans 20 ans, 66% de la population active ne possédera aucune qualification... 66% d’ouvriers! Comment peut-on développer un pays avec un tel système éducatif... J’imagine que les 34% des élèves qui ont passé le cap du bac sont majoritairement originaires des grandes villes (Casa, Rabat, Fès...). Ce gouvernement doit impérativement faire quelque chose et rapidement. Une grande réforme de l’Education nationale est nécessaire. Il n’y pas de temps à perdre! Je crois que le ministre de l’Education nationale devrait payer pour une faute lourde comme celle-là. Comment n’a-t-il pas pu voir venir une telle catastrophe?Mohammed. Raccommodage On ne peut pas analyser les résultats des examens du bac tant qu’on n’a pas les résultats de la session de rattrapage. Néanmoins quelques remarques s’imposent d’elles-même, et qu’on aurait pu émettre depuis longtemps. Tout le monde constate qu’il y a problème au niveau du système éducatif marocain, et tout le monde sait que la responsabilité est partagée entre tous les intervenants avec des degrés variables. Si les gouvernements qui se sont succédé endossent la plus grande responsabilité du fiasco, non seulement éducatif mais à tous les niveaux, d’autres intervenants sont aussi responsables, à commencer par les partis politiques, les syndicats ( qui ne font que défendre le personnel enseignant sans lui apprendre que l’éducateur est un messager et non une tirelire) les enseignants qui « se foutent» éperdument de l’avenir de leurs élèves et qui pour la plupart ont été poussés à l’enseignement sans grande convictions, il y a bien sûr les parents d’élèves qui croient pouvoir tout acheter même l’intelligence, avec leur argent. D’autres ont par leur attitude poussé leurs enfants à chercher les voies faciles pour arriver à leur fin, bien sûr je ne peux pas oublier le rôle des médias dans cette débâcle, avec leurs émissions encourageant le facile et qui font fi de tout ce qui est intelligence et travail (maintenant tout le monde veut devenir ou Zidane ou Sophia). Bref, et c’est mon opinion personnelle, la débâcle n’est pas d’aujourd’hui, maintenant il faut trouver les solutions, et sans autocritique on ne peut arriver à aucune bonne solution, tout au plus on fera du raccommodage! Dommage!Dalhousse. Stratégie relookéeLe résultat quantitatif explique la situation de crise; mais qu’en est-il du qualitatif ? Le ministère pourrait se rattraper en 2° session pour justifier le budget consommé. Et rebelote pour l’année prochaine. Avec la plage, on va tout oublier. A la prochaine rentrée avec la même stratégie relookée.B. kamal. PolitisationMais où va notre enseignement? Jusqu’à présent, notre enseignement n’a pas encore eu l’homme qu’il lui faut! Et pourtant, notre pays ne manque pas de cerveaux aptes pour cette lourde responsabilité. Notre malheur vient de la politisation de l’enseignement.Chaabane du Canada. CatastropheSi on continue sur cette voie le Maroc va effectivement vers la catastrophe, et le ministre concerné doit au moins démissionner.Said. VictimesNos étudiants sont victimes d’une réforme hasardeuse de l’enseignement, on déplore massivement la façon avec laquelle ont été choisies les épreuves du baccalauréat. Tout le monde a pu constater que les examens étaient au-dessus des capacités des élèves.Inconnu. Inexplicable C’est inexplicable ce qui se passe au Maroc, déjà tout le monde est dans la merde et aujourd’hui c’est le tour de la jeunesse marocaine qui paie le prix, elle qui est censée devenir l’espoir du Maroc afin de sortir de la crise économique. En Occident on cherche juste à former les gens et pas à les bloquer, les filtrer et les pousser vers l’échec, ajustez-vous !!!Ismail. Une réforme continueA mon avis la réforme de l’enseignement ne doit pas se faire de temps en temps. Mais elle doit être continue et doit être l’affaire du gouvernement et non pas d’une commission montée à la hâte si l’on veut que nos enfants ne soient victimes desdites réformes.Compatriote. Les conséquencesVraiment le ministère de l’Education ne pense pas à l’avenir des jeunes. Les examens posés ne contiennent surtout pas ce que les profs enseignent. Je ne vise pas ceux qui sont sérieux et assument sérieusement leur mission, mais ceux qui ne font aucun effort et n’essaient surtout pas d’encadrer convenablement leurs étudiants et leurs expliquer ce qu’ils sont chargés de faire.... Les conséquences qui peuvent être engendrées par cette réforme et ces résultats sont graves, à savoir: l’accroissement du taux de chômage et surtout le taux de l’analphabétisme, les crimes et les agressions…Fadoua. NulIncontestablement le système éducatif au Maroc est nul, mais lorsque toute une génération paie le prix, ça devient irritant. Ancien élève de Descartes


