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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2905 Le 20/11/2008 | Partager

Quelle stratégie pour l’export?
. Rapide coup d’œilLe taux de couverture des importations par les exportations, quand il est négatif, n’indique pas forcément une mauvaise situation économique. Si un pays importe énormément c’est aussi parce qu’il a besoin d’alimenter ses usines et augmenter sa production en produits semi-finis ou en matières premières. Je ne sais pas de quoi est constituée la balance marocaine mais il y a fort à parier que le Maroc importe beaucoup de produits de consommation courante et de l’énergie, ceci sans compter avec le système des franchises qui s’étend par tout et pour n’importe quoi.Maintenant comment exporter plus et importer moins:-1er point, il faudra produire des produits exportables dont le marché mondial est preneur. La valorisation du phosphate marocain est l’un des vecteurs les plus apparents.- 2e point, il ne faudra pas oublier qu’il existe énormément d’accords bilatéraux et multilatéraux qui brident le commerce libre. Le Maroc ne peut pas exporter textile, agrumes et légumes comme il veut en Europe. A partir de ce rapide coup d’œil je pense qu’il serait utile de coupler dans une même structure (ministère?) la recherche industrielle, la stratégie des exportations et les relations commerciales avec l’extérieur. Ce sont des briques très liées qui doivent répondre à une cohérence interne et externe sans failles.A. P.. Révision des accordsUne stratégie performante à l’export suppose une remise à plat des choix fondamentaux de la politique économique. Une révision des accords de libre-échange Maroc-UE et Maroc-USA s’impose en tout premier lieu. Il faudra aussi mettre dorénavant l’accent sur le développement des biens et services échangeables (agriculture, industrie). Le fait d’avoir privatisé les sociétés publiques spécialisées dans les biens et services non échangeables ou difficilement échangeables (télécoms, distribution d’eau et d’énergie, le raffinage de pétrole, etc.) est coûteux en devises pour le Maroc. Le rapatriement des profits réalisés par Vivendi, Veolia, Altadis, Holcim, Coral, etc pèse lourdement sur les avoirs en devises du Maroc et explique en partie les fortes pressions qui s’exercent sur la balance des opérations courantes.S. M. . Six préconisationsJ’ai six propositions pour améliorer notre commerce extérieur: 1. Faire sauter le verrou des mauvaises pratiques de l’administration publique en impliquant la hiérarchie bureaucratique dans la vie économique du pays. Passer d’une obligation de moyens à une obligation de résultats assortie d’un système de sanctions pour les mauvais, primes pour les bons.2. Repenser de fond en comble la gestion des relations entre diaspora et patrie en instituant des «vecteurs» de promotion et de soutien des produits marocains à l’étranger (France, Espagne, Italie, Benelux…). Simple à faire à condition de découpler relais économiques et représentations politiques et diplomatiques. Il est établi que le diplomatique et l’économique ne font pas forcément bon ménage tant les différences de culture sont patentes.3. Instituer une Chambre de commerce et d’industrie dédiée à la diaspora et ayant vocation à soutenir (conseils, financements, facilitations administratives…) les relais économiques (agences, entreprises, syndicats professionnels, coopératives…) opérant sur les territoires de nos principaux partenaires commerciaux. Ces relais, animés et dirigés par des personnes issues de la diaspora, seraient autrement plus efficace que nos meilleurs fonctionnaires et diplomates. Comprendre une fois pour toutes qu’il ne suffit pas de parler couramment une langue pour négocier et traiter avec les étrangers, la maîtrise des subtilités culturelles est indispensable et l’âme commerciale l’est autant.4. Intégrer la variable géographique dans la compétition commerciale. Un camion chargé de pastèques ou de pommes de terre récoltées dans la région de Tifelt mettrait moins de 48 heures pour approvisionner une centrale d’achat implantée dans la région parisienne, moins de 24 heures pour arriver à Madrid. La proximité serait un atout considérable si les exportateurs étaient plus réactifs et plus à l’écoute des marchés, si nos fonctionnaires étaient plus efficaces et nos administrations moins tatillonnes.5. Mettre en place un institut de formation de commerciaux et de technico-commerciaux en partenariat avec des écoles et universités européennes. Des cursus de 3 ou 5 ans suffiraient largement pour former des commerciaux de très bon niveau. Mais attention, ces cursus doivent intégrer au moins une année en école/université étrangère et un stage long d’au moins 6 mois en situation dans une entreprise européenne.6. Et pour donner du sens politique et stratégique à tout cela, la nomination d’un ministre délégué chargé de la promotion du made in Morocco et rattaché à la primature ne serait pas absconse. Et cerise sur le gâteau, pourquoi ne pas choisir un ministre issu de la diaspora pour faire coup double?A. B.

Avantages comparatifs

Nous devrions essayer d’exporter ce que nous avons en grande quantité et que nous produisons bon marché par rapport aux autres pays: 1. Le tourisme, quoiqu’en disent les cyniques, le Maroc reste l’un des pays les plus beaux du monde. Dans quel autre pays peut-on skier le matin et aller à la plage l’après-midi? Bon, il faut gérer la prostitution, la pédophilie, les ryads pour porno, le haschisch et autres attractions qui minent les fondements du pays mais cela peut se faire. 2. Les phosphates, cette ressource dont on ne parle pas beaucoup, mais qui, reste, jusqu’à maintenant au moins une propriété de l’Etat: le prix devrait être indexé sur le pétrole. 3. Le vent et surtout le soleil pour l’énergie: il s’agit d’investir le maximum dans ces secteurs énergétiques pour l’auto-suffisance si ce n’est pour l’exportation de l’énergie. Rêveur? Regardez ce que font les Brésiliens, les Portugais, les Allemands et Danois. Nous avons plus de soleil qu’eux. Le facteur Obama va changer le paysage énergétique du monde; c’est le moment pour nous de nous positionner pour l’après-pétrole…B. G.


