×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Société

    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2643 Le 01/11/2007 | Partager

    Comment jugez-vous les nouveaux ministres?

     Recul démocratiqueLe gouvernement actuel manque de légitimité et il est loin d’être démocratique. R.K. EchecLe nouveau gouvernement est couronné par un échec flagrant.C.E. C’est logiqueLe Souverain a bien vu. Les partis n’avaient recueilli que 36% des électeurs, il est logique que les technocrates soient bien représentés au gouvernement. La fausse note est celle de la présence de Yazghi et Radi. A.T. Deux attentes du nouveau gouvernement:1) La première déjà prometteuse est celle de la consolidation des pôles d’activité autour de l’environnement. Chapeau aux responsables qui ont veillé à maintenir dans le même ministrère l’environnement, les mines, l’énergie et l’eau. On pourrait espérer une coopération plus étroite avec l’INDH,2) L’insistance sur l’esprit d’équipe au sein du gouvernement. Nos cadres sont trop sectoriels et territoriaux.Le message doit être fort et clair d’en haut pour signifier à tous les commis de l’Etat qu’ils n’ont pas le droit de dilapider les ressources du pays. Leur «budget» ou domaine d’attribution est pour servir le pays et non les intérêts des responsables.Sinon, on peut continuer l’excellent travail que Jettou a déjà entamé.H.E. Comme une équipe de foot...Tout dépendra de la capacité de ce gouvernement à travailler comme une équipe de football, avec un coach, des attaquants, des défenseurs, et avec un objectif commun: marquer des buts, gagner les matchs, remporter des coupes... Les profils de ce gouvernement sont tellement divers et la plupart des technocrates ministres n’ayant pas d’expérience des ministères, on risque de voir des tensions entre:-d’un côté, les politiques politiciens qui connaissent l’expérience de ministre mais qui ne vont pas faire grand-chose,- de l’autre, ceux qui ont les compétences, les visions, mais qui risquent de se heurter aux manoeuvres politiciennes.La «polarisation politique» du Premier ministre et le fait que le Mouvement populaire (MP) soit dans l’opposition, risque de remuer les grognes syndicales, et les consensus risquent d’être longs à trouver. J’ai bien peur qu’il n’y ait de grandes perturbations concernant le rythme des chantiers que notre pays a ouvert tout azimuts.M.S. Plusieurs constats1er constat : le nombre. Pourquoi 34 ministres, Premier ministre compris ? Est-ce que ce chiffre se justifie par la charge de travail ou par l’importance des exigences des partis pour avoir une part de gâteau plus conséquente ?Si nous appliquions notre ratio, nombre de ministres/population, soit, au Maroc, 882.000 habitants par ministre, le gouvernement chinois serait composé de 1.474 ministres!Il est bien dommage que les intérêts personnels priment sur les intérêts nationaux.2ème constat : L’âge. L’âge moyen de l’équipe est de 53 ans, ce qui est important, car, à 50 ans, on est moins performant qu’à 30, et à 60 moins qu’à 40 ans, mais à 72 ans, c’est le suicide. C’est une honte pour le parti USFP et ses membres d’avoir délégué deux personnes de cet âge pour les représenter; n’ont-ils pas plus jeunes? Je n’ai rien contre cet âge, j’ai moi-même 70 ans et je sais ce que je dis. Je travaille toujours mais je me rends au bureau quand j’ai envie; or le pays n’a que faire de ministres qui travaillent quand ils auront envie. Je confirme que c’est une honte.Ghallab nous a prouvé l’importance de l’âge jeune. A 33/34 ans, il a réalisé des merveilles en faisant d’une entreprise épave toujours déficitaire (ONCF), une entreprise organisée réalisant des bilans positifs qui feraient rougir les meilleures entreprises privées. Il a renouvelé cette prouesse au niveau du ministère qu’il avait occupé et qu’il occupe toujours. Pour information, il est âgé aujourd’hui de 41 ans, c’est le benjamin du gouvernement Abbas. En faut-il plus pour convaincre les patriarches ?3ème constat : la majorité. Le gouvernement Abbas restera à la merci du groupe des SEP (Sans Etiquette Politique) qui se trouve être dans l’opposition et qui sera choyé aussi bien par l’opposition pure et dure que par la «majorité».4ème constat: les ministres caméléons. Il est dommage de constater que certains ministres changent de couleurs en fonction de la présence ou non du MP. Peut-on faire confiance à un ministre qui renie son appartenance? Ainsi est fait le Maroc aux multiples faces. B.S.