Un taux «flatteur»

33% de réussite! Un taux vraiment flatteur. Normalement, des réformes, on les commence par la base. Chez nous, les choses sont toujours appliquées de travers. On place un barrage qui démoralisera certains de la génération future à vie, on les laisse poursuivre tant bien que mal un cursus d’étude, pas très évident à expliquer, et puis du jour au lendemain, on décide d’appliquer un écrémage injuste: c’est estimer le meilleur moyen de remettre à niveau notre cher bac! On résume toujours en quantité plutôt qu’en qualité, bourrage de crâne abrutissant et qui ne servira finalement à rien! Simple exemple:en sciences économiques:13 matières et pas de philosophie! Qui a dit qu’un économiste a besoin de réflexion? Et encore et encore, si on veut énumérer les lacunes de notre système...mais ce qui est vraiment inacceptable, c’est que nos jeunes bacheliers en paient les pots cassés. On les accuse de ne pas fournir assez d’effort. Mais on ne les forme pas pour cela. On ne leur fournit aucun moyen pour réussir. On leur rend cette tâche encore plus dure, et seul, les chanceux peuvent y accéder. Pourtant, on a bien su produire des étudiants excellents, qui se sont donné plus de mal que les étudiants issus d’autres systèmes pour atteindre le même niveau de savoir ou parfois même plus parce qu’ils réussissent au sein d’un système qui rend la tâche difficile. Mais pourquoi cette discrimination? L’espoir: c’est les jeunes d’aujourd’hui. Alors aidons la génération à venir à relever le défi de remettre à pieds notre pays. Sliwa


Cap diplômant mais désolant !

J’ai lu avec intérêt l’éditorial ainsi que l’article de Amale Daoud, de l’Economiste d’hier, il ressort de leur analyse la faillite de notre système éducatif d’aujourd’hui qui a tant donné par le passé mais totalement essoufflé aujourd’hui. Que peut-on attendre de mieux comme résultat du baccalauréat dans un système tel que celui appliqué à nos élèves ! A vouloir trop donner on risque de saturer la perception de nos élèves ! Un système basé sur l’appréhension sans la compréhension ! Sans parler de la réflexion et de la critique positive, domaines que n’ont pas appris leurs prédécesseurs, c’est-à-dire leurs enseignants actuels qui n’ont pas goûté à ce plat puisque les matières aidant ont été supprimées ! Maintenant que les choses sont revenues à leurs cours, laissons un peu de temps, c’est-à-dire un peu de liberté à nos enfants, à nos hommes de demain de se forger des créneaux de connaissance sur la base de leurs propres choix ! En clair, les programmes sont chargés sans pour autant avoir des contenus actualisés ! Ces mêmes bacheliers accèderont dans leur majorité, avec un prérequis à peine adaptable, à des universités où la réforme des programmes prend de court celle du secondaire ! Et puis, pourquoi vouloir des dizaines de milliers de bacheliers sans pour autant leur offrir des possibilités d’accueil dans des établissements assurant leur avenir ! Si on ôte les établissements à accès sélectifs qui n’absorbent pas plus de 20% des bacheliers de chaque année, où vont les autres ! A l’étranger et cela coûte de plus en plus cher à l’Etat, reste la possibilité des établissements traditionnels, les facultés et celle-là c’est à mon avis la solution à nos bacheliers à condition que ces établissements sachent profiter de l’opportunité qui leur est offerte, à savoir la réforme des programmes en vue de leur adaptation au monde des nouvelles connaissances, la création de nouvelles filières à même d’attirer de plus en plus d’étudiants. La Charte nationale de l’éducation et de la formation est un pas décisif, venu institutionnaliser notre système éducatif et empêcher toute personnalisation dont les dommages se répercutent négativement sur notre société des décennies durant ! Aziz de Kénitra


Nos plages, quel drame!

