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    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2872 Le 02/10/2008 | Partager

    Obama/McCain: Le choc des titans

    . Le tiers-monde vient aprèsIl n’y aurait pas de changement dans les politiques. Ce sont les intérêts des Américains qui comptent le plus. Le tiers-monde vient après.M. N. . Rien ne changeraLa politique américaine est bien tracée depuis longtemps. Aucun président ne pourra rien changer. Peut-être la forme, pas le fond. Il ne faut pas rêver.T. I.. L’enjeu est de tailleIls sont plutôt amenés à trouver des solutions pour leur pays, car il ne suffit pas de débloquer quelques centaines de milliards de dollars pour le redressement des institutions financières. L’enjeu est de taille.A. L.. Kif-kifLe Maroc n’est ni Israël ni l’Egypte, pays qui reçoivent des milliards de dollars d’aide. Le premier étant le principal allié des USA, voire un Etat des Etats-Unis, le second très conciliant et pacifique a tiré son épingle du jeu en se démarquant des pays arabes de la région suite à un baroud d’honneur sans succès. Notre pays intéresse les responsables américains pour sa situation stratégique, sa stabilité politique, ses idées modérées et sa tolérance historique. Conclusion: McCain ou Obama c’est kif-kif.K. S.. LobbyismeHistoriquement les relations maroco-américaines ont toujours trouvé faveur chez l’hôte républicain de la Maison-Blanche. La coopération étroite du Maroc avec Bush en matière de lutte contre le terrorisme et la guerre en Irak peut se refléter négativement dans les futurs rapports d’un président démocrate. Mais toujours est-il que, le Maroc trouvera souvent son chemin dans les méandres de la politique américaine grâce à son vaste réseau de lobbyistes.K. D.. Nous devons composer avec le gagnantLe Maroc officiel ne doit en aucun cas prendre parti pour un candidat ou pour un autre. Imaginez les conséquences si on encourage le candidat perdant. Ceci dit, avec un peu de savoir-faire, et beaucoup de discrétion, on devrait avoir des supporters pour chacun des deux candidats. Eh oui! Nous devons composer avec le gagnant quelle que soit son orientation. Maintenant, moi personnellement je préfère mille fois Obama à McCain. Obama reste un homme de l’Establishment, mais il a une approche différente; il est même disposé à discuter avec l’Iran et Cuba sans conditions préalables. Avec cette attitude non arrogante, il pourrait faire accepter l’hégémonie américaine par le monde entier pendant plusieurs décennies. Le monde a besoin d’un «Moustabid adil» ou despote éclairé. Il aura aussi un peu plus de sympathie pour les pauvres de chez lui et du reste du monde. Le capitalisme sauvage a montré ses faiblesses à travers la crise actuelle et même les grands capitalistes reconnaissent maintenant qu’ils ont besoin d’un Obama pour remettre un peu d’ordre, pour rétablir la confiance des petits investisseurs dans le système pour qu’on les arnaque davantage, mais cette fois à petit coup. Ceci bien entendu, si on ne le tue pas comme Kennedy, Martin Luther King... C’est la démocratie.B. G.. Faites votre choixIl faut être clair, ce n’est pas une seule personne qui fait la politique étrangère d’un pays et encore moins aux USA. Il faut tenir compte en priorité de l’entourage que le candidat se constitue et du poids réel des différents lobbies. On a bien écouté le candidat Obama lors de sa visite en Israël déclarer carrément Jérusalem capital d’Israël, plus royaliste que le roi...McCain a choisi des ultraconservateurs comme conseillers et comme vice-président, il est au moins clair sur son va-t-en-guerre et son penchant pour la méthode musclée…Pour ce qui est du Maroc, je vois deux scénarios1) Avec McCain, le Maroc sera sommé de servir de base pour les actions militaires US. Le peuple n’y a rien à gagner, seuls des milieux restreints du pouvoir en tireront des profits pécuniaires mais point de gloire. On se souvient de ce qui s’est passé avec la sous-traitance de la torture après le 11/09. Donc jouer le vassal pour quelques sous afin d’éviter d’être lâché sur le dossier du Sahara (qu’on entretien sciemment pour maintenir la menace) 2) Avec Obama, il s’agit des démocrates, donc peut-être plus orienté négociation tant que les intérêts des principaux lobbies ne sont pas menacés. Le Maroc aurait plus à se justifier sur le dossier du Sahara mais le peuple pourrait espérer être mieux écouté sur les droits de l’homme et la lutte contre la corruption, en tout cas, garder la possibilité d’ouvrir sa gueule.Dans les deux cas, rien qui modifie réellement le quotidien d’un Marocain, par contre sur le plan international et en particulier le Moyen-Orient, la différence sera visible si on considère la question iranienne. Un autre débat.A. P. . McCain vs ObamaQue représente l’un ou l’autre des futurs présidents américains pour notre pays, du moment que c’est le Congrès américain qui décide de la politique américaine à suivre, envers tel ou tel pays. J’avoue que Mme Clinton attirait pas mal de Marocains, par sa sympathie pour notre pays, en tant que personne et en tant que femme d’un ex-président des USA. Au niveau des deux candidats actuels, je pense qu’avec l’un ou l’autre, notre pays doit être diplomatiquement dynamique pour se faire entendre. Le parti pris dans la région maghrébine est à ne pas attendre de la part d’un président américain. Peut-être la veille de son départ. L’intérêt américain prime, et même faire durer un conflit qui entre dans ce cadre, cela demeure un intérêt. Donc, pour moi, Obama ou McCain, sont deux faces d’une même monnaie, ou autrement dit, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.M. U.


