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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1933 Le 06/01/2005 | Partager

La catastrophe en Asie

■ Urgence permanente Dans le Tiers-Monde, les catastrophes prennent un caractère permanent, pire encore, elles se reproduisent de la même manière sans le moindre changement dans le traitement et la résistance face à ces catastrophes. Alors, pour faire simple et répondre à la question «y a-t-il des enseignements à tirer», il y en a plusieurs: 1) Les pauvres sont vulnérables, ils s’installent sur des zones dangereuses, 2) L’inexistence dans les pays du Tiers-Monde des plans de protection et prévention des catastrophes d’une telle ampleur, 3) La réaction lente des autorités face aux situations d’urgence, 4) Des inégalités entre les riches et les pauvres face aux situations d’urgence, 5) Le retard de l’arrivée de l’aide humanitaire, 6) L’aide humanitaire n’a rien à voir avec les besoins. J’en termine en essayant d’établir un lien entre trois éléments, à savoir urgence, réhabilitation et développement. Après l’urgence, on doit penser au développement, pour que l’urgence ne revienne pas. Mohammed ■ Une mer à risques Les spécialistes considèrent la Méditerranée comme une mer à risques. Ils ont noté que les côtes ont vécu des situations relativement similaires entre le VIe et le XIXe siècles. Un séisme au large du Portugal au XVIIIe siècle avait provoqué un tsunami qui avait touché profondément les agglomérations côtières atlantiques du Royaume. Hassan ■ Volonté divine Que pourrions-nous dire d’une puissance qui dépasse l’univers et tout le cosmos? Qui dépasse les USA, la coalition, l’ONU et tous ceux qui se veulent imbattables. Un raz-de-marée n’est la création de personne et n’avertit même pas les radars ni les satellites les plus sophistiqués. Ça surprend tout le monde et personne ne réprimande. C’est la volonté divine et c’est un phénomène naturel connu dans la région. Amina S. ■ Moralité Sur cette planète, on s’abandonne au train-train de notre vie quotidienne, et on excelle dans le souci de tout ce qui est futile, au point d’oublier qu’on est vulnérable. C’est des catastrophes comme celle-ci qui nous rappelle que notre vie ne tient qu’à un fil. Moralité: faites-vous du bien, et faites du bien autour de vous, tant qu’il est encore temps. Simo7 ■ Fonds mondial Il faut que les nations réfléchissent à créer un fonds mondial de solidarité contre les catastrophes naturelles. Le cas urgent, il faut un minimum de solidarité. Karim ■ Protections Au lieu de parler de l’Asie, il faut commencer à créer des protections pour les habitants des villes côtières. Dans le futur, le Maroc sera potentiellement victime de calamités naturelles. Alors c’est le moment de commencer. Noureddine, ingénieur■ L’union fait la force Cette tragédie a montré à nouveau l’incapacité de l’homme face à la colère de la nature. Pour surpasser cette crise, il faut une mobilisation efficace de tous les pays car cette catastrophe peut survenir à n’importe quel moment et dans n’importe quel autre pays. Je crois qu’il faut tirer une morale de cette catastrophe: l’homme, malgré tous les progrès qu’il a fais en matière de recherche scientifique, n’a pas encore pu prévoir de telles catastrophes et l’homme reste comme il l’a été à la merci de Dieu Tout-puissant. Cette crise que connaît l’Asie du Sud a montré que le monde peut se mobiliser face à de tels événements et que tous les pays peuvent s’unir pour répondre à un ennemi commun. Yassir Bk.