. Un bon exemple Venez visiter la plage d’El Jadida, vraiment ça vaut le coup cette année, et merci pour le travail accompli.Ahmed. Déchets solidesIl ne s’agit pas uniquement de plages. Rendons-nous à l’évidence: notre littoral est pollué pour cause d’inexistence de gestion sérieuse des déchets solides. En effet on constate que malgré le nettoyage des plages, la mer nous ramène chaque jour des tonnes de déchets en matière plastique qu’il faudrait de nouveau ramasser. Lors de la saison des pluies, l’eau draine les déchets vers les cours d’eau qui finalement aboutissent en mer.Achourak. Culture d’espace publicLa saleté est partout dans ce pays! Bizarre mais les Marocains n’ont pas la notion d’espace public. Ils croient que tout ce qui n’est pas une propriété privée est bon à détruire. L’explication est simple: l’exclusion sociale, économique et politique nourrit le sentiment de frustration et de haine vis-à-vis du système, tout symbole ou espace d’Etat devient, alors, une cible (plage, bancs publics, espaces verts, autobus publics...). Solution: rétablir la citoyenneté du Marocain en lui garantissant ses droits fondamentaux avant d’exiger de lui des obligations. Ce n’est pas autrement que la culture d’espace public s’acquiert. Amine, RME en Europe. La bataille des plagesLes Marocains retiennent sans doute «la bataille des plages» il y a 4 ans sur la zone Martil-Sebta. C’était un mouvement moderne nouveau, qui a essayé de composer des éléments complémentaires dans l’après-1999:-Modernité (vue liberté comme vertu condensée pendant les congés des familles marocaines au long de 3.500 Km que n’ importe quel mouvement rétrograde ne peut les empêcher d’y aller)-Politique de proximité (conjoncture d’essoufflement de vie partisane vu les attentes manquées des Marocains du gouvernement 1998)-Société civile comme nouveau acteur en la chose publique, ce qui donnait un souffle aux rangs des milieux modernistes en face des fondamentalistes en pleine vitalité. Les participants avaient l’idée qu’ils formaient une protection pour tout le Maroc, afin que tout le monde, émigrants, touristes étrangers, le gouvernement lui-même puissent profiter de la modernisation. C’était un apprentissage de mise à niveau politique sur le terrain.C’était un tissu associatif de gauche, qui voulait donner une relance à gauche du gouvernement, sans tapage idéologique ni démagogie. C’était aussi un effort de pratique régionale comme cadre de programme de travail. Enfin de compte, nous dirons que le centralisme rigide qui est devenu aveugle, vu les tendances opportunistes, attendant des postes auprès des ministres ittihadis. L’élite partisane avait manqué de créativité militante. Ahmed E. Kh.. EnseigneLa propreté de la plage reflète le comportement des estivants. Telle est l’enseigne affichée depuis plus d’une décennie sur l’une des plages du littoral du Gharb, les estivants qui la lisent sont tout simplement dégoûtés ! Sachant la concentration absolument gigantesque des estivants durant la seule période 15 juillet-15 août avec la présence de centaines de commerçants et l’absence quasi totale des agents de nettoyage ! C’est en quelque sorte leur dire que vous êtes responsables du phénomène “saleté extrême” que vous voyez ! Sans compter la plage elle-même où le sable cacherait les déchets cumulés des estivants de plusieurs années successives, alors que des plages dignes de l’être, au nord de la Méditerranée, possèdent des engins qui non seulement ramassent les déchets mais stérilisent le sable avant et durant la période estivale. Si l’on s’arrête à Mehdya, plage la plus en vogue du littoral du Gharb, on assiste durant l’hiver à un phénomène d’ensablement accru ! Au début de chaque période estivale, les autorités de la ville de Mehdya n’ont guère le choix que de remettre le sable balayé à sa plage, fort heureusement, car la mer qui a une mémoire restitue tout le sable qu’on lui enlève ! et comme elle ramène plus qu’il n’en faut et que les arbustes censés stabiliser le sable, par les enchevêtrements des racines qui peuvent atteindre 20 à 30 m ne sont plus là, le sable reste à la merci des vents d’ouest plus rapides, d’où le phénomène de “désertification” de la ville de Mehdya. En réalité, le sable est déstabilisé dans tout le littoral du Gharb ! A Mehdya du moins, la solution existe, elle demande le concours des autorités et des citoyens. A suivre si intéressés il y a!Aziz de Kénitra. Pays saleIl faut un programme pour nettoyer tout le Maroc. Car on a la réputation d’avoir un beau pays qui est très sale. Citoyen

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