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    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2490 Le 22/03/2007 | Partager

    Politique: Quel intérêt?

    ■ Après ma retraiteJe m’intéresserais à la politique quand j’aurais atteint l’âge de la retraite. Surtout, si nos jeunes dirigeants de partis (Aherdane, et les autres) veulent bien instaurer un système de relève et non pas «à vie» dans leurs partis.K. M. ■ Patienter jusqu’en 2082Vous demandez notre avis! Que dire de plus que ce que disent déjà les résultats des sondages que vous évoquez: 73% des jeunes (et moins jeunes aussi) sont éloignés de la politique grâce à nos «jeunes zaïms» octogénaires (Aherdane, El Yazghi, Osman, etc.) et que 60% de ces jeunes n’ont pas confiance en la politique. Ce sont là des résultats très encourageants qui prouvent que nos zaïms pétrifiés remplissent à merveille le rôle que le Makhzen leur a assigné contre quelques privilèges. A savoir éloigner le plus de monde possible de la politique. Alors disons BRAVO à nos zaïms…Donc pour un changement probable, nos jeunes n’ont qu’à patienter jusqu’en 2082. C’est déjà demain.A. F.■ Aucun intérêtLa politique est le monopole exclusif et à vie de certaines personnes dont le seul souci est d’exploiter toutes les occasions pour s’enrichir encore plus. Donc c’est une pègre, une mafia à de très rares exceptions. Alors pas pour moi, merci.H. N.■ A quoi sert le Parlement?Il y a une question simple mais fondamentale à laquelle ni les supposés électeurs ni les supposés élus n’ont pas eu encore de réponse pratique et convaincante pour rendre l’acte politique important et sérieux. Cette question est: à quoi sert le Parlement?? Pour les deux (électeurs/élus) siéger au Parlement n’est qu’un moyen d’avoir un salaire confortable et la possibilité de servir ses propres intérêts. L’expérience l’a prouvé. D’ailleurs, on entend souvent dire par les électeurs que tel ou tel parlementaire s’est engraissé mais n’a rien fait. Aussi entend on les élus avouer qu’ils ne peuvent rien faire pour tenir les promesses des campagnes (lorsqu’il y a promesse). Résultat: tout le monde se donne raison et l’acte politique en lui même est discrédité, et les déceptions sont la règle. Vu d’en haut, tout ceci paraît normal dans un pays où les analphabètes et les ignorants sont majoritaires, diraient les candidats qui réussissent d’office et systématiquement.C. T.■ Sondage absurdeLa politique est l’acte quotidien de toute personne, d’où l’absurdité du résultat du sondage de Daba 2007, qui me paraît trop superficiel, voire faux: 73%de marocains se soucient peu ou pas du tout de la politique! Çà, c’est le comble! Si c’est vrai, c’est une bombe à retardement qui attend les hommes politiques. Aussi dois-je apporter à cette question de Daba 2007, une correction de terminologie qui consiste à dire: Quel intérêt accordent les marocains à la gouvernance et non à la politique qui est leur pain quotidien? Aussi le sondage de L’Economiste/Sunergia, était-il plus explicite et plus éloquent, puisqu’il a traité un échantillon (les jeunes) et un état d’esprit (la confiance). L’indifférence politique ou la passivité tout court, est une pathologie grave qui peut saper tout système sociétal. Aussi faudra-t-il instaurer un système rotatif de renouvellement périodique des élus, même au niveau des Communes et du Parlement, pour permettre aux électeurs de prendre leur revanche en cours de route et non attendre six longues années (voilà la vraie source du désintérêt) pour pénaliser des politiques véreux ou menteurs... Dans tous les cas, le sinistre sondage de Daba ne peut tranquilliser ni ceux qui gouvernent, ni ceux qui ont été sondés, ni nous, qui avons été surpris par le caractère superficiel du travail. Donc, il vaut mieux se positionner d’un autre côté pour appréhender suffisamment l’aspect du désintérêt à la politique politicienne. Aroussi Chentoufi Ahmed■ Campagnes préfabriquéesLe désintérêt des Marocains vis-à-vis de la question politique s’explique par le fait que les doléances des différentes couches sociales n’ont jamais été réalisées. Les leaders des partis ne tiennent pas leurs promesses. A chaque campagne électorale, on entend le même discours vide de sens et les mêmes stratégies réchauffées et resservies. Ils ne cessent de promettre que l’avenir sera meilleur et que toutes les problématiques seront résolues: moins de chômage, meilleurs salaires, éradication des bidonvilles, plus d’emploi à travers les investissements extérieurs, alphabétisation du monde rural… Or la réalité est autre. Et cela tant que ces figures charismatiques ne rechercheront que leurs profits personnels sans laisser de chance aux futures générations de prendre la relève. Les jeunes ont perdu confiance dans ces campagnes préfabriquées. Il reste tout de même une lueur d’espoir pour les nouveaux partis qui n’ont pas une grande expérience dans le domaine politique.M. K.