Affaire ONE
. Le bon fusibleToute installation électrique comprend un coffret de protection dans lequel on trouve des fusibles qui sautent en cas de dysfonctionnement, Maamar en était un, il est grillé. Les hommes qui ne dénoncent pas, qui veulent garder leurs postes en faisant des courbettes à leur hiérarchie finissent par trinquer, le DG de l’ONE l’a appris à ses dépens.K. S.. Les ressources ont fait défautC’est quoi? «Pendons le coiffeur parce que le minaret s’est effondré»! L’ONE a effectivement fait des efforts ces dernières années, les investissements doivent être lourds, mais en face, les ressources ont fait défaut (des factures impayées, les crédits alloués insuffisants, les prix de l’énergie n’ont fait que grimper), en plus d’une forte demande en énergie pour satisfaire les besoins des projets de développement que nous connaissons. Maamar ne doit pas être le seul à payer, où sont les membres du conseil d’administration, le ministère de tutelle, les directeurs des différentes directions de l’ONE. Ce n’est pas en limogeant que le problème sera réglé (sauf s’il y a indélicatesse dans la gestion). Bref, évitons de briser des compétences en lieu et place des véritables responsables.U. O.. La loi du genreNon, je ne crois pas qu’on ait jeté le bébé avec l’eau du bain. Tout directeur général est révocable ad nutum, c’est la loi du genre. S’il estime que sa révocation est abusive, ledit directeur général peut saisir la justice pour faire valoir ses droits et demander des réparations matérielles à la hauteur du préjudice subi. Dans une démocratie en phase de consolidation, le politique doit primer le gestionnaire lorsqu’il s’agit d’une entreprise publique et, a fortiori, d’un office. Ceci dit, l’ONE n’est pas une organisation économique performante et efficiente, loin s’en faut. La gestion des derniers délestages a apporté la preuve irréfutable que, même en matière de communication, les stratèges de l’Office restent des amateurs. Etre diplômé d’une prestigieuse école n’est pas en soi une garantie contre l’échec et encore moins une assurance tous risques contre les dysfonctionnements de toutes sortes. Les manuels de gestion et de stratégie enseignent aux jeunes gestionnaires en herbe la pro-activité. L’ONE n’est pas proactif, n’accompagne pas comme il se doit les transformations de notre pays. Qu’il s’agisse du Perg ou du Peug (Plan d’électrification urbaine généralisée), il reste beaucoup à faire tant sur le plan quantitatif que sur le plan qualitatif. On ne connaît même pas le bilan exact du Perg ni les actions programmées pour qu’enfin tous les foyers marocains soient égaux devant l’accès au courant électrique. Le nouveau directeur général qui a présidé aux destinées de l’Onep ne peut pas se prévaloir d’un bilan glorieux. L’eau potable fait grandement défaut dans nos campagnes. Pour preuve, des millions de foyers ruraux ne sont pas raccordés à l’eau. Mais de quel droit l’Onep continue-t-il à exclure ces citoyens de ce qu’il y a de plus précieux: l’eau, c’est la vie! Les plus touchés par cette punition collective sont bien sûr les plus pauvres qui cumulent tous les handicaps économiques et sociaux et qui conjuguent la privation au pluriel: électricité pour certains, eau potable et routes pour beaucoup, système de soins pour la majorité, écoles performantes pour la quasi-totalité, fracture numérique pour tous.A. E.

Bourse/Dérapages: Tout le directoire à virer!
. A qui doit-on faire confiance?Il ne faut pas virer les responsables de cette affaire, mais la justice doit les poursuivre pour le tort qu’ils ont causé aux investisseurs. A qui doit-on faire confiance dans l’avenir si des mesures ne sont pas prises pour sanctionner les malversations?U. C.. Un bug!Maintenant, on nous annonce que, depuis mars 2008, un bug s’est produit dans le nouveau logiciel acquis par la BVC, et qui permettait de diffuser des infos «interdites» sur le flux des transactions, ce qui a lésé surtout les petits porteurs!!Il est donc temps pour fonder une association, afin de demander réparation: rembourser les pertes enregistrées chez les petits porteurs...F. D.

Ramed: Vos commentaires
. Manque de professionnalismeLe gouvernement devrait instaurer une couverture médicale universelle avec une carte sanitaire informatisée pour éviter les procédures lourdes du remboursement. C’est le cas de l’AMO qui n’est pas du tout pratique d’autant plus qu’il faut anticiper les frais d’un acte médical. A mon avis, la couverture médicale instaurée au Maroc est ambiguë et confuse.R. E.. Que doivent attendre les bénéficiaires?AMO, Ramed… que d’excellentes idées, mais sans que cela empiète sur les acquis des autres mutualistes. Depuis que l’AMO a été mise en place, de nombreux médicaments ne sont pas remboursables. Je suis enseignant à la retraite, j’ai envoyé un dossier de maladie à la Cnops (866 DH =200 DH consultation+ 666DH médicaments). La Cnops m’a remboursé 53 DH sur la consultation. Où sont les médicaments? Et dire que nous sommes affilés à la MGEN et à l’Omfam. Que doivent attendre les bénéficiaires du Ramed?A. A.
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