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    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2356 Le 07/09/2006 | Partager

    Rentrée scolaire: Quoi de neuf?

    ■ On n’est pas informéCeux qui n’ont pas d’enfants à scolariser sont peu informés des nouveautés. Tout ce que je souhaite, c’est que l’enseignement du secteur public rivalise avec celui du privé. Je ne comprends toujours pas pourquoi l’Etat, avec un tel budget et des enseignants bien formés, ne parvient pas à obtenir des bons résultats à l’instar du privé, dont les moyens sont très limités. Ce que je souhaite aussi, c’est que le ministère donne plus d’importance aux langues (français, anglais, arabe et tamazight), au moins au cycle primaire.Amazigh■ La terreur des enfants gâtés.....Quel souk, les enfants! Auparavant, on nous réveillait au lever du jour; on nous lavait à l´eau froide; on lavait nos sandales en plastique avec de l’eau de javel; on nous donnait une bouillie d´orge, du pain d´orge trempé dans de l’huile d’argane; et on nous indiquait approximativement le chemin de l´école. Deux ou trois kilomètres dans le meilleur des cas. Par sentier de mulet. Puis on nous installait dans une école, et quelle école! L´instituteur, que le ministère avait oublié depuis des mois, attendait notre panier (oeufs, pain, légumes, etc.) Puis c’était parti! Même pas d´électricité à partir de 17h (Tillouguith). Et alors?Dans le souk, on trouvait des kilos de revues périmées (Paris-Match, Le Monde, Le Figaro, El-Pais, des revues... cubaines passées par la censure, Al-Arabi, et parfois des romans Fleuve Noir) qu´on achetait au kilo. En espagnol ou autre langue, on s´y mettait! Pas besoin d´autres choses. Aujourd´hui, on dramatise une rentrée scolaire de luxe; on oblige les enfants à devenir de petits consommateurs cruels terrorisant leurs parents, et en avant l´aliénation! On a créé, comme pour le Ramadan, les «vacances» et autres trouvailles à même d’instaurer un climat hystérique. On consomme à mort. On s´endette. On se stresse. Or où est l´enseignement dans toute cette pagaille? Si on offrait le centième des ressources utilisées pendant la rentrée scolaire dans les villes aux villages reculés, on aurait pour chaque dirham investi un nombre bien plus important de polytechniciens et d’autres cadres plutôt que cette masse gâtée. Pas besoin de sacs à dos, ni de stylos de luxe, ni de «pédagogie» pour les enfants doués.D. Z.■ EpreuvesAu début des vacances, j’ai vu une enseigne publicitaire d’une société de financement proposant un crédit trio: «Vacances d’été / Rentrée scolaire / Ramadan». Selon moi, c’est une offre kamikaze! Cette année, c’est la catastrophe: 3 épreuves difficiles à réussir si l’on n’est pas habile et virtuose. Il existe un proverbe marocain qui dit «lbass kadak ywatik»: en passant des vacances suivant nos moyens, il y aura de quoi passer une rentrée scolaire satisfaisante. Il est vrai qu’elle est coûteuse, car en rentrant dans une librairie avec une liste étirée, on sort avec une facture «enflée, flambée» et des poches vides. Alors que faire? C’est l’évidence: la seule solution, c’est de prendre la situation en main avec vigilance et compétence.Chadia B.


    ■ Aéroports passoiresEffectuant fréquemment des voyages Bordeaux-Marrakech avec mon épouse, je tiens à apporter mon témoignage sur les mesures de sécurité à l’aéroport de Marrakech. Celui-ci, je suis désolé de le dire et je suis un grand voyageur, est sans doute celui où les contrôles sont les moins fiables. Soit je n’ai pas de chance, soit j’ai une bonne tête! Certes, il y a un contrôle des bagages à l’entrée, mais, sans doute à cause d’une seule porte, évidemment insuffisante, cela sonne tous azimuts sans que personne ne s’en préoccupe. Je ne sais si les bagages en soute font l’objet d’un contrôle supplémentaire. Quant aux personnes, jamais de fouilles au corps, ni de fouille manuelle de ma sacoche. Mon épouse qui, avec ses bracelets, sonne partout ailleurs, passe le portique, réglé trop bas, sans problème. L’accès à bord ne fait pas toujours l’objet d’un contrôle du passeport au moment d’embarquer. Au total, renforcer l’équipement, c’est bien; imposer au personnel de l’utiliser serait encore mieux. J’espère que les derniers événements amèneront à une prise de conscience réelle, car le terrorisme se sert toujours des maillons faibles dans la chaîne sécuritaire cordiales salutations. Jean-Luc P., consultant, Bordeaux

    Le 11-Septembre: 5 ans après, vos débats

    ■ Bush à Bush: Avant le 11/9 il y a eu le président Bush, après le 11/9 on a eu Bush à nouveau, moralité...!!? On boucle A. Paris■ Mémoire humaineCette date resterait marquée dans la mémoire humaine. Elle est malheureuse pour le monde entier, qui se rappellera des horreurs qu’elle a laissées derrière elle. Cependant, elle demeurera pour nombre de gens une date énigmatique pour une affaire dramatique qu’on n’a toujours pas comprise. C’est pourquoi je me trouve apte à commenter les conséquences de cette date, mais incapable de donner des leçons, puisque je n’ai pas encore saisi était qui réellement derrière cet horrible événement.Abdelfettah■ Infection de la politique mondiale(…) Il y a un avant-11-Septembre et un après-11-Septembre. Dans sa littérature Al-Qaïda a cru que les USA étaient devenus faibles et que leurs riposte serait tout au plus quelques bombardements de ses bases en Afghanistan, mais la réponse des USA a été totale, d’envergure et durable: des pouvoirs hostiles sont renversés, des bases sont détruites, des cellules sont démantelées et leurs membres sont éliminés, emprisonnés ou obligés de se terrer. (…) Comme le terrorisme des groupes de nos fanatiques religieux s’alimentent de l’idéologie d’exclusion et de la conception d’un pouvoir absolu (avec les moyens militaires et de communication de l’Occident!), il nécessiterait plus de temps et de démystification de cette idéologie takfiriste qui s’est substituée dans les sociétés arabo-musulmanes et auprès des immigrés. Ce rejet de la tolérance et de l’ouverture est la conséquence de la formation idéologique (dans l’enseignement, y compris le nôtre, les medersas dites coraniques...) et la promotion de l’intégrisme depuis l’échec de la renaissance et surtout depuis l’alliance du wahhabisme (lecture féodalo-tribale de l’islam) avec les Frères musulmans en lutte contre le panarabisme de Nasser. En ce qui concerne le Maroc, nous devons d’abord rester vigilants sur le plan sécuritaire (les dernières arrestations montrent que nous sommes toujours sous la menace à cause de notre projet de société) et nous inscrire dans la société du savoir, de la tolérance religieuse et culturelle et d’ouverture sur la civilisation moderne. Nous devons rejeter les assassinats pour des causes faussement religieuses et l’instrumentalisation même pacifique de la religion par des partis ou jamaa de charlatans en politique, incapable de proposer et d’appliquer des programmes socioéconomiques pour le bien de la société. M. Bz■ Le rôle des USAVotre analyse n’est pas objective, M. Bz, car vous acculez le rôle des USA dans la formation et le financement des intégristes islamistes en Afghanistan contre l’URSS, ainsi que la mouvance des Frères musulmans dans le monde arabe. Ne soyez pas sélectif dans vos analyses.Mounir■ Théorie du complotNous parlons de l’après-départ des Soviétiques d’Afghanistan. C’est parce que les USA n’ont pas suivi les milices arabes de Ben Laden pour installer le califat de type ottoman (cf. ses discours-prêches) qu’elles se sont vengés de la sorte des USA dans leur propre pays pour montrer leur «force» aux monarchies du Golfe. Quant au financement en Afghanistan du temps des Soviétiques, il avait principalement comme origine les pétrodollars, les collectes de fonds au nom d’actions caritatives, le zakat, tandis que la CIA apportait le soutien technique et logistique même à l’armée du Nord. Quant aux bases arrières et à la formation idéologique, elles étaient au Pakistan. Votre intervention ne devrait pas uniquement relever l’aspect financement d’une période passée, mais vous devrez admettre l’agression contre les USA et par la suite contre plusieurs pays dont le Maroc. En arabe, on admet «badi adlam», (celui qui a commencé est l’agresseur). Dans le cas contraire, vous tentez de faire supporter aux USA l’agression de leur propre territoire et de leurs propres citoyens et invités, comme le préconisent certains intellectuels incurables de la maladie de la théorie du complot.M.Bz


    ■ Cigarettes: Fini les «light»Pourquoi n’avez vous pas traité comme il se doit le coup de pied dans la fourmilière des fabricants de cigarettes aux Etats-Unis? Ses conséquences peuvent s’étendre outre-Atlantique. La justice américaine accuse Philip Morris, fabricant de célèbres marques de cigarettes (Marlboro) et d’autres cigaretiers d’avoir menti sur les méfaits du tabac et «nié pendant des décennies la vérité et minimisé les dangers de la cigarette», selon la juge fédérale américaine, chargée du dossier. Elle les condamne à ne plus utiliser les mentions «light, mild, allégée en goudrons», qui, selon elle, induisent en erreur les fumeurs. Cette décision est assortie d’injonctions qui pourraient bien obliger Altadis, vendant les Marlboro et autres marques de cigarettes au Maroc, à ne plus utiliser la mention «light». Certains suggèrent d’ores et déjà de dépoussiérer la loi antitabac en vigueur au Maroc depuis 1996.Youssef le Figuigui■ Que fait la Justice?A quoi sert la nouvelle loi sur les partis? Elle interdit clairement l’utilisation des référents religieux dans les partis politiques. Pourtant, le PJD ne se gêne pas! C’est un parti islamiste sur le terrain. Il n’y a qu’à entendre les discours de récupération des «causes musulmanes» et à voir les foules fascinées par ces discours. Est-ce cela la définition de programme politique? Est-ce cela le développement? Question: comment concrètement la loi sur les partis peut-elle mettre fin à cette dangereuse démagogie? Et dites-moi ce que fait le procureur du Roi, qui entend et voit ce non-respect de la loi mais qui ne dit rien? Que fait le ministère de la Justice?Une Marocaine qui aimerait bien y croire■ Deuxième Chambre: où est le citoyen?Ce qui se passe à la seconde Chambre (affaires de corruption) est très grave pour la démocratisation du pays. Non seulement la sortie du ministre de l’Intérieur, affichant son impuissance, nourrit l’impunité, mais, surtout, l’absence de réaction des Marocains est effrayante. On n’hésite pas à manifester devant le Parlement pour mendier un job... Mais pfft! Plus personne pour manifester contre la corruption au Parlement! La corruption y est si banalisée qu’elle ne choque pas le Marocain moyen. Que son représentant ne le représente pas du tout, que son représentant se construise un avenir en or sur son dos, que son représentant pille et viole tout l’esprit du développement, cela ne le dérange pas du tout! C’est grave, très grave. Marocmaroche■ Allocation scolaireJe propose au gouvernement une mesure sociale comme il en existe dans plusieurs pays civilisés tels que la France, la Suède... Il s’agit de l’allocation rentrée scolaire. Elle permet aux familles de couvrir les besoins de rentrée scolaire. Cette année, en France, son montant est de 268 euros (2.900 dirhams environ). Elle couvre à peine les besoins en fournitures, équipement de sport. Voici une mesure sociale digne de ce nom. Au Maroc, de nombreuses familles sont impuissantes devant le montant élevé des fournitures scolaires. Certaines ont recours au crédit. De plus, cette allocation pourrait être intégrée dans la stratégie INDH. Alors, messieurs les politiques, un geste social pour nos familles modestes! De plus, c’est une mesure populaire dont l’approbation ferait l’unanimité.Karim

    . Le sucre tueIl est impératif de quadrupler le coût du sucre. En effet, alors que les sociétés développées ont pris conscience (trop tardivement) des ravages causés par l’excès de sucre, au Maroc on se flatte d’en dévorer des tonnes. Ramadan ou pas, le (la) Marocain(e) mange en moyenne 200 à 300 g de sucre par jour. Des produits laitiers sucrés (sans parler des autres saletés comme les colorants, sirops, etc.) aux gâteaux consommés non pas comme desserts mais comme entrée, en passant par le café au lait et ainsi de suite. Naturellement personne n’a informé les citoyens du fait que génétiquement les Marocains, comme les descendants des populations nomades, sont prédisposés au diabète. En effet, le diabète sous une forme subtile était un atout pour les nomades afin de pouvoir survivre pendant de longues périodes de malnutrition jusqu’au prochain repas. Donc, ne nous étonnons pas de l’incidence du diabète, de l’obésité même chez les enfants et des maladies cardiovasculaires. Vu les effets néfastes et catastrophiques du sucre en même temps que l’inactivité dans les cafés, il faut multiplier le prix du sucre par 1.000. Le sucre tue doucement et crée même une dépendance comme l´alcool. Le ministère de la Santé devrait d´urgence instaurer une surtaxe pour le sucre comme pour le tabac.Dr Zoubir, Scandinavie

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