    Législatives 2007: Quel est votre parti favori?

    ■ Le parti des sans-partiCelui qui rassemble la plus grande majorité de l’électorat marocain. Celui qui n’a pas eu pour géniteur Basri ni pour mère porteuse Addakhilia. Rare parti à n’avoir jamais bénéficié du système du quota, ni du parachutage de poupées gonflables. Unique parti à n’avoir jamais usé de l’argent (propre ou sale) pour corrompre les candidats ou les votants. Hassouna■ Sur la base des programmesPour participer et donner ma voix à celui qui le mérite, chaque parti doit dévoiler son programme, et surtout le profil des candidats. Je leur conseille de lancer des offres de candidatures pour de nouvelles recrues, parce que les anciens joueurs ne méritent aucune admiration. Sinon, le public ne fera pas le déplacement le jour du match. Zouad■ Zaims décrépisQuelle perspective fort peu réjouissante que celle de devoir se farcir les mêmes zaïms décrépis mais non moins collants à leur zaâma jusqu’à ce que mort s’en suive. Quel cauchemar! Leur seul mérite est d’avoir dégoûté la majorité de notre jeunesse (d’hier et d’aujourd’hui) de la politique et d’avoir poussé toute une frange de cette jeunesse dans les bras des barbus et autres illuminés. La solution? Simple. Les prendre au mot et faire précéder la révision constitutionnelle par une dissolution de leurs groupements nommés partis et imposer des critères stricts à la formation de nouveaux partis: rayonnement géographique, nature et qualité des programmes, quotas des femmes et des jeunes, niveau scolaire des candidats et des membres du bureau politique, etc. Ce n’est qu’une fois cette révision réalisée qu’on pourra songer aux législatives. A défaut, nous continuerons à perdre notre adhérence au XXIe siècle à cause de la nature rechapée de ces zaïms.❏Zenfri


    Grâce royale: Votre avis

    ■ Moins de laxismeJe pense à un système moins laxiste. Les intégristes ne doivent en aucun cas êtres libérés ou graciés. L’Espagne, pays démocratique, applique aux intégristes, islamistes ou criminels de l’ETA des peines de prisons de plusieurs centaines d’années. Ces gens n’ont pas le droit de terroriser la population et doivent en être écartés à tout jamais.Y. R.■ Un système à assainir Il est de notoriété publique que les grâces royales sont soumises à un système de sélection dont le moins que l’on puisse dire, est qu’il est aléatoire pour ne pas utiliser d’autres termes plus explicites. Depuis l’intervention de «Soltane Tolba» en faveur des condamnés dans l’affaire des huiles de Mekhnès jusqu’aux diverses interventions plus ou moins innocentes, le fait est que le système doit être assaini, revu, repensé et surtout mieux contrôlé. Hmida El Maghribi■ Quand les fauves retournent dans la brousseC’est une bonne chose, quand on se place des côtés des familles et surtout quand ces prisonniers sont de simples citoyens. Ils se sont retrouvés derrière les barreaux faute de payer une dette ou autre délit qui peut être celui de tout un chacun. Mais quand il s’agit de criminels, la prison ne fait que les aiguiser et ils sont lâchés dans nos villes comme des fauves dans la brousse et les citoyens en sont victimes. C’est très grave. L’insécurité dans nos villes est générale.Citoyen■ FavelasIl importe de réexaminer le processus de qualification des dossiers présentés pour la grâce royale et les possibilités de corruption et de «copinage» dans ce système. Il faut être ferme et intransigeant avec les coupables de meurtre aveugle. D’un autre côté, les inquiétudes demeureront tant que certaines causes directes et indirectes ne sont pas résolues, il est quand même saisissant de constater que nos kamikazes viennent pour la plupart du même quartier depuis 2003!!! Sidi Moumen évoque réellement tous les clichés qu’on entend des favelas ou n’importe quel faubourg du tiers-monde. L’une des raisons réside peut-être dans le mal de vivre et le manque de perspectives chez les jeunes!? Mais rien ne justifie le meurtre d’innocents. A. B.■ Grâce à qui la mérite!Un «marché des grâces»? Bien sûr que ça existe depuis toujours au Maroc. Mais M. Dilami, il s’agirait plutôt ici d’un mauvais calcul (gracier des terroristes) de la part des autorités marocaines. Celles-ci avaient cru, naïvement, que cette initiative allait avoir un effet positif sur les individus relaxés. Ce sont des «Monstres de Destruction Massive», d’une nature toute autre qu’humaine. Ils ne veulent pas de la vie parce qu’elle est, pour eux, une notion vide de sens. C’est la mort, la leur et celles des autres, qui les fascine. Donc que ce soit en prison où ailleurs, ils ne cesseront d’y rêver. Elle est l’ultime objectif de leur existence en tant qu’êtres, pourvu qu’ils méritent d’être appelés de la sorte. C’est pour cette raison, justement, qu’ils n’auraient jamais dû être libérés. Revenons à cette idée des autorités de grâcier ce genre d’individus. Je souhaite que le cas de ce 11 mars leur servira de leçon… si elles veulent faire éviter aux citoyens le pire. C. T.■ Echec totalMerci d’avoir évoqué ce sujet. Il ne suffit pas de parler que du phénomène terroriste, il faut parler aussi de la solution. J’ai été choqué, comme tout le monde j’imagine, d’apprendre que le terroriste en question avait déjà séjourné plusieurs années en prison. C’est une preuve que la répression, à elle seule, ne résout pas le problème. Evitez les excès de zèle, en condamnant les suspects à des peines très lourdes. Si – et j’insiste sur le si car ce n’est qu’une hypothèse –, s’il y a une application injuste de la loi pour les accusés de terrorisme, ils seront confortés dans leurs opinions extrémistes et trouveront un motif de se venger à leur sortie de prison. A mon avis, il faut agir par la sensibilisation et l’éducation, à l’école, à la mosquée et à la télé. Nous devons faire comprendre aux gens que le terrorisme est contre la vie, contre la religion, contre la civilisation… Nous avons tous pour devoir de le combattre. Il vaudrait mieux prévenir que guérir, lorsque un attentat se produit, c’est un échec pour toute la société. Les idées noires et folles dans la tête des terroristes ne disparaissent pas qu’avec de la prison. Ce sont les idées qui peuvent faire disparaître d’autres idées.❏A. L.. Recruteurs de paumés La grâce royale doit continuer d’exister, mais c’est le système de sélection qui doit être complètement revu. Tout condamné pour atteinte à la sécurité des citoyens et du pays doit en être exclu définitivement. Mais deux questions restent sans réponse aujourd’hui: 1) La commission ayant désigné les personnes bénéficiaires, lesquelles se sont avérées récidivistes, a-t-elle été entendue pour justifier son choix? A-t-elle monnayé ce choix? Cette commission doit payer. C’est une faute professionnelle grave. Elle a été incompétente, quelles que soient les personnes qui la composent. Si elle ne rend pas compte, elle recommencera à proposer d’autres criminels.. 2) Nous manquons d’informations sur les motivations de ces jeunes, terroristes malgré eux. Pourquoi attaquent-ils leur propre pays? Nos partis islamistes sont-ils clean dans cette affaire? Je crois que tout parti, quelle que soit sa tendance doit s’interdire d’utiliser la misère des jeunes pour les dresser contre leurs concitoyens et en vue de bénéficie de leurs voix. Dernière recommandation: les recruteurs de ces «paumés» ont mieux travaillé que nos services de sécurité. Ils sont arrivés à convaincre des pauvres jeunes à se sacrifier pour une cause qu’eux seuls connaissent. Quelle est cette cause? Tant que nos services de sécurité n’auront pas anticipé la programmation des attentats, nous resterons vulnérables. En excluant de la liste des grâces royales tout condamné pour terrorisme. Cela compliquera la tâche des recruteurs qui auront eux aussi du pain sur la planche pour convaincre les candidats au sacrifice.❏ B. Serhani


