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Société

Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2475 Le 01/03/2007 | Partager

Condamnation de Slimani: Trouvez-vous cela juste?

 Viol de la nation...Condamner Slimani ou les autres à 10, 30 ou 100 ans de réclusion ne résout pas du tout le problème de la corruption. La question qu’il est légitime de se poser est, comment et pendant si longtemps Slimani et consorts ont pu opérer sans être dérangés. Puis notre justice fait du grand tapage en attendant les autres affaires. De prévention, il n´en est nulle question dans ce débat. Alors, tant que le système est corrompu et tant que Slimani et les autres (d’aujourd’hui et à venir) ont puisé, puisent et puiseront dans ce puits sombre, il ne faut pas les blâmer. En outre, si punition il y a, c’est alors tout le système administratif, fiscal, etc. qui doit rendre des comptes. Si on doit comparer cela au viol, dans le sens moral du terme, alors le viol est une situation quotidienne car au-delà des deniers publics usurpés, les corrupteurs et les corrompus violent toute une nation. Alors pour être plus efficaces, libérons Slimani et utilisons-le pour qu’il nous enseigne les tares du système. Il serait plus rentable.Dr Zoubir Pas de recyclage des pratiques vétustes Comme quoi notre justice a encore beaucoup de chemin à parcourir avant de gagner son indépendance. Mais faut-il le rappeler, Slimani et consorts sont «victimes» d’un système que leur clique, celle de Basri, a mis en place et renforcé des années durant et qui s’est illustrée lors de la fameuse campagne d’assainissement dont l’économie marocaine porte encore les stigmates. Espérons que la Cour suprême saura se jouer de ces règlements de compte politiques pour rendre justice à ces reliques d’une époque à jamais révolue et surtout pour signifier à certains nostalgiques du système Basri que notre jeune démocratie refuse le recyclage de pratiques et de valeurs antinomiques aux siens.A.M. Vive la justiceLa condamnation de Slimani à 16 ans de prison ferme et la confiscation de ses biens, de ceux de son épouse et de ses enfants, peut être qualifiée de juste. Par le seul fait qu’elle a été prononcée par un magistrat indépendant et jouissant d’un privilège premier qui est admis par toute la profession ainsi que les us et coutumes de droit, qu’est «l’intime conviction du juge», outre les multiples articles du code pénal et de la jurisprudence. Slimani n’a été jugé que pour quelques délits et crimes dévoilés. Notre pays reste toujours trop clément à l’égard de ses enfants malhonnêtes!... Slimani a profité de sa parenté avec Basri pour mettre, main basse, sur beaucoup de terrains domaniaux, même au nord du pays, et les a vendus à ses pairs, qui les ont mués de zones vertes à des zones lotissables!... Slimani a fait beaucoup de tort à notre pays qui aspirait à plus de démocratie et à moins de souffrance de la classe laborieuse. Il sait bien que le châtiment dernier sera éternel et plus dur à subir. Vive la justice, ses attendus et ses prononcés dans notre jeune démocratie.A.R. Il faut payer «cash»!Le verdict prononcé à l’encontre de Slimani est juste pour la simple raison que les deniers publics sont dilapidés de façon alarmante et que toutes les personnes impliquées dans ce genre d’affaires doivent être sanctionnées sévèrement. Ça sera une leçon à retenir pour quiconque tente de badiner avec l’argent du peuple et incarne la politique «après moi le déluge». Un gouverneur, un président communal ou un responsable, au sens le plus large du terme, qui vide les budgets pour garantir la vie de ces progénitures ou détourne les fonds dans des banques mondiales à l’extérieur doit payer cash l’expérience pour barrer la route aux autres énergumènes cachés qui guettent l’occasion pour gonfler leurs montants bancaires. Dans un pays où la corruption gagne du terrain et où notre image est totalement noircie par ces actes de je-m’en-foutisme, ces peines lourdes vont certainement corriger ces comportement: maladifs responsables de la précarité de notre société. Si nos infrastructures sont fragiles et défaillantes c’est à cause de la présence de Slimani et de ces coéquipiers. Ce n’est que l’arbre qui cache la forêt tant que plusieurs dossiers ont besoin d’être enquêtés et que des soi-disant responsables doivent être traduits devant la justice. Notre combat de l’analphabétisme, de mendicité et d’immigration clandestine passe obligatoirement par la lutte contre ces hors la loi…Moslim de Kénitra Crédibilité de la justicePour la première fois de son histoire, notre justice a placé la barre où il fallait. Désormais, les actes des pilleurs de deniers publics sont abordés comme des crimes et non plus comme des erreurs de comportements à faible gravité. Pour démentir tous les détracteurs de cette révolution, il conviendrait que cette même justice maintienne le niveau de cette barre pour toutes les affaires encore dans son pipeline: CNSS, Limadet, etc. Il y va de sa crédibilité! Hassouna Verdict trop clément Non seulement le verdict est clément mais il faut que tous les «Slimani» et «Laâfoura» paient pour leurs crimes, ceux d’avoir ôté aux Marocains leur dignité. Et dire que Laâfoura est un fils de pauvre. Pauvre Maroc! Notre espoir reste en Dieu et en sa Majesté pour que chacun paie pour ses crimes. A.Ali. Quelle justice pour quels crimes? «La peine doit correspondre à l’infraction», «il ne faut pas que l’émotion prime sur la raison», «il y a peut-être à redire» et le bouquet c’est: «Pour ces divers détournements et abus de biens Slimani a été condamné à 16 ans de prison; un viol est passible de 5 à 7 ans de prison. Trouvez-vous cela juste?» Je n’arrive pas bien à comprendre votre «clémencétude» et l’idée que vous sembliez supporter dans vos articles qu’il ne s’agit pas de justice rendue mais de règlement de compte! Pour une fois que le verdict reflète la réalité... il y a toujours des cols blancs qui n’arrivent pas à admettre que dans notre pays l’on puisse rendre justice avec sévérité vis-à-vis des puissants et des dominants. Que voulez-vous, quand on a plus l’esprit de cireurs de pompes que de citoyens dignes et exigeants, c’est naturel! Messieurs les journalistes (peut-être des femmes auraient-elles été plus pertinentes), êtes-vous doués de raison ou d’émotion face à cette décision de justice, peut-être nouvelle dans notre société mais pas si disproportionnée que vous sembliez le sous-entendre. Un violeur qui en prend pour 5 ans a abusé d’une ou 2 personnes, mais les «responsables» qui ont commis divers détournements et abus comme vous dites, ont, en fait, abusé de centaines de marocains et de leurs familles. En suivant votre raisonnement, c’est donc 5 ans de prison multipliés par des centaines de fois... Et si c’était devant une justice populaire que ces personnes sans vergogne étaient passées, c’est un châtiment impitoyable qui leur aurait été infligé. Alors justice disproportionnée? Règlement de compte? Peut-être pour certains! Mais, leur responsabilité, surtout dans les méfaits de grande ampleur commis durant la période où ils pouvaient prospérer sans aucune crainte, est immense. Je ne veux accabler personne ici, mais parfois il faut savoir faire preuve d’intégrité et de rigueur par rapport à des événements ou des actes capitaux pour la stabilité et la résolution des crises de notre société, notamment celle de la confiance en notre justice. S. D.


Le mariage cartonne: Comment l’expliquer?

 Diarrhée des chiffres Seule explication: ou bien on parle d’un autre pays ou bien c’est Bouzoubaâ qui lance une campagne électorale précoce. Et pourquoi pas, lui dira-t-on? Oualalou a bien fixé le PNB à plus de 8% et El Mansouri a gommé le chômage avec 300.000 emplois créés en 2006… C’est la diarrhée des chiffres en pleine année électorale... sous l’effet PJD. M.Z. Ah bon!... Ce n’est pas l’avis des Adouls qui se sont convertis au divorce.K.K. Non? Sans blague? C’est ce qui explique alors l’envolée des prix de l’alimentaire l’été passé. Voilà l’équipe Jettou hors cause. L’inflation c’est la faute des mariages. D’ailleurs, cette donnée statistique ressemble et complète celle de l’ami Lahlimi qui nous annonçait une baisse du chômage en 2006.O.E. Oui, mais le divorce n’a-t-il pas galopé?Le mariage cartonne! Oui, mais le divorce n’a-t-il pas galopé? Bref, pour appréhender la chose du bon côté, nous pouvons dire que c’est tout à fait naturel, de voir les jeunes se marier pour fonder un foyer quand les conditions de vie s’améliorent relativement comme c’est le cas pour le Maroc d’aujourd’hui. Mais nous ne pensons pas qu’ils feront autant d’enfants que leurs parents (Sagesse et mesure obligent).Aroussi Chentoufi Ahmed CirageNotre ministre est le seul à croire à ses statistiques quand tout le monde sait que c’est le contraire. Ce n’est pas de cette façon qu’on vantera les bienfaits de la nouvelle Moudawana. Les raisons du très net recul du mariage sont à rechercher dans les problèmes économiques et sociaux qui frappent une bonne partie de notre jeunesse (chômage, crise du logement, etc.). Alors basta SVP avec la langue de bois et les discours à contresens. Un détail: demandez juste l’avis du marchand de poulet du coin et vous en saurez plus sur le recul du mariage que toutes les statistiques préfabriquées du ministère. La Moudawana n’a pas besoin de ce cirage ...B.B.


Que faites-vous pour préserver la planète?

 GestesDes gestes simples que chacun de nous doit apporter à son quotidien pour préserver notre planète:- Ne pas cracher parterre;-Ne pas jeter les déchets sur la voie…Z.g Dame NatureNotre planète «Terre» n’a jamais été menacée comme de nos jours. La croissance démographique galopante, l’industrialisation malpropre et envahissante, l’exploitation effrénée et honteuse de ses richesses, l’inconscience de la majorité des hommes sont autant de causes qui menacent notre planète et par conséquent toute sorte de vie sur Terre. Par égoïsme, l’homme ne fait pas attention à ses agissements collectifs et individuels, qui peuvent être néfastes à l’environnement. Pour ma part, je ne ménage aucun effort pour éviter à dame Nature, tous les calvaires que peut lui occasionner un simple individu, bien que les pouvoirs publics et les ONG ont une mission plus importante dans ce sens.Aroussi Chentoufi Ahmed SOS: EnvironnementTous les scientifiques et les experts de l’environnement sont unanimes pour dire que la pénurie de l’eau, le réchauffement de la terre, la prolifération de la pollution sont des indices montrant que notre globe terrestre risque de perdre son équilibre et peut entraîner à la longue des calamités catastrophiques. La sécheresse, le tarissement des fleuves sont devenus monnaies courantes ces dernières années et la rareté de l’eau potable dans certains coins du monde pose tant de problèmes à l’être humain.Si les donnes climatiques sont hors capacité humaine, cependant certaines attitudes négatives à éviter répercutent nuisiblement sur le bon fonctionnement de l’environnement. En effet, l’implantation des usines et des décharges publiques dans des zones inadéquates et qui n’obéissent pas aux bonnes conditions participent à la contamination des ressources naturelles et portent préjudice à l’environnement terrestre.La préservation de l’eau, le combat de la déforestation, le soin des décharges publiques, la diminution des usines au sein des villes, etc. peuvent remédier à certains problèmes et aider l’être humain à mener une vie tranquille durant une infinité de temps. Moslim de Kénitra


 Fisc/visites surprises: HantiseLa hantise comme vous dites pour les comptables agréés est justifiée, car Si Noureddine Bensouda, directeur général des Impôts, n’est pas sur la même orbite que ses collaborateurs. Ce qui est transparent pour lui semble opaque pour ses collaborateurs. Certaines administrations, y compris celle de la DGI, ont besoin d’abord de balayer devant leurs portes avant de décider de le faire chez les autres. La DGI doit instaurer une procédure d’évaluation des moyens de ses collaborateurs au regard de leur train de vie et un recensement dynamique de leur patrimoine. Peut-être qu’à ce moment-là on pourra dire que la DGI est équipée pour assurer, en toute transparence et dans le respect de l’éthique, la directive de visites inopinées. A aujourd’hui, les contrôleurs qui effectuent ces visites inopinées ne sont pas exempts de défauts et le premier est le racket et non la corruption: les contrôleurs imposent leur diktat et le monnayent. Ces visites, qu’elles soient programmées ou inopinées, ne changent rien à l’évaluation: juste un abus de plus et c’est bien dommage. Que la DGI mette en place une politique fiscale globale en ligne avec le 3e millénaire, compétitive, et elle verra qu’il y aura moins de racket et moins de corruption. A ce moment-là l’entreprise sera de plus en plus en conformité avec les lois fiscales et refusera de monnayer le chantage des contrôleurs du fisc. Le Trésor marocain sera mieux garni. B. Serhani Libéralisation de l’électricité: Il faut investirLa libéralisation de l’électricité appelle des investissements lourds et souvent d’origine étrangère, étayés drôlement par des financements locaux à des conditions très avantageuses. L’Etat ne s’aventure pas assez dans ce secteur créateur de richesses, d’emplois et de... stabilité. Pourquoi ne pas envisager des regroupements Etat/Banques pour la construction de grandes centrales électriques? Pourquoi le Maroc fuit l’option nucléaire, moins coûteuse? Nous devons savoir défendre nos positions et nos intérêts.Aroussi Chentoufi Ahmed RéactionTout à fait d’accord avec l’éditorial de Nadia Salah sur le problème général de l’enseignement du français dans l’école publique et plus généralement le problème de la perte du bilinguisme. Il reste que le français est lui-même une langue en voie de disparition, de moins en moins utilisé, même en France, à partir d’un certain niveau technique et l’on serait bien inspiré d’encourager de la manière la plus vive l’enseignement et l’utilisation de l’anglais (et l’espagnol) très précocement, de manière à sortir des arcanes étroits de la petite francophonie qui à certes ses avantages, on le voit bien avec le créneau de l’aéronautique, mais qui limite nos accès aux grands espaces scientifiques et économiques pour l’essentiel anglophones et qui par ailleurs nous confine dans un dialogue culturel exclusif avec l’ex métropole  qui, vu de l’extérieur, semble toujours très étrange 50 ans après la fin du protectorat.Yassine TaoufikHospitalo-universitaire-Paris Surliquidité, un désastre!Le phénomène de surliquidité du marché monétaire nous inquiète plus qu’il nous tranquillise. Du fait des aléas qu’il peut cacher et des désastres qu’il peut causer à notre jeune et frêle économie qui ne peut résister à des chocs pareils à ceux qu’ont connus l’Argentine, le Brésil et autres Etats plus robustes... Pour prévenir les risques des tensions inflationnistes, ou des crashs financiers, il faut d’abord maîtriser plusieurs outils dont notamment le contrôle et la détermination des origines de ces flux qui submergent notre marché monétaire et leur propension à se maintenir plus longtemps dans nos circuits économiques, plutôt que de les fuir inopinément et par là tragiquement... Nos monétaristes doivent faire très attention à ce qui se passe actuellement dans plusieurs pays et ne pas se laisser duper par l’éclat et l’euphorie que laisse présager cette période délicate et dangereuse qui peut nous surprendre. Comme ce fut le cas pour bien d’autres pays avant nous. Aroussi.CH.A

. Corbeaux, attention à vos plumes!Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.
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