    . Casablanca: Vos impôts plus chers! BienvenuePlus d’impôt pour plus d’anarchie et de saleté. Bienvenue à Casablanca.P. N. Pas de visibilitéPourquoi ne pas imposer la «zakat» sur le capital ou le patrimoine des grands richards commerçants casablancais et arrêter de sanctionner les opérateurs économiques. A mon avis, l’Etat qui cherche à alourdir le dos du citoyen pour faire face à ses engagements n’a pas de visibilité dans ses prévisions.R. T. Des étudesFélicitation, pour la création de Casa transport. Je crois qu’il est temps de se pencher sur l’histoire de Casablanca en tant que port et transport. Est-ce que des études existent dans ce sens?B. F.

    Peut-on parler de crise dans l’immobilier?

     J’ai opté pour l’achat d’un terrainLa crise de l’immobilier concerne uniquement le logement moyen et haut de gamme. Les Marocains se sont rendus compte qu’il est suicidaire d’investir dans un appartement de 70 m2 plus de 1 million de DH. Avec une avance de 20%, la traite sera de plus de 4.000 DH sans oublier les frais du notaire, de modifications, et aussi du syndic. Les cadres qui touchent entre 15.000 et 25.000 DH auront des difficultés à suivre leur train de vie habituelle. D’autres préfèrent investir ces sommes colossales dans des projets rentables. Moi personnellement, j’ai opté pour l’achat d’un terrain à usage agricole et préparer ma retraite.T. I. Non!Non! Bien sûr que non! Mais, on peut, par contre, parler d’anarchie, de non-respect des cahiers des charge, de non-contrôle de la qualité, de corruption dans l’opération «Permis d’habiter», de non-respect à l’environnement… Mais quelle crise? La plupart des promoteurs sont milliardaires.B. I. Lorsque les USA ont froid, l’Europe tousseL’immobilier marocain est en étroite relation avec celui de l’Espagne, surtout le sud. Le financement de l’immobilier en Espagne fait généralement appel aux capitaux américains. Cet été, plusieurs banques américaines ont déposé leurs bilans surtout celles qui sont spécialisées dans le financement de l’immobilier.Q. U. Crise ou pseudo-crise immobilière?Peut-on parler au Maroc de crise immobilière? Je ne pense pas, car tous les ingrédients sont réunis par nos chers promoteurs, sans scrupules, qui deviennent de vrais vampires, prêts à sucer le sang du pauvre citoyen, qui cherche un nid pour se mettre à l’abri avec sa petite famille. La situation de l’immobilier au Maroc n’a pas d’égal, car fabriquée de toutes pièces pour faire régner une spéculation sans précédent, basée sur les mensonges, pour faire croire que la demande est importante et sur l’esprit d’évasion fiscale, en empochant des dizaines de millions sous la table. A titre d’exemple, le logement économique de 200.000 DH n’est pas allé en priorité à ceux qui sont à la recherche de logement, et le programme Addoha de Tabriquet à Salé en est témoin, mais en ont profité ceux qui roulent en Mercedes BMW et 4x4, réservent par 5, 6 et plus, contre pots-de-vin, pour les revendre à un prix plus élevé. Alors que ceux qui possèdent un logement ne doivent pas en profiter en principe de ces programmes. Rien qu’avec ce schéma, il n’y a pas de crise, mais une spéculation qui ne laissera jamais l’Etat atteindre l’objectif: logement pour tous. Pour les privés-, n’en parlons pas, ils fabriquent la pseudo crise et croisent les bras, pour faire le forcing à la Direction des impôts qui cherche à s’attaquer au noir.M. U.


    . Réformer l’enseignementC’est vrai qu’il ne faut pas tout arabiser et, le cas échéant, il ne faut pas tout franciser. On restera tributaire de l’Europe, de leurs recherches et de leurs publications. Quand je prends l’exemple des étudiants qui viennent terminer leurs études en France, nombreux sont ceux qui trouvent des difficultés à communiquer, à pouvoir enseigner. Il est vrai que l’arabe est essentiel à un certain stade, mais il devient nécessaire de mettre en place plus d’heures de langues étrangères, un système d’échange linguistique avec d’autres pays européens (un équivalent d’Erasmus), des stages. Il suffit de copier sur les appellations des diplômes, comme c’était le cas encore il y a 2 ans, on doit réformer notre enseignement pour le bien de notre pays et celui des jeunes étudiants.A. Z.. Quelle protection pour le consommateurComment peut-on protéger le consommateur dans une société où les gens agissent à leur guise? Ils sont convaincus que l’argent peut tout régler. Avons nous une société civile à même de défendre le consommateur. Oui, on en voit quand la caméra se promène. La protection du consommateur ne peut être appliquée par la seule loi, les associations doivent exister en tout temps et lieu pour être à l’écoute des victimes de la consommation, avec des personnes bien cadrées et connaissant les droits du citoyen, et le diriger, voir l’accompagner pour recouvrer ses dommages. Alors ne comptons pas sur les seules préfectures et wilayas qui se promènent de temps à autre pour nous mettre la poudre dans les yeux. Protégeons en premier notre environnement, qui souffre en silence de l’émission de gaz et dont la loi sur l’échappement de gaz des taxis, bus et autres véhicules, existe depuis plusieurs années. Commençons par le commencement et protégeons d’abord ce qui se dégrade en silence au détriment du présent et de l’avenir : l’environnement. Le consommateur peut encore se défendre en parlant.M. U.

    . Classe moyenne: Comment l’imaginer?Peut-on parler d’une classe moyenne au Maroc? Comment l’imaginer, en sablier ou en montgolfière? Pour cette dernière, c’est très difficile, car elle englobe une bonne partie de la population. Il faut prendre en compte le taux de pauvreté au Maroc, alors que la classe moyenne doit rassembler une partie supérieure constituée de cadres, des professions libérales… et une partie inférieure incluant le prolétariat. Où est au moins cette partie? Du moment qu’on connaît le taux de pauvreté et de l’informel. Et que doit faire l’Etat pour y arriver, alors que le citoyen moyen censé appartenir à cette classe, assure pour lui et sa famille le minimum vital, avec difficultés d’accès au logement et à un mode de vie décent. Augmentation des salaires? Pas si généreux le gouvernement. Alors on est dans un modèle en forme de bouteille, dont le bout rassemble la bourgeoisie et le reste de la bouteille, englobe la société, de l’ouvrier ou du mendiant au cadre soi-disant supérieur de nos ministères.N. A.

    . Corbeaux, attention à vos plumes!Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.

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