■ Surpopulation Tout en ayant une pensée et en priant pour les victimes de cette catastrophe naturelle, ceux qui ont péri et ceux qui souffrent maintenant moralement et matériellement nous font pitié. Nous ne pouvons que prier pour et avec eux. Mais une conclusion me paraît indispensable à tirer de cette catastrophe: la surpopulation et la croissance démographiques dans les pays du Tiers-Monde généralement pauvres les empêchent de faire face aux imprévus. C’est notre fléau à tous. L’Occident ne sera pas toujours là pour nous aider si nous continuons sur notre lancée effrénée de surpopulation. Ali Y.■ SGA Les moyens de prévention contre les séismes et leur impact ne sont pas maîtrisés même par les pays développés. Il y a lieu de concentrer les efforts de tous les pays pour mettre en place un système global d’alerte (SGA), des plans locaux de sécurité dans les agglomérations les plus concernées, des plans de gestion de catastrophes et enfin prier Dieu. Hassan ■ TourismeLe malheur des Asiatiques fera le bonheur des Marocains. Je pense que le Maroc atteindra, à cause de cette catastrophe, les 10 millions de touristes dès 2005. Hôtelier ■ Personne n’est à l’abri Dame Nature est imprévisible malgré tout le capital de savoir et de connaissance cumulé par l’humanité depuis que le monde est monde (…), personne n’est à l’abri (…) Pour ce qui est du risque potentiel pour notre région (…) Des cartes de risque peuvent être établies et diffusées au grand public (qui doit faire ça, c’est une autre paire de manches, mais notre gouvernement regroupe des ministres «techniciens» qui peuvent certainement décider du département ministériel qui s’occupera de cette tâche). Les médias ont un rôle certain à jouer pour la sensibilisation, vulgarisation, tant auprès du grand public qu’auprès des acteurs et décideurs politiques. Il faut néanmoins faire appel à des journalistes pros et avertis et non à des débutants et/ou non avertis (…) Hassan ■ Pilotage Nous ne sommes pas antiaméricains quel que soit X, mais le geste de Bush est bien étudié puisqu’il entre dans le cadre de la marginalisation de l’ONU. Dorénavant, chaque fois qu’il y a un conflit, une aide... bref une situation qui nécessite l’intervention internationale, ce sont les USA qui vont piloter l’action, on peut dire bye bye à l’ONU! Arabe ■ Juste valeur Avec leurs porte-avions, les USA et les autres puissances sont les seuls à pouvoir faire quelque chose pour acheminer l’aide aux sinistrés du sud-est asiatique. On sait que les routes, les chemins de fer et même les pistes d’atterrissage ne sont presque plus exploitables, alors avec leurs hélicoptères, les Américains et bientôt les Français et les Anglais vont porter secours aux sinistrés isolés. Mettre l’Irak à toutes les sauces et ajouter ce brin religieux est injuste envers les Américains et tous ceux qui se portent volontaires dans ce désastre. Il faut rendre à César ce qui est à César et apprécier une action à sa juste valeur. A ceux qui dénigrent les Américains, dans ce cas précis, s’ils se trouvaient à la place des sinistrés qui rêvent d’une gorgée d’eau et d’un morceau de pain, même si c’est le diable en personne qui leur offre, ils l’accepteraient sans polémiquer. Zinj


Encore les Américains!

■ Le geste des USA Afin de montrer au monde sa bonne foi, Bush a créé une coalition d’aide aux victimes de la catastrophe. Une façon de camoufler son crime en Irak. On a relevé aussi la solidarité des pays riches et pauvres. Seule remarque, on avait essayé de minimiser les dégâts subis par les 2 nations musulmanes, à savoir l’Indonésie et la Malaisie au début pour concentrer les secours dans le sous-continent indien. T. A.


Exode rural, les polémiques

■ Question de survie Les gens désertent les campagnes parce que la majorité d’entre eux n’ont rien, absolument rien pour survivre. Il y en a même qui quittent le pays pour s’expatrier dans les pays voisins comme dans la région de Jerrada et Figuig et ceci par tribus entières. C’est malheureux mais c’est comme ça, sinon “ils crèvent la dalle”. Petra ■ Réformes Ce qu’il faut également et principalement, c’est de procéder à de réelles réformes agraires, ainsi les petits paysans deviendront propriétaires de leurs lopins de terre. Aussi, des efforts doivent être faits en matière de fourniture de l’eau potable et d’irrigation et si possible fournir à ces paysans de l’électricité afin de les maintenir sur place et leur assurer le minimum. Sans tout ça, je vous avoue que c’est très difficile de rester à la campagne, surtout si on est pauvre et jeune et la tentation de quitter le douar est grande avec tous les risques que cela peut présenter. A noter également que beaucoup de personnes ont réussi à trouver du travail ailleurs, dans les villes ou à l’étranger, et par conséquent ont contribué à améliorer le niveau de vie de leurs familles restées au bled en leur procurant des revenus, mais c’est assez rare tout de même. Ce qu’il faut c’est une véritable politique de développement et de promotion du milieu rural afin que la division du travail puisse donner ses fruits. Pour ce faire, un engagement des pouvoirs publics est nécessaire ainsi que des conditions climatiques favorables. Petra (encore) ■ Passe-passe statistique?Il ne suffit pas d’introduire une zone dans un périmètre urbain pour considérer que ses habitants sont des urbains. Prenez les plus grandes villes, Fès, Casa, Rabat, et vous allez constater qu’il y a des Marocains qui vivent dans des conditions pires que les ruraux. Nous devons reformuler cette classification et parler de conditions de vie saines et non saines en définissant les paramètres. Personnellement, je préfère vivre à la campagne. Tout ce que je demande c’est l’eau, l’électricité, l’école (collège et lycée), l’hôpital et l’horaire continu. Tous les pays le pratiquent sauf notre pauvre pays où certaines têtes ne veulent pas comprendre que la valorisation du travail n’implique pas obligatoirement qu’on y soit occupé toute la journée. Marocain déçu ■ Planning stratégique L’exode rural est attribué généralement à la pauvreté, au chômage et au manque d’infrastructures. Je crois que pour renverser cet exode, nos responsables, surtout dans le domaine touristique, l’agriculture et l’industrie doivent envisager ces problèmes par l’adoption d’un planning stratégique. Le paysage rural offre un potentiel extraordinaire pour ce genre d’investissement, qui à son tour, va créer de l’emploi et un équilibre entre les milieux urbain et rural. Mohamed El Y.■ Réflexion L’exode rural, c’est fini. La croissance démographique est contrôlée. Le taux de chômage réduit. En somme, tout augure d’une perfection incontestable. Cette introduction est une synthèse du rapport officiel présenté avec une fébrilité accablante par le responsable de cette mascarade. Certes, qu’ils ont leurs raisons, puisque la machine est bête et ne peut rien maquiller. Pour moi et pour éviter les pertes de temps et d’énergie à alimenter des débats byzantins, j’invite vivement à la réflexion. D’ailleurs, en sciences et statistiques, à hypothèse douteuse ne peut correspondre de conclusion probante. Mortada ■ Ouvrier ne creuse plus En Europe, l’exode rural était plutôt un facteur positif (…) Peut-on regarder de la même façon l’exode rural d’aujourd’hui dans un pays comme le Maroc? Sûrement non. Les causes sont de nature économique, climatologique et sociale. En plus, la main-d’oeuvre rurale ne semble pas la bienvenue en ville car elle crée des déséquilibres à plusieurs niveaux (urbanisation, emploi, éducation...). Il n’y a pas assez d’emplois pour ces «immigrés» de l’intérieur, car ils ne sont pas assez qualifiés pour les besoins des industries et surtout du tertiaire (services). Est-ce de leur faute? Pas complètement car là, on touche au problème de l’enseignement et de l’éducation. Ceci veut dire que pour atténuer l’exode rural, il ne faut pas croire qu’il suffirait de «délocaliser» les emplois vers la campagne, il faut donner les moyens nécessaires aux ruraux pour réussir leur formation. Le monde d’aujourd’hui a peu besoin de l’ouvrier agricole (...) la machine sait le faire. Par contre, préparons notre ouvrier à devenir le pilote de cette machine, et peut-être même l’inventeur de son successeur (…)Abdou (Paris)


■ Bravo pour Mme AlaouiL’éducation, la prise de conscience, un mouvement collectif, voilà ce que je souhaite de tout mon coeur pour l’année 2005. Je préfère citer un extrait de l’excellente tribune de Marie-France Jamal-Alaoui parue dans les colonnes de L’Economiste «Je prends ma plume car je ne peux plus me taire!». Je trouverais difficilement meilleurs mots: «A partir du moment où l’on remet aux gens le soin de résoudre eux-mêmes la totalité de certains problèmes, on change sa façon de vivre avec les autres». Alors, comme le dit cette enseignante chevronnée, cette réforme n’est pas du tout apte à apporter les changements nécessaires. Une fois arrivée dans la classe ou dans les manuels scolaires... elle perd complètement son sens. Alors je souhaite qu’en 2005, on ait l’humilité d’évaluer à sa juste valeur la réforme telle qu’appliquée dans la classe. Et cette dame n’est pas la première à se révolter contre cette réforme menée médiocrement, très médiocrement. Un autre professeur de français du second cycle m’a montré les manuels avec lesquels elle travaille: c’est une véritable honte, un vrai scandale! Et je vous invite d’ailleurs à enquêter plus sur le sujet, comme vous aviez commencé à le faire. Ce n’est pas possible de continuer ainsi. Ce n’est plus possible. Il faut dire stop! Etudiante

Votre débat sur l’exode

■ Préférences!Les ruraux ont plus de chance d’aller à l’étranger que vers les grandes métropoles marocaines saturées sur tous les plans. Les ruraux préfèrent mourir au Détroit ou se faire brûler dans les serres agricoles espagnoles et les dangers de la mafia italienne. L’Etat ne fait rien pour retenir et aider les ruraux sur place. Pourquoi n’innove-t-on pas? En créant des élevages productifs (lapins ou autruches par exemple)? Pourquoi ne pas monter des ateliers de tapis ou autres pour l’exportation? Où va l’argent de toutes ces sociétés publiques? A mon avis, les terres de Sodea et Sogeta auraient dû être distribuées aux lauréats de l’ENA avec des actions pour les agriculteurs au lieu de les donner aux Espagnols.Taali ■ Rien à foutre Cette terrible réalité est la même depuis trop longtemps. Ces gens-là ne croient plus, peut-être jamais, au Maroc qu’on veut développer puisqu’ils ne figurent pas vraiment parmi les gens qu’on cherche à séduire. On n’en a tout simplement rien “à foutre”, on les méprise et comme l’a dit Pascon: Le monde rural est l’otage de cette vision «urbaine et moderne», de ce monde largement spolié puis délaissé. Hypocrites, féodaux sans coeur, sans souci pour l’intérêt général, sans vision, “je-men-foutistes” (…). C’est ça la terrible réalité. Ils s’inquiètent pour une seule chose: la pression de nos amis européens et maintenant américains. Mais sinon la population, ce qu’elle en pense de ce qu’ils font pour elle. Rien à foutre, vraiment que dalle, oualou, niet, on est rien du tout. Et c’est cela le drame de cet exode rural même plus vers les villes, mais vers la mort (…), cette sale manie de copier les Français, même dans leurs erreurs les plus grossières, nous dessert beaucoup plus qu’on ne le croit. Sommes-nous vraiment incapables de penser en Marocains? Qu’est-ce que ça a à voir avec l’exode? Trente ans de misère pour ceux qu’on a voulu laisser là où ils sont et maintenant un phénomène plus grave: l’exode rural vers l’étranger. C’est extrêmement grave. Rendez-vous compte! Terrible, votre intervention est terrible. Mouna ■ Pas d’accordMouna et Taali, je ne suis pas d’accord avec vous. L’exode rural est nécessaire: 47% de la population ne peuvent pas se contenter de fournir 15 à18% du PIB. Sinon, ils sont dans la misère et c’est effectivement là que la majorité des ruraux sont. Ce constat ne veut pas dire qu’il sera facile de résoudre le problème de l’exode. Notre erreur, là où les gouvernements n’ont pas été bien par le passé, c’est qu’ils ont tout fait pour empêcher l’exode et maintenant cela va être brutal avec beaucoup de difficultés et de misère.M. S., Casablanca

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