×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Société

Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2853 Le 04/09/2008 | Partager

Aéroports: Vos aventures, vos déboires,...

. RAM/Onda: Tout le travail est pénaliséLa RAM a perdu sa crédibilité, ce qui est très grave surtout avec l’ouverture du ciel marocain aux autres compagnies. En plus, l’Onda investit dans les infrastructures et néglige le suivi et la gestion quotidienne des aéroports ce qui pénalisent son travail et son rendement.R. I.. Service après-venteLa grande différence entre la RAM et les autres grandes compagnies aériennes est la qualité des services en général, et en particulier en cas de problèmes. J’ai perdu à plusieurs reprises mes bagages avec Air France et KLM, et à chaque fois ces compagnies ont pris en charge la livraison de mes affaires à mon domicile. Par contre, des membres de ma famille ont eu la très désagréable expérience de pertes de bagages à l’aéroport Mohammed V. Ils étaient obligés de faire des allers-retours entre Casablanca et l’aéroport pour récupérer leurs bagages dont la totalité a été perdue.M. R.. Les services clients... «vraiment courtois»!J’ai eu la «belle expérience» de perdre un bagage à l’aéroport Mohammed V. Comme d’habitude, les services clients étaient «vraiment courtois» à tel point qu’ils ne voulaient même pas me parler au téléphone. J’habite à Rabat et j’ai dû me déplacer chaque jour pendant une semaine entre Rabat et l’aéroport pour vérifier si ma valise a été retrouvée. Après une semaine de recherche j’ai abandonné. J’ai dû lutter pendant 8 mois pour que la RAM me rembourse.Vraiment, j’ai beaucoup apprécié le service qui nous a gâché nos vacances au bled. Je n’ai aucun commentaire. Je vous laisse, cher lecteur, le temps de commenter.N. D.. Le chaosLe chaos dans les aéroports marocains n’est qu’un signe de notre préparation à recevoir les fameux 10 millions de touristes. Les hôtels souffrent affreusement du manque de personnel qualifié, les aéroports et les restaurants idem. Quelle image voulons-nous donner?E. M.


Femmes médecins: Vos réactions

. Logique des choses«Docteur» est l’un des métiers les plus nobles qui soit. Il apporte les soins nécessaires et aide les personnes malades. Il a une mission humanitaire et sociale avant d’être un fonctionnaire de l’Etat. Qu’il soit célibataire, marié ou divorcé, il doit être disponible là où on a besoin de lui, répondre à ses concitoyens et les aider. Mesdames permettez-moi de vous dire que votre mouvement n’as aucun sens, je peux comprendre que vous ayez des responsabilités personnelles, mais votre métier de Docteur doit prendre le dessus à chaque fois que cela est nécessaire, car vous êtes engagées par l’humanité, l’Etat n’est qu’un intermédiaire.H. A.. Un mari furieuxUn vrai désastre familial. Comment demander à une femme mariée et qui a des enfants, qui a fait plus 12 ans d’études dans des conditions très difficiles et qui veut enfin retrouver un rythme normal de vie, d’accepter de s’éloigner pour 8 ans supplémentaires sans garantie de retour? Avez-vous pensé aux enfants? Aux maris? Comment garantir que cette femme puisse assurer sa mission dans de bonnes conditions alors qu’elle ne peut assurer la sécurité de son propre foyer (risques d’échec dans les études des enfants, problèmes conjugaux?...) Il faut au moins garantir à ces femmes médecins, qui en plus touchent un salaire misérable (9.000 DH) pour un bac+12, de retrouver leurs foyers au bout d’un an. Le ministère de la Santé devra assurer une rotation en vaillant à augmenter le nombre des médecins qui est aujourd’hui très en deçà des normes internationales et même régionales (en 2004 : Maroc : 5,1 médecins pour 10.000 habitants contre 13,4 pour la Tunisie, 11,3 pour l’Algérie et 33,7 pour la France). D’après l’OMS le Maroc fait partie des 57 pays qui souffrent de pénurie grave en médecins. C’est ça le vrai problème que doit résoudre le ministère de la Santé et ce n’est pas les femmes mariées qui doivent assumer l’échec de la politique de santé du Maroc.E. S. M.. Pas des bouche-trous des mutationsLa femme a toujours assumé et continuera à assumer sa responsabilité. Notre engagement de servir l’Etat (nous étions contraintes de signer car il n’y avait pas de postes bénévoles) dit que nous devons le faire pendant 8 ans sans exigence de lieu. Nous continuons à servir l’Etat et nous n’avons pas l’intention de déserter nos postes dans les CHU jusqu’à ce que la justice tranche. La vraie question est: est-ce que le ministère de tutelle a assumé sa responsabilité? Et la réponse est non. Le ministère a mis au point une circulaire en 2008 pour régir les mutations et a laissé les affectations dans le flou total. En sommes, nous ne sommes que les bouche-trous du mouvement de mutation et la circulaire nous est appliquée de manière indirecte.Dois-je vous rappeler que la rétroactivité est interdite?L. A.


Enseignement: Que vaut le programme Najah?

. Le capitaineIl n’y a pas de bon vent pour un bateau qui ne connaît pas sa route et encore moins quand il y a plusieurs capitaines à bord.A. D.. Retour sur investissementJ’ai remarqué que le budget alloué à l’éducation augmente chaque année, et pourtant l’efficacité ne s’améliore pas: taux de réussite au bac, abandon scolaire, orientation dans le supérieur en déphasage avec la réalité de l’économie (cas du tourisme, de l’immobilier, de l’industrie automobile). Le Maroc doit apprendre à mesurer le retour sur investissement parce que nous sommes un pays qui s’endette pour créer de la richesse. Le programme Najah va pouvoir apporter cette vision objective de la mesure du bénéfice.H. A.. Un problème de souverainetéLe vrai mal de notre système d’enseignement réside dans la multitude d’autres systèmes étrangers qui exercent sur notre sol et qui font l’objet d’une succulente attraction des notables et grands dignitaires de l’Etat. Parmi ces fidèles clients, on trouve la progéniture de nos décideurs. Sur ce simple constat, comment voulez-vous qu’un décideur s’intéresse à un secteur dont ses fils et filles ne font pas partie. L’école publique est un orphelin qui ne suscite notre intérêt qu’aux occasions pour lui réserver sa part de l’aumône. A mon avis, c’est un problème de souveraineté.R. D.. Une vraie catastropheMessieurs les ministres, les secrétaires généraux, les chefs de partis, enfin les responsables et décideurs de notre pays : est-ce que vos enfants, vos neveux, vos nièces vont dans les écoles publiques marocaines? Je ne pense pas, car si c’était le cas nous n’aurons pas à frôler la catastrophe. Je suis un responsable RH et je suis affligé de voir le niveau scolaire de nos jeunes (pas vos enfants qui viennent des différentes missions et qui ont donc poursuivi leurs études à l’étranger). Vous êtes simplement en train de continuer à nous mener en bateau avec ces réformes hâtives ou lourdes qui seront encore remises en question. Nous ne demandons qu’une chose : revenir à l’enseignement des années 60 qui était un vrai enseignement de valeur. Tellement de valeur que les écoles de la mission française chômaient. Alors qu’actuellement les gens se roulent par terre (sauf les hauts placés) pour avoir une place pour leurs enfants.M. M.

Des prunes
Notre classement à la 126e place est dû à notre justice et à notre enseignement, ce n’est un secret pour personne. Notre plan Najah vaut des prunes: entre les professeurs qui chaussent des espadrilles du 1er septembre au 30 juin pour courir derrière les heures supplémentaires et ceux qui s’assoient sur une chaise en classe le Coran entre les mains avec comme seul point commun la perception d’un salaire garanti à la fin du mois. Il faut arrêter de nous jeter de la poudre aux yeux. Le chantier des réformes est énorme et la mission du gouvernement est périlleuse car les syndicats guettent et défendent l’injustice.K. S.

Retour à l’heure GMT

. RendementHoraire continue, horaire classique, GMT +, GMT —, GMT tout court....L’important, c’est le rendement!I. U.. Ligue anti-journée continueLe débat est mal cadré.De quoi parle-t-on? D’économies d’énergie, d’efficacité de la productivité? (Enlever ou ajouter une heure pendant 3 ou 4 mois est franchement un détail...)Qu’il me soit permis par cette tribune de m’insurger : Nous ne sommes pas prêts pour la journée continue!!!Comment un pays en voie de développement, à l’orée de l’espoir de devenir un pays émergent pour peu qu’il sécurise sa croissance, se permet-il autant de déni de la réalité? La journée continue n’en est pas une. Culturellement nous ne la vivons pas ainsi. Nous ne sommes pas des lève-tôt, ni des ponctuels -sauf pour l’heure de sortie-, nous déjeunons à notre aise et nous sommes de fervents pratiquants les vendredis, dit-on.Cette gabegie mais surtout cette absence de la valeur du travail, de son respect, et d’accomplissement de soi sont légion. Pas que dans les administrations j’entends... Si l’on peut raisonner, faire raisonner les décideurs pour recadrer le débat de la productivité et des valeurs. Analyser finement les apports et les pertes de la journée continue, arbitrer en fonction du plus important (que veut être le Maroc?) et non en fonction du nombre (revendications syndicales infertiles), benchmarker dans le pourtour méditerranéen auprès des sociétés les plus travailleuses...Qui se mobiliserait pour créer la ligue anti-journée continue?M. E.. Une question de valeurLa vraie question est celle de la valeur qu’accorde notre société au travail. Ramadan, été, aïd, fêtes nationales… tout ceci est un tempo d’un pays et ne doit en aucun cas contrevenir au souci de productivité. Nous trouverons toujours des raisons et des moyens de feinter les charges de travail tant qu’elles seront vécues comme des contraintes et non comme des actes d’accomplissement de soi, quand bien même nous serions à GMT+4.E. M.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc