×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Coup de projecteur sur les femmes artistes

    Par L'Economiste | Edition N°:2424 Le 18/12/2006 | Partager

    . Trente six artistes exposent à la Société générale marocaine de banques . Plus d’une centaine d’œuvres sur 1.400 m2 LA Société générale marocaine de banques vient d’inaugurer une exposition consacrée aux femmes peintres, qui se poursuivra jusqu’au 16 mars. Elle se déroule dans l’espace d’art situé au siège de la banque, au deuxième étage et s’étale sur une superficie de 1.400 m2. L’exposition regroupe plus de 100 œuvres de 36 artistes, dont la grande majorité sont marocaines. L’ensemble des œuvres représente en fait une large fresque qui couvre cinquante ans d’histoire de l’art féminin au Maroc. Parmi les arts plastiques représentés, figurent notamment la peinture, la sculpture, la photographie et l’art vidéo. «Pour la première fois au Maroc, dans une perspective historique, une manifestation de cette envergure est dédiée aux femmes plasticiennes», se félicite Abdelaziz Tazi, président du Conseil de surveillance à la Société Générale. Parmi les femmes peintres marocaines exposées, beaucoup ont une formation académique au Maroc ou à l’étranger. C’est le cas par exemple de Meriem Meziane, qui a été formée à l’école des Beaux-Arts de Madrid. Beaucoup d’autres sont complètement autodidactes, comme c’est le cas pour Chaïbia Tallal, qui a même réussi à se faire connaître à l’international. Parmi les autres autodidactes, citons Fatema Hassan El Farrouj et Radia Bent Lhoucine, qui ont commencé à peindre au début des années 60 et se sont vite distinguées. D’après Aziz Daki, commissaire de l’exposition et critique d’art, «les femmes ont accusé du retard par rapport aux hommes en peinture abstraite». C’est seulement à la fin des années 60 que Malika Agueznay a osé franchir le pas. Elle a ensuite été suivie par Latifa Toujani pendant les années 70, puis par Meryem El Alj et Amina Benbouchta, qui se sont illustrées dans les années 80 et 90. Beaucoup d’artistes femmes se sont lancées dans le figuratif, parmi lesquelles Rabia Echahed, Khadija Tnan, Rita Alaoui, Lamia Skiredj et Najia Mehadji. Cette dernière a même réalisé une carrière internationale. Dans le domaine de la sculpture, c’est Ikram Kabbaj qui s’est démarquée. Depuis la fin des années 80, elle s’est consacrée à cet art, qui suscite peu d’intérêt chez le grand public. Ses œuvres sont souvent taillées dans la pierre. Elle figure en bonne place dans l’exposition. Cinq femmes marocaines se sont distinguées au cours des dernières années en art contemporain. Il s’agit de Safaa Erruas, Batoul S’himi, Jamila Lamrani, Khadia Kabbaj et Rim Laâbi. Elles créent leurs œuvres au Maroc, en utilisant des matériaux et des supports très divers et réussissent à les exposer alors même que le nombre de collectionneurs est très restreint. Dans le domaine de la photographie, Lamia Naji et Fatima Mazmouz sont exposées à l’espace d’art de la Société Générale.


    Un engagement historique

    DEPUIS 1975, la Société générale marocaine de banques est engagée dans la préservation du patrimoine culturel et artistique marocain qu’elle soutient et valorise à travers l’acquisition d’œuvres, l’organisation d’expositions et de rencontres thématiques. Elle possède une belle collection de plus de 800 œuvres, de près de 200 artistes marocains et étrangers. 75% de cette collection sont destinés aux agences de la banque à travers le pays et les 25% restants sont exposés à l’espace d’art du siège, ouvert au public.Nadia BELKHAYAT

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc