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Côte d'Ivoire: Ultime rencontre à Paris pour instaurer la paix

Par L'Economiste | Edition N°:1437 Le 15/01/2003 | Partager

. Les antagonistes se réunissent aujourd'hui pour sortir le pays de quatre mois de crise. La rébellion a retenti comme une onde de choc sur toute l'Afrique de l'Ouest Les antagonistes ivoiriens devraient s'asseoir aujourd'hui mercredi à Paris autour d'une même table pour sortir la Côte d'Ivoire de quatre mois de crise. Cette conférence sera cruciale pour le retour à la paix. Les trois mouvements rebelles et le gouvernement d'Abidjan se sont en effet engagés à faire taire les armes pour favoriser le dialogue.Hier mardi, les belligérants ont figé leurs positions et cessé les combats. Avant de partir en France, les délégations officielles du mouvement patriotique de la Côte d'Ivoire (MPCI), du mouvement pour la justice et la paix (MJP) et du mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO) devaient déjeuner avec le Président sénégalais Wade, également président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Ce déjeuner avec un des acteurs majeurs de la médiation ouest-africaine, et dont le pays doit être le plus grand contributeur à la force de la CEDEAO qui va commencer à se déployer en Côte d'Ivoire, était prévu hier en mi-journée. Les délégués devraient quitter Dakar dans la soirée pour se rendre à Paris, où ils doivent se réunir avec des représentants des principaux partis politiques ivoiriens pour trouver une solution négociée à la crise que traverse la Côte d'Ivoire depuis quatre mois. Rappelons que les trois mouvements ont signé un accord de cessez-le-feu, sous l'égide de la CEDEAO. La crise ivoirienne a retenti comme une onde de choc sur toute l'Afrique de l'Ouest, tant sur le plan économique, avec des pertes qui se chiffrent en milliards de «francs«, qu'humanitaire, avec des milliers de ressortissants des Etats de la zone contraints au rapatriement ou à la fuite. Ainsi, sur le plan économique, les plus touchés sont les pays enclavés, tels le Mali, le Niger, le Burkina Faso, qui ont dû modifier leurs filières d'approvisionnement en se tournant vers les ports de Lomé, Tema (Accra), Cotonou ou Dakar, et s'attendent à un gros déficit budgétaire pour 2003. C'est ainsi que le Mali, dont plus de 70% de son commerce passaient par le port d'Abidjan, a prévu un déséquilibre de 122,717 millions d'euros, selon des sources officielles. Le Burkina de son côté, qui a déjà perdu environ près de 30,49 millions d'euros en matière de recettes fiscales et douanières entre septembre et décembre 2002, estime son déficit pour 2003 à environ 88,58 millions d'euros. Sur le plan humanitaire, la crise a jeté sur les routes des dizaines de milliers de personnes, qui ont traversé les frontières pour se réfugier au Burkina Faso, au Ghana, en Guinée, au Liberia et au Mali, les cinq pays limitrophes de la Côte d'Ivoire. Ces situations posent de nouveaux problèmes d'accueil des réfugiés et «retournés«, dont la plupart n'étaient auparavant jamais allés dans leurs pays d'origine. Le coordonnateur du PAM à Abidjan a d'ailleurs souhaité la semaine dernière que la réunion de Paris comporte un volet humanitaire, la situation étant particulièrement «explosive« dans les régions frontalières du Liberia. (AFP)

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