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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2652 Le 15/11/2007 | Partager

Budget 2008: Vos attentes

 Aucun intérêtQuand j’entends parler de loi de finances, de taux d’inflation, ... je n’y trouve aucun intérêt. Ce n’est que de la théorie. Je me sentirais vraiment concernée lorsque j’en verrais des conséquences positives sur mon niveau de vie et mon revenu. Les citoyens ont tendance à se sentir exclus de ces calculs macroéconomiques et franchement on s’y perd...M.R. Deniers publicsUn impératif obligatoire s’impose comme outil régulier (tous les trois mois) pour contrôler les deniers publics au Maroc. Un groupe de trente personnes de divers horizons est nécessaire pour réguler le système traditionnel défaillant...B.I. Volontarisme démesuréJ’ai suivi avec une très grande attention la dernière déclaration télévisée du ministre de l’Economie et des Finances. A la présentation des grands traits du projet de la loi de finances pour l’année budgétaire prochaine, j’ai noté qu’il serait social. Je veux bien parce qu’effectivement l’économie marocaine doit s’intéresser à sa population qui connaît plusieurs problèmes. Or, cette année, pour laquelle on projette un taux de croissance de 6,8% ne s’annonce pas sous de bons auspices. Le pétrole enregistre des cours jamais égalés auparavant alors que le Maroc est dépendant énergétiquement. La pluie tarde à venir et les agriculteurs ne savent pas comment faire au moment où le nouveau ministre en charge de ce département ne sait pas encore à quel saint se vouer. Les investissements ne seront pas faciles étant donné que les facteurs stimulants ne sont pas réunis. Les recettes fiscales iront à la baisse pour des raisons objectives puisque la production nationale va être affectée à cause de tous ces paramètres et des raisons institutionnelles. Il est question de réduire le taux de l’impôt sur les sociétés et les tarifs douaniers ainsi que l’exonération des logements sociaux, sachant que la première expérience n’a pas été sérieusement évaluée. La bonne volonté est clairement retenue, mais on a le droit de s’inquiéter parce qu’on ne sait pas par quels moyens on atteindra ce taux de croissance tant souhaité.Je voudrais juste rappeler que le système fondé sur la promotion des exportations n’a pas toujours réalisé des exploits pour ceux qui en ont fait leur cheval de bataille. Et j’ajoute que les clignotants de la scène politique internationale sont au rouge. Si jamais une guerre contre l’Iran éclate, toutes les économies qu’elles soient proches ou lointaines vont subir un très sérieux revers. A.H. Du racket organisé Il faut changer d’abord et avant tout la mentalité et l’esprit avec lesquels la loi fiscale en général est appliquée. Votre éditorial «Vieux démons» et celui du 02/11/2007 intitulé «Abus» rendent bien compte de l’état déplorable des lieux. Ce que vous dites à propos de la Douane se vérifie, et mieux, au niveau du Fisc. C’est du pareil au même, sinon pire, car il s’adresse à la masse. En résumé, c’est du racket organisé.M.F.


 Ciel mon guidon!Conduire à Casablanca est devenu un calvaire et relève de la gageure. Des automobilistes, des motos, des vélos, des charrettes, des piétons hargneux, des autobus,… une jungle digne d’un film de science-fiction. Il ne faut pas oublier les trous et encore les trous partout, une circulation surréaliste, des feux de signalisation qui fonctionnent quand ils peuvent, des dos-d’âne placés n’importe où, des policiers dépassés…. Et la liste n’est pas finie. Enfin, quand on arrive chez soi entier, on se dit qu’on est sauvé… pour aujourd’hui. La circulation à Casablanca est infernale et n’est pas du tout digne du standard que l’on veut donner à la métropole. La circulation à Casablanca n’est qu’un exemple supplémentaire du sous-développement. Handicap au développementQuand on demande aux Marocains de fournir une attestation de nationalité pour avoir l’autorisation d’exercer certains métiers, comment voulez-vous que Moukawalati atteigne ses objectifs?U.M. Habitat social: Que de belles promesses!C’est bien joli, toutes ces promesses, mais on n’y croit plus. Avec ou sans exonérations, il y aura forcément des coûts cachés, du noir ou autres à payer. Alors franchement quand on parle de logements économiques!!L.M. Social? Economique?Qu’en est-il de l’écrasante majorité qui gagne au maximum 2.000 DH/mois? N’est-ce pas là où doit agir ce «social»? Pourquoi chaque Marocain doit-il être obligé d’acheter? Ne peut-on pas lui faciliter un loyer modéré proportionnel à son salaire? Va-t-on continuer à encourager (indirectement) l’habitat insalubre et le bidonville?I.B. Touria Jabrane à la CultureUn ministre, au sens noble du terme, c’est d’abord un poste politique, pas un poste de technicien ou de manager. Nommer une personnalité non «istiqlalienne» à la Culture est une bonne chose: de nature peut-être à rassurer les nombreux Marocains qui redoutent cette pensée unique «mytho-arabisante» que ce parti porte et qu’il a, par le passé, déjà expérimentée...pour l’enseignement des enfants des «autres» seulement.Espérons que Dame Touria contribue au développement d’un contenu culturel 100% marocain, utile, compréhensible par tous et accepté par tous. De la culture pour nos douars et dans nos douars, là où on en a le plus besoin. Donnons-lui sa chance. Prions pour qu’elle réussisse. Aidons-la, inspirons-la par des critiques constructives et laissons de côté les procès d’intention et les jugements de valeur. Ce n’est ni utile, ni loyal, ni honorable. Des expériences similaires (le chanteur Gilberto Gil et le footballeur Pelé au Brésil, les comédiens Ronald Reagan ou Arnold Schwarzenegger aux Etats-Unis) ont bien été plus efficaces qu’un bataillon de technocrate sans talent. Jugeons-la sur ses actions, sur la place qu’elle donnera à la nouvelle scène (la relève), sur sa nécessaire prise de distance par rapport aux corporatismes qui minent le secteur, etc. Pour conclure, j’aimerais citer le prix Nobel de littérature de 1960, St John Perse: «Ne crains pas, ni ne doute, car le doute est stérile et la crainte est servile. Au vrai, toute création de l’esprit est d’abord «poétique». Face à l’énergie nucléaire, la lampe d’argile du poète suffira-t-elle à son propos? Oui, si d’argile se souvient l’homme». H.K.

