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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2235 Le 16/03/2006 | Partager

Les nouvelles formes de la guerre

. Notre guerre principaleA la suite du 11 septembre, on a vu s’exprimer différentes positions qui enterrent bien vite la dissuasion. Celle-ci n’a pas été faite pour répondre au terrorisme et l’arme nucléaire n’a jamais été l’arme absolue. Les guerres du XXe siècle étaient de nature symétrique et les deux parties étaient clairement définies, séparées par une ligne de front ou de contact. Or, depuis ces dernières années, les nations doivent gérer des situations de crise. Les confrontations directes bipolaires ont laissé la place à des actions multinationales de type maintien, restauration ou imposition d’une normalité, appréciée comme telle par la communauté internationale. A la recherche d’une victoire décisive sur le terrain, s’est substituée une série d’actions militaires, dans lesquelles le niveau de force utilisé est directement corrélé à l’effet politique final recherché. La guerre a laissé la place à la crise. Sa gestion est devenue globale et les actions militaires s’imbriquent de plus en plus avec les actions diplomatiques, économiques et culturelles. La notion selon laquelle la guerre se substitue à la politique n’est pas transposable aux crises actuelles, du fait de l’évolution d’un certain nombre de facteurs de natures politique, technologique et sociale.Notre guerre à nous Marocains, c’est la guerre contre la corruption, source de tous nos malheurs dans tous les domaines sans aucune exception. Elle est en train de nous détruire et risque de compromettre notre avenir à tout jamais. E.N.. Ennemis et marketingAu moins, la guerre froide était structurée, et les Etats-Unis étaient parfaitement à l’aise sur ce terrain. La création de la CIA n’avait pour mission initiale que de traquer les communistes.Après les communistes sont apparus des «ennemis» encore plus voraces: Iran, Irak, Corée du Nord... et les groupuscules qui reprennent à leur dessein les paroles de Dieu pour en faire une espèce de «croisade»... Enfin, cela permet aux Etats-Unis de vendre ce «concept» auprès des électeurs américains. Alors que l’enjeu initial n’est que le pétrole, stupide mais non moins vrai.Reda. Détruire à distanceLa guerre moderne à mon avis ne sera plus axée sur la destruction massive du pays ennemi. Au contraire, la tendance sera de trouver les moyens de le rendre faible de deux manières:1) moralement: favoriser les troubles sociaux et même politiques pour que les citoyens du pays ennemis s’entretuent entre eux sans qu’on agisse directement. 2) économiquement: aujourd’hui, l’informatique et les automatismes sont à la base de toute économie. Si les tours de Manhattan ont été visées c’est parce qu’elles juxtaposaient le Nasdaq et toute la Bourse US.Ainsi, détruire le réseau informatique d’un pays, le mettrait à genoux et désorganiserait la société dans son ensemble (arrêt des transactions internes et avec le reste du monde = troubles, chômage et révoltes....) L’idée est de dire: affaiblir l’adversaire à distance et à petit feu.L’informatique poussée à l’extrême est dangereuse car l’interconnexion des réseaux revient à dire, ouvrir des portes pour entrer chez soi, signifie également mettre tous ses oeufs dans le même panier.Un pays protégé est un pays qui excelle dans la sécurité informatique en même temps qu’il s’informatise. Ceci reste vrai à l’échelle de la firme.Abdou de Paris. TICA mon avis ce raisonnement contient une erreur: Internet, réseau des réseaux, est inventé justement pour que si un réseau est détruit, les communications ne se perdent pas. Je rappelle que le projet (DARPA) Internet est un projet de la Défense américaine des années 60. Je précise aussi que l’économie moderne est une économie de connaissances où les TIC sont parties intégrées. Une conséquence, la définition de l’analphabétisme n’est plus ne pas savoir lire ou écrire mais en plus ne pas savoir utiliser un ordinateur. Il y a beaucoup de pays où des niches ont été créées dans l’économie mondiale grâce aux TIC.A.B.. Acteurs malhonnêtesVotre remarque était pertinente sur Internet dans sa version années 60, quand le réseau Internet était un réseau propriétaire réservé secrètement à l’armée US et puis même avec son ouverture à certaines universités US dans les années 70. Il s’agit aujourd’hui d’un réseau mondial ouvert à tous les acteurs honnêtes et malhonnêtes.Notre sujet a un lien avec les acteurs malhonnêtes pouvant menacer la sécurité d’un pays.Les failles existent, il suffit de remarquer combien de fois/mois les ordinateurs des banques et des sociétés de renom sont violés y compris ceux du Pentagone.Le niveau de développement de la sécurité informatique d’un pays indiquera le niveau de vulnérabilité de ce même pays face à une guerre moderne.Internet demeure un vecteur prioritaire pour l’intrusion et la destruction du système de communication de l’ennemi.Ceci ne veut pas dire que les TI doivent être bridées, au contraire, il faut faire de l’informatique et de sa branche «sécurité informatique» en particulier un vrai vecteur de développement à travers les budgets R&D et les orientations du système d’enseignement. Entre nous, passer des heures à chatter ou à consulter sa messagerie, ne représente pas l’indicateur suffisant d’une culture informatique bien ancrée dans le pays.Exemple: avec les gros chiffres d’affaires de nos deux opérateurs télécoms, pourrait-on en conclure que le Maroc maîtrise la technologie du mobile ?Non, il s’agit d’un simple consommateur overdosé.M.N.. Guerre à toutes les menacesN’est guerre que la guerre perpétuelle et totale (sur tous les fronts: militaire, économique, culturel, politique...). Le reste n’est qu’escarmouches. Les Américains ont compris cela et font la guerre à toutes les menaces, dans tous les pays et tout le temps. Les Français disaient que les «Amerloques» n’ont pas l’expérience du colonialisme et ils vont perdre en Irak. Peut-être quelques batailles, mais l’objectif à détruire le sera, et ce n’est qu’après cela que cette guerre d’Irak s’arrêtera... dans sa forme militaire directe. En disant cela, les Français ont oublié que les Américains sont en guerre depuis la proclamation des USA... et qu’ils sont bien aguerris.Les Américains sont tellement expérimentés dans toutes les formes de guerre qu’il faut que les Asiatiques se réveillent de bonne heure et qu’ils soient prêts à perdre bien des batailles.YS



Fini la torture?

. RéclamerJe souhaiterais la fin de la torture physique, morale et psychologique dans notre pays, aussi bien dans la relation autorité-citoyen que citoyen-milieu du travail. Mais pour y croire, il faut accompagner le discours distillé à l’adresse des instances étrangères par des structures officielles et dignes de confiance:1) Instaurer une Police des polices impartiale et compétente;2) Statuer sur l’Autonomie des juges:3) Favoriser l’émergence des associations de droits des citoyens. Jusqu’à hier, on ressentait le poids des devoirs mais rarement celui des droits.L’Etat, c’est vrai ne pourra pas tout faire, il s’agit d’un édifice auquel chaque citoyen doit y contribuer ne serait-ce que par réclamer ses droits chaque fois que c’est nécessaire, ne jamais se laisser faire, surtout si le discours officiel s’accompagne d’actions concrètes...Le Maroc revient de loin, le point positif, c’est que tout le monde, système et citoyens veulent apparemment que cela change!A.B.. Fini l’immunité Les textes sont là. Fini l’immunité imposée pour couvrir les bourreaux de toutes sortes. Ces textes doivent être appliqués et non pas laissés aux oubliettes.R.D.. PreuvesC’est bien beau, mais nous savons tous qu’il est presque impossible de prouver quoi que ce soit contre des policiers, a fortiori contre les éléments de la PJ. Il faut à mon avis commencer par ces gens-là et leurs supérieurs. L’éthique est l’élément-clé de cette affaire. Sans cela, cette idée rejoindra ses semblables qu’on nous ressort depuis des années.S.C.. Assainissement M’barek ou massoud alyna avec cette nouvelle loi, mais faut pas rêver. Pour des résultats tangibles, beaucoup doit être entrepris. Assainissement et réforme de l’appareil judiciaire. Recyclage des agents d’autorité, police, gendarmerie et forces auxiliaires. Et bien d’autres initiatives.A.M.



Quels sont les droits du consommateur?

. Nos marchésBien sûr que la contrefaçon est un fléau mondial. Les pays développés sont les plus concernés que nous, forcément, car il s’agit bien de leurs produits de luxe (je parle ici des produits textiles, esthétiques, cigarettes ... moins taxés qu’en France, à titre d’exemple). Quand on pense qu’une bonne partie de l’Espagne à la frontière sud avec la France en dépende et nécessite bien le contrôle (cinq barrages établis par le gouvernement français). Le même cas observé du côté Est, avec la Suisse, l’Italie... la liste est longue. C’est pour vous dire qu’il y a toujours une volonté du gouvernement de lutter contre toute forme de contrefaçon, interne qu’elle soit ou externe venant de l’étranger. Ceci dit, il existe bel et bien des métiers qui sont touchés par le fléau et menacés de disparaître. Mais qu’en est-il des contrefaçons dans nos marchés, dans nos produits nationaux destinés à la consommation locale? Ceci devient dangereux et le rôle du consommateur demeure essentiel.Aziz. Con+sot+mateurUn jour j’ai lu en tag sur un mur: consommateur=con+sot+mateurB.N. . Soyons tous responsablesComment voulez-vous que l’on ait une véritable politique de protection des consommateurs, sans justement des consommateurs responsables, des ONG ayant les mains et les pieds liés par différentes contraintes, un projet de loi qui sera aussi vieux que le code du travail… En Europe, les produits sont passés au peigne fin par des associations qui sont devenues de véritables groupes de pression. Certaines d’entre elles participent même à la certification de produits. Les mécanismes de contrôle doivent être verrouillés, les commerçants doivent arrêter de prendre les consommateurs pour des dindons de la farce et ces consommateurs-là doivent sortir de leur léthargie et se prendre en charge. Soyons tous responsables.N.Kh.. Une idéeC’est bien de faire une journée du consommateur. Pourquoi pas une journée pour les vendeurs? Kamal. ImpossibleUne très bonne initiative, mais concernant le problème de la contrefaçon, thème de la journée mondiale de cette année, je crois qu’on est loin de régler ce fléau. Non seulement il est incontrôlable, mais il devient une source de vie pour beaucoup de personnes.Aziz. NégligenceOn s’intéresse pas à la lutte contre le piratage car l’Etat voit échapper des recettes. La qualité du produit ne l’intéresse pas. Il faut faire un tour du côté des «fasts foods», des unités de fabrication des produits alimentaires et vous verrez des choses agréables. A titre d’exemple  analyser l’encre à marquer la viande et vous seriez surpris de la composition de la formule: un alcool dénaturé au grésil au lieu de l’alcool pur plus cher 20 fois.A.M. . Appliquez les textesLe consommateur doit être protégé. Des contrefaçons multiples sont observées çà et là, des fraudes, des manipulations hors du  commun. Il est temps que les organismes agréés fassent de leur mieux pour appliquer la loi. Les textes sont clairs et bien précis, alors messieurs les contrôleurs de tous les  ministères concernés ainsi que les associations, jouez bien votre rôle et protégez notre société des malfaiteurs et des voleurs de tout bord.R.D. . BrouillardLe problème de la contrefaçon est mondial. Face auquel les nations les plus avancées que nous en matière de lutte contre ce fléau qui gangrène l’économie restent dans le brouillard. Chez nous, c’est consomme et tais-toi.C.B.



Grève générale dans la Santé

. Patient en otageLe personnel médical de la santé a battu tous les records en matière de débrayage ces dernières années. On peut alors se demander s’il n’y a pas d’autres moyens légaux que la grève. Où est donc le principe de la continuité du service public et sa disponibilité. Voyons un petit peu ce qui se passe à côté de nous, en France principalement. Souvenons-nous des marches des blouses blanches dans les grandes villes françaises du temps d’Alain Juppé et qui ont réussi à avoir la sympathie de l’opinion publique française. Malheureusement, chez-nous ce n’est pas le cas, parce que les praticiens en profitent du côté de leurs collègues du privé et nuisent ainsi du coup aux patients, usagers ou «clients» de l’hôpital public, généralement pauvres, qui viennent souvent de loin après un rendez-vous pris depuis plusieurs semaines, et à leurs collègues du secteur privé qui paient impôts et charges. Alors? Et les droits de ces gens-là, qui les protège?A. Mohamed. Encore une fois!Le personnel de santé ne cesse d’organiser des grèves générales à chaque moment pour réclamer ses droits... Suite à ces grèves, ce sont les citoyens, notamment ceux qui viennent de loin dans un état désastreux, qui payent le prix.... Hélas! C’est lamentable.Hasna. CommunicationLes centrales syndicales doivent communiquer avec la population pour éclaircir leur revendication. Dans la plupart des cas, les citoyens ne connaissent même pas les dates des grèves, pire encore, les personnels eux ne savent pas pourquoi ils sont en grève. Les deux jours de congés payés par l’Etat, cela leur suffit..Adil. IrresponsabilitéLe personnel a le droit d’être payé convenablement, le droit de faire grève pour soutenir ses revendications matérielles. C’est indéniable. Mais, une fois le dialogue instauré avec le gouvernement et la majorité des revendications obtenues, la grève devient nuisible non seulement aux citoyens qui en ont pâti depuis des années, mais aussi au corps médical qui perd sa crédibilité aux yeux de l’opinion publique. Cette suite de grèves qui tourne au bras de fer inutile avec le ministère de tutelle est incompréhensible pour nous citoyens qui sont des otages de syndicalistes et de fonctionnaires irresponsables.


Corbeaux, attention à vos plumes!

Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.

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