    ■ Transport routier: Les limites de la grève Tout en réagissant, je souhaite rappeler certains points fondamentaux:1) Pourquoi notre système législatif est-il inefficace? Nous peinons à créer une loi. Une fois votée, elle est «rangée» pour devenir applicable un de ces jours.2) Les grèves qui risquent de mettre à genoux l’économie devient un véritable danger. Les grévistes doivent savoir qu’il y a des limites à ne pas dépasser. La loi est là pour le rappeler.3) Négocier une fin de grève dans les conditions rapportées par les médias est une défaite pour tous les Marocains, y compris Si Karim Ghellab. Comment peut-on accepter de passer l’éponge et remettre en cause les décisions prises à l’issue de fautes graves commises par ces camionneurs en grève et de leur promettre une loi élaborée sur mesure? Je suis déçu, car je constate qu’il suffit de menacer de mettre en danger tout un pays pour que nos responsables soient prêts à revenir sur ce qu’ils avaient fait et estimé légitime.B. Serhani■ Liberté de la presse: L’Etat tuteurDans les pays démocratiques la «liberté de la presse» est synonyme de «liberté d’expression», qui est un droit inconditionnel. Au Maroc, la liberté de la presse est un droit qui n’a pas encore atteint l’âge de la majorité. L’Etat au Maroc se considère encore le tuteur et l’initiateur des médias. Il n’y a pas de liberté de la presse dans notre pays, ça c’est clair. Les médias, en général, sont un outil de propagande et de manipulation de l’opinion public. Personnellement, je crains que le futur «Code de la presse», enchaîne plus la liberté d’expression qu’autre chose. Mettre en place un Code de la presse veut dire encadrer et diriger la liberté d’expression vers ce que le système souhaite. Alors vive la liberté d’expression!Y. M.■ Vieillissement: On subit tous les mêmes loisCela montre que nous sommes dans le cas de toutes les sociétés humaines, à économie intermédiaires ou développés. Nous subissons les mêmes lois et tendances, en ce qui concerne la démographie. Réduction de la population rurale en terme relatif avec son augmentation faible en terme absolu. Le vieillissement ou plus exactement l’allongement de la durée de vie au delà de 60 ans (passant de 8% en 2004 à 15,4% en 2030), ce qui est le signe d’une certaine amélioration des conditions de vie en général. Le niveau de l’évolution de la population active, le poids de l’analphabétisme et la dominance encore de d’offre d’activité par le secteur primaire aussi la structure de tertiaire qui est encore dominé, dans plus du tiers, par le commerce… sont autant de défit à relever par l’Etat et le privé afin de s’approcher dans le domaine des ratios des pays développés.❏ M. B.

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