    Le feu aux poudres

    J’aurai préféré un gouvernement avec une Primature istiqlalienne mais sans Maître Abbas El Fassi qui commence avec deux gros handicaps et non des moindres:1- L’âge: son profil courbé ne me met pas en confiance, surtout à un moment où, nous autres Marocains, avons besoin d’un Premier ministre de tous les défis. Le parti de l’Istiqlal grouille de potentialités et de compétences tel les Hjira, Douiri, Ghallab et consorts.2- L’affaire Ennajat dont tout le monde parle encore et qui risque de mettre le feu aux poudres.Je crois dur comme fer que certains postes n’ont pas été bien servis à l’image de celui de la Santé où les liens familiaux ont primé sur l’intérêt général. Yasmina Baddou n’est pas la femme de la situation: avocate, elle est loin de cerner un dossier aussi épineux que celui de la Santé publique. Je dirai, par contre, que Touria Jebrane est à sa place à la Culture.Il va sans dire que Yazghi a commis un grand tort d’accepter un ministère d’Etat sans portefeuille. Chose qu’il avait, lui et son parti, largement critiquée du temps où Abbas El Fassi avait accepté l’offre. Notre espoir est que les directives Royales permettent à Abbas El Fassi d’assurer un bon décollage et un bon retour sur terre.M.I.


    L’Union méditerranéenne: Coquille vide ou projet ambitieux?

     Une collaboration avant toutJe ne pense pas qu’il y aurait union. Une collaboration est fort possible entre le Maroc et la France. Tout dépend des pays riverains qui ont une lourde responsabilité envers notre très cher Grand Maghreb.A.D. Rappelons-nous de la crise de l’île PersilLe projet EuroMed ne pourra pas se faire sans le Maroc et l’Algérie, et sans Israël et la Palestine. Dans cette attente, il vaudrait mieux regarder en profondeur le projet Grand Maghreb, c’est par là que cela doit passer. Le reste, qu’on le veuille ou non, demeurera supplanté par le mercantilisme et les accords bilatéraux. L’Europe ne se résume pas à la France et à l’Espagne, elle est devenue plus compliquée à 25, autant commencer par puiser l’énergie qui est en soi. Rappelons-nous comment le Maroc a été traité par l’Europe lors de la crise de l’île Persil..!! C’est l’intervention de l’allié outre-Atlantique, et non pas celle d’un pays méditerranéen qui a fait la différence.A.P. TGV marocain: Où est la bonne donnée?Sur les ondes de la radio, on a déclaré qu’il s’agit d’un contrat pour la réalisation du TGV de Tanger à Casablanca et, dans certains journaux, on cite le TGV de Tanger à Marrakech. Cela fait quand même une sacrée distance de Casablanca à Marrakech. Où est la bonne donnée ?A.S. Passer du concept à la réalitéFeu Hassan II l’avait compris il y a très longtemps. Notre arrimage à l’Union européenne est quasi naturel, et pour les deux partenaires.Aujourd’hui plus qu’hier, nous avons un rôle fondamental de lien entre le nord et le sud de la Méditerranée. Ce qui est une formidable aubaine pour notre développement.Le contexte mondial aujourd’hui fait que l’UE également a besoin de cet arrimage euroméditerrannéen :-pour la stabilité politique et sécuritaire,-pour la lutte contre le terrorisme (oeuvrer pour développer des liens culturels forts),-pour l’accélération de la modernisation des différents Etats.La France et le Maroc sont très bien positionnés pour passer du concept à la réalité. Il faudrait y associer Madrid également.N.M.


    Une agence de contrôle des prix en projet

     Un singe de plus sur l’épaule!La mise en place d’une agence qui contrôle les prix est une action ridicule et superflue, d’autant plus que des services étatiques officiels existent à cet effet dans toutes les provinces du Royaume. En conséquence, une question, aussi bien pertinente que légitime, se pose d’emblée avec une grande acuité : A quoi servent les walis et les gouverneurs s’ils ne veillent pas à éradiquer toutes les transgressions multiformes constatées dans leurs zones respectives de compétence, y compris celles ayant trait à la flambée des prix hors normes que ni l’entendement ni la réglementation en vigueur n’acceptent? La naissance de cette éventuelle Agence ne pourra que concourir à un autre gaspillage incontrôlé des deniers publics, de par sa logistique matérielle et humaine à mettre en oeuvre. Donc, aux autorités existantes concernées (y compris les centrales hiérarchiques juridiquement et politiquement intéressées) par ce volet, de jouer pleinement leurs rôles dévolus en la matière, pour ne pas dire d’accomplir simplement leurs devoirs pourtant rémunérés à juste titre depuis belle lurette. E.S. Restructuration de l’environnementUn projet d’Agence pour le contrôle de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments existe depuis 2003. Le projet, mené avec l’aide de la FAO, fait suite à une demande, au plus haut niveau de l’Etat, pour accompagner le Maroc dans ce domaine, et le mettre au niveau de ses principaux partenaires, notamment européens. Le travail technique a été réalisé dans les délais, et les résultats du projet soumis aux autorités compétentes:-création d’une agence (ACQSSA) qui va hériter des prérogatives des diverses administrations impliquées d’une façon ou d’une autre dans ce domaine;-création d’une instance d’évaluation du risque dont les rapports, les études et les avis seront pris en considération par l’ACQSSA pour mener ses activités de gestion des risques;-préparation de la loi ainsi que des décrets d’application qui permettent de mettre l’ACQSSA dans les faits;-mise en place d’une feuille de route permettant de gérer la période transitoire.Comme on dit au Maroc, on réfléchit beaucoup et on agit moins et tard.Le besoin pour une restructuration de l’environnement du contrôle de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments est ressenti par tout le monde. Néanmoins, chacun veut bien que les effets du changement ne puissent l’atteindre.Chaque département, chaque direction, chaque service, chaque fonctionnaire est jaloux de ses prérogatives, de sa parcelle de pouvoir, de ses platebandes, de ses intérêts, et fait tout pour tuer dans l’oeuf les bonnes idées et les bons projets. Il faudra certainement attendre l’implication personnelle de chef de l’Etat pour que les choses prennent la bonne direction. Que de temps perdu, que de ressources dilapidées, que d’espoirs déçus !S.N.


     La CDG dans VivendiPersonnellement, je ne vois pas l’intérêt de cette opération! Il n’y a, à priori, aucune synergie industrielle entre les deux groupes. Avec 0,6% du capital de Vivendi, la CDG sera à peine classée 9e ou 10e parmi les actionnaires principaux. Mais, par contre, 2% du capital va consolider les parts de Vivendi à 53% dans Maroc Télécom. En France, les syndicats auraient crié au scandale parce qu’il s’agit d’un service public. Mais nous sommes en train de vendre la première entreprise du Maroc aux français!! Et d’autres champions nationaux vont suivre !! Le gâteau sera mal digéré... M.L. MRE: Association des immigrésNos MRE sont victimes de plusieurs maux sociaux. La seule alternative pour sortir de cette situation est de se regrouper en association pour pouvoir défendre leurs droits.R.D. Qui maîtrise la bourse des grains?Allons... allons, un peu de rigueur cher Economiste. Le Maroc ne peut pas influencer les cours du blé plus que l’Algérie, par exemple, car ce pays importe autant que le Nigeria et plus que la Chine. Il ne pourra pas influencer les cours autant que le Moyen-Orient qui est le plus gros importateur. Le Maroc, de mémoire, importe 2 millions de tonnes, alors que l’Algérie 4MT et l’Egypte 7MT.Les principaux exportateurs sont les USA, l’Australie le Canada, l’UE et l’Argentine.Si les cours augmentent aujourd’hui, c’est à cause de 3 facteurs principaux :-La sécheresse, notamment en Australie, qui risque 25% de sa récolte;-De plus en plus de terres sont consacrées au biocarburant, donc moins de récolte;-La Chine dont le niveau de vie augmente et donc sa consommation alimentaireLe corollaire en est le renchérissement du pétrole;Ces facteurs ont fait que le prix du blé a triplé en 3 mois, c’est fou.. !!Le consommateur marocain ferait mieux de trouver des produits de substitution et réduire sa consommation, au lieu de se goinfrer à longueur de journée...Si la consommation mondiale moyenne est de 100 kilos par an et par habitant le Marocain, lui, consomme 200 kg !Faut-il subventionner le consommateur, même dans ses excès.. ? Non ! D’autant plus que c’est mauvais pour le diabète !!(un autre sujet)O.U.
    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc