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    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:1718 Le 04/03/2004 | Partager

    Le séisme, les leçons

    . Comment aider?Terrible choc, celui que tous les Marocains ont ressenti après le séisme qui a frappé la province d'El Hoceïma. Mais si la nature n'avertit pas en cas de catastrophe, nous sommes maintenant devant un constat: nos infrastructures sont incapables d'affronter des catastrophes naturelles de cette ampleur. Le bilan aurait pu être plus lourd si la tragédie s'était produite dans les zones à forte densité. Mais tout ce que nous voulions savoir, c'était comment aider nos frères et sœurs à El Hoceïma. Nous ne savions pas comment il fallait procéder, ni à qui nous adresser.Ilham, Lyon. Carte des hôpitauxEn cette triste occasion, il est temps de revoir la distribution des infrastructures hospitalières au niveau national. En effet, il est inconcevable qu'à ce jour, la partie Nord comme la partie Sud du Royaume soient tributaires de deux centres hospitaliers considérés comme suffisamment équipés et expérimentés, à savoir les centres de Rabat et Casablanca. Il est donc primordial qu'en prévision de toute sorte de catastrophes naturelles ou autres, les différentes régions du Sud comme du Nord soient dans un rayon d'accès acceptable et «sanitairement» raisonnable. Il est inconcevable que des blessés graves, surtout si leur nombre est important comme c'est toujours le cas dans ce genre d'événement, subissent des trajets et des délais d'attente qui mettent en danger leur chance de sauvetage. Il y a lieu donc de revoir la répartition des grands centres hospitaliers du Royaume et définir les emplacements stratégiques pour la réalisation de nouvelles structures hospitalières universitaires en fonction de l'éloignement des localités à forte concentration de population. Pour ma part, à titre indicatif et sur un simple constat, je pense qu'un grand centre hospitalier universitaire à Agadir est une urgence de même qu'une amélioration des capacités d'accueil dans la région de Fès ou Meknès pour la zone Nord. A bon entendeur salut.A-K, médecin. Dieu et les JaponaisNous sommes à Dieu et à lui nous retournons. Devant les catastrophes naturelles, l'homme se rend compte de sa faiblesse et de son besoin d'un appui spirituel pour faire face au malheur. Prions pour les victimes et inspirons-nous de l'expérience japonaise en matière de séisme pour limiter les dégâts à l'avenir. Amine de Madrid. No commentEffectivement, on se rend compte encore une fois de la fragilité de nos infrastructures. On ne dispose pas de matériels de sauvetage et on s'aperçoit que la région, malgré le fait qu'elle soit répertoriée comme zone sismique, ne dispose d'aucun dispositif adéquat. Nos condoléances aux familles.Houda B., Casablanca. Urgence et préventionUrgence des secours équipés pour secourir nos concitoyens de suite!Prévention par un grand plan de secours national où des catastrophes de ce type doivent être anticipées. Enfin, tout le monde voit aujourd'hui les conséquences des constructions anarchiques, sans routes d'accès ni rues goudronnées, résultats d'années de laxisme et de gabegie!R. Alaoui. IncompétenceEncore une fois, nous sommes devant une manifestation flagrante du Maroc inutile, un Maroc où la population est livrée à elle-même, où des villages entiers sont inaccessibles, où les moyens matériels font défaut. Et encore une fois, nous assistons à l'incompétence des autorités devant des événements extraordinaires. 4 heures avant que les premiers secours ne s'organisent! C'est à croire que des forces obscures inhibent leurs actions!Je crois qu'il est temps de responsabiliser les gens, de former des équipes à même de faire face aux catastrophes, de mettre à niveau les régions et la liste est longue!N. Alami. Dépenses inutiles J'espère que le Maroc sera capable un jour de s'acheter plus de bulldozers, des marteaux-piqueurs et des chiens renifleurs au lieu de faire des recherches avec un petit clou de maçon et un petit marteau, comme on a pu le voir sur la première image venue des lieux de la catastrophe. Je me pose encore une fois la question pour savoir s'il était vraiment nécessaire de renouveler les voitures de service des parlementaires et des secrétaires généraux des ministères au cours de 2003. Ce n'est certainement pas le seul exemple de dépenses inutiles dans notre pays. Je pense que c'est simplement pour cela qu'il existe un décalage entre le peuple et sa supposée élite.Younès. ConstructionsÇa serait intéressant lors des prochaines constructions dans cette ville de tenir compte de la nature du sol et d'améliorer l'infrastructure de la ville, et surtout les moyens de transport entre les villes. Il faut moderniser les installations sur tous les niveaux en tenant compte des possibilités de catastrophes naturelles. Dans la construction de chacune des villes, on devrait prévoir la survenance d'événements pareils et préparer les dispositifs nécessaires pour y faire face.Mounia. Aide insuffisanteNous constatons avec désolation l'absence flagrante de moyens de secours, sachant que des villages n'ont pas été secourus même 11 heures après le drame. Nous nous demandons quelle serait la situation si une telle catastrophe se produisait dans une grande ville? Le Maroc aurait-il les moyens de procéder aux opérations immédiates de sauvetage?Fahd B.. Trop d'officialitésLes deux chaînes nationales n'ont pas arrêté de louer les efforts des officiels, de la Fondation Mohammed V, de l'armée... Si le moment n'est pas à la polémique, il est quand même bien choquant de constater que le temps d'antenne accordé aux fonctionnaires est dix fois celui accordé aux victimes. En tout cas, espérons que les familles sinistrées trouveront le soutien moral de tous les Marocains, et le soutien matériel par des actions du gouvernement. La société civile doit rester très vigilante quant à la concrétisation des actions des officiels marocains, la réalité de leur engagement et son inscription dans la durée. Il est aussi de notre devoir de rappeler aux gouvernants de ce pays qu'ils ont l'obligation morale et politique de trouver des solutions urgentes pour reconstruire, compenser les pertes et prévenir de telles catastrophes. Ils doivent en rendre compte devant les Marocains. L. El Halali


    Arrêtez de dire n'importe quoi!

    . PompiersIl y a 1.200 pompiers qui ont travaillé sur les ruines. C'est une catastrophe importante. Les ouvrages d'art ont tous résisté dans la région, personne n'a voulu le dire, sauf vous L'Economiste. J'ai des amis sapeurs-pompiers qui interviennent dans la région, ils font le maximum. Jamal. CompétenceJe ne suis pas d'accord avec ceux qui critiquent les secours. Je suis un sapeur-pompier et nous sommes en intervention depuis le début. On fait le maximum, mais il faut comprendre que c'est une catastrophe majeure. Arrêtez de nous critiquer gratuitement.Raouf. Rien à reprocherSi vous connaissiez la géographie de cette région, peut-être n'auriez-vous pas dit que les autorités n'ont pas fait ceci ou cela, mais qu'elles n'ont pas pu arriver immédiatement sur les lieux. C'est vrai, la ville d'El Hoceïma est marginalisée depuis des décennies mais la vitesse avec laquelle des dizaines d'engins sont véhiculés sur place est extraordinaire; il y a actuellement un vrai parc de machines de travaux publics venues de toutes les provinces du Nord et de l'Ouest. L'organisation des secours était assurée par des militaires, à mon avis, rien à reprocher et puis à comparer avec les secours en Algérie ou en Iran. On peut dire bravo, nous Marocains, pour notre courage et surtout notre solidarité! R.J.

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