Le football au-dessus des lois?

 Problème de gestionLe foot au Maroc est très mal géré et de plus il est hors-la-loi vis-à-vis des règlements de la Fifa qui ferme les yeux vu le statut particulier du Royaume. Normalement, la FRMF devrait être dissoute et les affaires gérées par des professionnels. Cela fait 20 ans que le Maroc se porte candidat à l’organisation de la World Cup. Résultat: 2 clubs prestigieux ne trouvent même pas où jouer leurs matchs de championnat.H.N. Plus de fermetéAu lieu de perdre leur temps dans les stades et attirer des ennuis à gauche et à droite, ces jeunes devraient aller s’instruire et penser à leur avenir. Personne n’est au-dessus de la loi. Les autorités doivent se montrer plus exigeantes face aux débordements. C’est de la mauvaise publicité pour nos sportifs.Z.F. Changeons de loi d’abordSi on décidait de changer la législation d’abord, je pense que cela mettrait à niveau un bon nombre de pans de ce secteur. Comme vous l’aviez si bien souligné dans votre édition du 13 novembre, le droit des sports dans notre pays est très pauvre avec un texte généraliste qui couvre aussi bien l’éducation physique que les sports. Et donc, cet arsenal laisse prédominer l’amateurisme dans la gestion du sport qui, sous d’autres cieux, est une véritable industrie avec ses lois, ses codes, ses droits et ses obligations.M. A.


Lutte anti-blanchiment: Une belle loi, mais sans outils

 Le ver est dans la pommeL’Etat marocain est-il bien outillé pour prévenir et punir le blanchiment des capitaux? En votant la loi 43-058 en avril dernier, le législateur s’est doté de l’arsenal juridique pour le faire. Mais l’application des dispositions de ce texte est encore en stand-by, en l’absence de l’Unité de traitement des renseignements financiers (UTRF). O.A. AberrationTout le monde sait que l’économie nationale est alimentée en grande partie par des capitaux non justifiés. Leur provenance remonte à l’étranger ou à l’intérieur du Maroc. Une partie est recyclée en investissements (immobilier en général) et le reste est déposé dans les banques. Ces capitaux varient d’un montant à l’autre. Ils peuvent aller de 5.000 DH à des milliards de DH. Et le pire est que ces capitaux sont devenus structurels et les toucher cause une crise. Donc essayer de les contrôler, de les arrêter et de les juger d’un seul coup, c’est fatal pour l’économie nationale. A.I.


 Soyons plus écolos Le problème de la sécheresse ne se pose pas qu’au Maroc mais bien aussi pour toute la planète. L’émission de l’effet de serre abusive est bel et bien la cause de ce changement climatique constaté partout dans le monde. La sécheresse d’Ouad Oum Rabii n’est qu’un petit signe du début d’une misère. Alors, il est temps que le gouvernement agisse en sensibilisant les citoyens à ce problème majeur. Changeons nos habitudes et soyons plus écolos.A.D. Produits bancaires islamiques: Un fosséLe taux d’intérêt doit être en fonction du taux de dépréciation de la monnaie (inflation) et des frais de gestion de la banque dont la couverture de risque.Ce taux ne doit jamais dépasser le double du taux d’inflation, mais dans ce cas, il faudra accepter le principe du taux variable avec les risques que cela comporte à l’image de la crise actuelle des subprimes aux USA. Mais les taux véritables ne peuvent être obtenus que si le marché est transparent et si le marché bancaire est concurrentiel. Les taux abusifs existent, c’est pour cela que je n’ai jamais emprunté au Maroc. Il y a toujours un fossé entre le taux nominal affiché et le taux effectif réel. Ceci est dû au fait que les banques surfent encore sur une chasse gardée et privent l’économie d’une manne nécessaire au développement.J’espère qu’on n’ouvrira pas trop les portes aux banques marocaines pour placer leurs excédents à l’étranger, ce sera une catastrophe. Aujourd’hui, elles ont cette possibilité, mais qui reste plafonnée. Jusqu’à quand?A.P.
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