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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2230 Le 09/03/2006 | Partager

La femme… «hachak»!

. La moitié de notre vieL’islam a honoré la femme. Elle est notre mère, notre sœur, notre femme et la moitié de notre vie.Jamal O.. DébordementsLa femme est l’égale de l’homme. C’est un être humain et elle a ses droits. Il est de notre devoir de la respecter. Malheureusement, certains individus se croient au-dessus de toute loi. Cela me fait de la peine quand l’homme dépasse ses limites et frappe la femme en pleine rue. Même si la femme est une prostituée, on doit la respecter. C’est un être humain et il faut voir aussi sa situation pour la juger. Si elle ne veut pas fréquenter tel ou Untel, c’est son droit, on ne lui impose rien. On est dans un pays démocratique et chacun doit respecter la liberté de son semblable sans bousculade ou tyrannie. La femme n’est pas un objet de distraction mis à la disposition de l’homme qu’il exploite librement et à sa guise.Ridouan. La souffrance est humaineOn n’utilise pas le mot «hachak» pour les femmes seulement, mais on dit aussi «maghribi hachak». L’homme et la femme sont égaux.Souhail E.. BarbarieLa femme est battue, insultée et victime de violences un peu partout dans le monde; et c’est pas moi qui le dits; ces chiffres monstrueux -même en Europe- sont à la disposition de tout le monde dans les sites qui dénoncent et qui défendent les droits de la femme... je parle des objectifs, pas de ceux qui font du rabattage et de la propagande. Quant à celui qui dit “ma femme hachak”, il est encore à l’état pur de barbarie et n’a été touché ni par le judaïsme, ni par le christianisme, ni par l’islam, ni par aucune valeur d’où qu’elle vienne, même si vous le voyez sortir sa djellaba blanche le vendredi pour aller faire de la figuration dans une mosquée. Le mot hachak est un mot qui signe le niveau d’instruction de l’individu. Maintenant, il y a des instruits pour qui le terme hachak est inexistant dans leur dictionnaire, mais qui écrasent la femme encore plus que par ce mot. Dans tous les cas, ici ou ailleurs, la femme, soit elle est opprimée, soit utilisée comme support publicitaire pour vendre une lame de rasoir ou autre produit. A mon sens, dans les deux cas, ce n’est pas rose pour elle… Mais enfin, ça se discute.E.M. 


Faites l’AMO pas la guerre!

. Lock NessChez nous, ce qu’on appelle «AMO» est devenu quelque chose comme le monstre du Lock Ness en Ecosse: tout le monde en parle... mais personne ne l’a vu. Avec toute cette agitation qui rappelle une partie de pocker menteur, ça n’augure rien de bon pour les premiers intéressés, à savoir les adhérents qui ont eu, faute de représentation forte qui fasse entendre leur voix. Les médecins veulent leur part du gâteau et tapent fort sur la table de même pour les autres corps liés au secteur privé de la santé. Chacun fait entendre ses arguments et ses menaces. Mais à aucun moment, on n’a entendu une seule organisation syndicale ou un parti politique dire que le nouveau système doit aussi prendre en compte les intérêts des adhérents anciens et futurs. Pourquoi ce silence radio de la part des représentants des salariés? Et où sont passées ces associations de «protection des consommateurs»? Les salariés n’ont plus qu’une seule question: ils veulent savoir à quelle sauce ils seront mangés?R.M. . Déficit L’AMO est un progrès et une tâche qui s’inscrivent sur le bilan du gouvernement Jettou. Mais il faut prévoir le déficit à long terme, le financement c’est accroître de manière durable les cotisations, l’efficacité de l’hôpital public en termes des soins et de proximité. L’industrie pharmaceutique doit avoir une politique claire et transparente du prix. Une logique sociale où chacun cotise selon ses revenus et reçoive en fonction de ses besoins. Mettre un système complémentaire pour l’assurance maladie pour éviter le déficit à long terme.Abdelhak A.. AmertumesObscurité totale, on est juste au début de l’application des premiers remboursements et on ne sait pas encore sur quelle base les frais seront remboursés, les tarifs ne sont pas définitifs!!! Les malades vivent leurs amertumes quotidiennes.Houda Y.. Besoin de comprendreRien n’est clair pour moi. Tout ce que je sais, c’est qu’il y a  un prélèvement sur mon salaire pour le compte de cette assurance. Je ne sais rien sur les prestations dont je bénéficierai après ces prélèvements. Omar. DésaccordPas du tout, rien n’est clair. L’AMO est une opération qui vient rendre encore plus difficile l’accès aux soins et aux services de la Santé. La preuve est le désaccord actuel qui départage sérieusement les producteurs des soins et les gestionnaires de l’AMO, en ce qui concerne les prix de référence pour le remboursement.Monsif A.


Echéances électorales: Où en est-on?

. Encadrer les jeunesCe sujet est très intéressant, mais il reste beaucoup à faire. Je parle ici des partis politiques qui ne pensent vraiment à la politique qu’au moment de l’élection: c’est vraiment regrettable. Il faut un travail durant des années et des années et surtout encadrer les jeunes. R.I. . Au point mortComme c’est une habitude chez les Marocains, on attend la dernière minute pour réagir. Certes, les partis essayent de constituer des blocs à l’instar de ce qui se fait aux USA ou en G.-B., mais c’est très timide et les vétérans ne veulent pas lâcher prise. Nous attendons la campagne électorale pour nous sortir les slogans passe-partout: «On va construire les écoles, les routes, les ponts…»A.M. . Hors sujetVotre question est vraiment hors sujet parce que jamais, les partis n’ont donné une importance aux électeurs et que ces électeurs n’ont jamais découvert de programmes dignes de ce nom. Hormis quelques généralités hétéroclites, plagiées par-ci par-là à la veille d’élections, pas de programme ou bien si, celui de s’accrocher au poste de commande et de pomper le fric du contribuable. Certains zaïms sont même allés jusqu’à voler leur propre parti et le spolier même de son siège social avec des combines mafieuses. D’autres ont résumé leur programme en gueuletons à base de poulet et de barkouk, car incapables de toucher l’électeur à travers son intelligence, ils préfèrent emprunter la voie de la panse, surtout lorsque cet organe sonne creux. B.Bg . SurpriseIl va y avoir une bonne surprise comme en Egypte, en Palestine occupée et ailleurs. Ce sont les partis d’obédience islamique qui auront la part du lion dans les prochains suffrages, vu les échecs engendrés par les partis laïcs et ceci dans le monde arabe tout entier. Et tant mieux.Marocain. Maîtriser le changementComme d’habitude, nos partis politiques vont concocter à la dernière minute un programme démagogue pour l’occasion. Or, le Maroc a beaucoup changé. Nous avons besoin d’hommes qui soient capables de résoudre les problèmes de nourriture, l’énergie, la démographie, la pauvreté, les ressources, l’écologie, la dégradation de l’environnement urbain, le besoin d’exercer un travail productif et gratifiant, l’enseignement, la justice, la santé, l’éradication de la corruption, l’égalité des chances, l’abolition des écoles privées source de la dégradation de l’enseignement. Nous avons besoin d’hommes qui seront capables de livrer un super-combat pour vaincre ces problèmes et atteler le Maroc du XXIe siècle. Ce n’est qu’en faisant référence à cette toile de fond que nous pourrons juger les programmes des différents partis politiques qui seront capables de maîtriser le changement qui affecte notre existence. Le prochain gouvernement doit être celui de la mutation totale qui doit cadrer avec la génération du XXIe siècle (la vieille école n’a plus de place parmi la nouvelle génération). Un gouvernement et un parlement capables de travailler en tandem avec le Roi bien préparé à sa tâche. Il nous faut des hommes et des femmes qui vivent actuellement au futur et accordent leur vie au rythme mondial de demain. Nos partis politiques actuels seront incapables de relever le défi s’ils ne se réforment pas. En intégrant les jeunes. Fini la vision des années 80 et 90. Les héritiers zouamaa à la retraite. Pour être clair, les 60 ans à la retraite.E. H.


Des villes nouvelles en projet

. Surpeuplement Il est impossible de vivre dans des grandes villes comme Casa, Fès, Rabat… Il y a effectivement un surpeuplement et une promiscuité qui sont à mon sens intolérables. Ridouan. Eviter les erreurs des autresC’est ce que font les pays modernes. Cependant, il ne faut pas les installer sur des terres agricoles, de plus, il faut les relier aux grandes villes par une ligne double de chemin de fer, et une double voie routière rapide, sinon ce seront des ghettos à l’image de ce qu’on fait les Français aux Arabes et aux Noirs.Libre. Schéma cohérentIl est grand temps de revoir le programme des nouvelles villes avec un schéma directeur cohérent. J’habite aujourd’hui en pleine campagne sans eau ni électricité et on trouve le moyen de m’imposer en taxe urbaine et taxe d’édilité sous prétexte que je suis à moins de 15 km du centre de la ville alors qu’il n’y a ni assainissement ni camion de ramassage d’ordures. Il faut d’abord payer et aller se plaindre.Citoyen arnaqué. DéfitDe nouvelles villes: très bonne décision (…) Espérant que ces futures villes auront d’autres critères technologiques pour bien cadrer avec le 21 siècle et ne pas continuer à construire des cubes de 50m². Ce qui pose actuellement de très gros problèmes à leurs occupants. J’espère que nos architectes tiendront comptes des erreurs du passé. Le problème n’est pas de créer les villes, c’est comment financer leurs autonomies sur le plan économique. La difficulté suprême vient de nos choix économiques et politiques qui sont toujours décalés les uns par rapport aux autres. Dieu nous aidera, à condition d’abandonner la folie des grandeurs et de ne compter que sur nous-mêmes la main dans la main. Relevant le défi et oubliant le passé, sans oublier ses conséquences.A. M.. Cercle vertueuxLa création des villes-satellites n’est plus un choix, c’est une nécessité. Mais le succès dépendra des facteurs économiques: y aura-t-il de l’emploi, de l’espace vert, des infrastructures à proximité?? La clé de voûte sera à mon avis le réseau routier et le transport en commun. Si on crée des zones isolées et non autonomes, l’afflux vers la grande ville s’amplifiera et les problèmes empireront au lieu de s’atténuer (pollution, délinquance, chômage..). Cet indicateur prendra de l’importance avec la décentralisation du financement des communes. Plus il y a de sièges sociaux qui s’installent, plus la population rajeunit, plus la solvabilité des habitants s’améliore, plus le budget de la commune est meilleur, plus le réseau routier se modernise.....le cercle vertueux.Votre fidèle Abdou de Paris


Autonomie du Sahara

. EgalitéSi autonomie il y a, ça doit être pour toutes les régions du Maroc et pas que le Sahara. Le modèle doit être calqué sur celui de l’Espagne. On est tous Marocains ou rien.M. Z.. Un dialogueLe sujet est d’actualité. Il reste cependant nécessaire d’apporter des explications sur ce sujet. Le Maroc propose l’autonomie sous sa tutelle, c’est bon, mais les concernés sous dominance vont-ils accepter? Un dialogue doit être ouvert pour voir où mène ce scénario que les USA essaient de mettre à jour.R. D. . Pas questionLe Maroc c’est de Tanger à Lagouira, de quelle autonomie on parle??H.Y. . La porte ouverte...Je suis totalement contre et, à mon avis, il s’agit d’un pari très risqué.Avoir comme préalable une décentralisation déjà entamée aurait été plus sécurisant et plus réfléchi. Or, nous allons passer d’un mode de gestion basrien basé sur des notabilités locales corrompues et adeptes du chantage patriotique, à un modèle qui, même dans la très chauvine Espagne, donne des sueurs froides à son gouvernement central. Je trouve scandaleux qu’une consultation nationale n’ait pas été organisée, ou, au moins, certaines modalités dévoilées au peuple marocain. Malheureusement, connaissant la mauvaise foi de certaines parties de notre population, cette autonomie peut être la porte ouverte à de nombreux dépassements. En effet, quand on est habitué pendant des décennies à un favoritisme et que l’on prend conscience de son «importance» nationale, on risque de confondre autonomie avec capitulation de l’Etat. Il aurait été plus judicieux de réformer notre diplomatie (l’Amérique du Sud va de nouveau re-reconnaître le «Polisario»), développer des réseaux de lobbying efficaces dans les médias européens et pays acquis à la cause des séparatistes, faire preuve de beaucoup plus de fermeté à l’égard du régime voyou voisin en usant de l’intimidation, insuffler du vrai patriotisme à TOUS les Marocains, etc. Bref, montrer clairement et au monde (et pas à destination de la scène intérieure comme cela se fait actuellement) que le Maroc ne cédera pas un grain de sable du Sahara, lui à qui la France a volé 40% de son territoire pour l’annexer au régime voisin et la Mauritanie. Bref, des choses qui, si elles avaient été faites à l’époque, nous auraient évité la situation actuelle.Abdou FA

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