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    Courrier des Lecteurs

    Cosumar: Le bénéfice net baisse de moitié

    Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

    Hausse du Dollar, atonie de la demande, concurrence des sucreries publiques: Cosumar a vécu un exercice 1997 plutôt salé. Un plan de redressement est déjà en place. Les responsables promettent une amélioration de la rentabilité dès 1998.


    Contrairement à la Centrale Laitière, la filiale sucrière de l'ONA a passé un mauvais exercice 1997. Non pas qu'elle est dans le rouge, mais les bénéfices ont fondu de moitié, passant de 223,6 millions de DH en 1996 à 108,2 millions. Dans un tel contexte, M. Gilles Demisty, directeur général de la holding, est venu en renfort de M. Kamal El Ayoubi, nommé directeur général de la filiale en novembre dernier pour expliquer ce revers aux analystes et journa-listes réunis le 31 mars dernier.

    Contraction des marges


    D'entrée, M. Demisty a tenu à tracer les limites de la comparabilité entre les deux exercices. Il a fait remarquer que 1997 constitue la première année pleine de la nouvelle réglementation de la filière sucrière commencée à la mi-1996. Pour cette année, la Cosumar avait reçu 120 millions de DH au titre d'anciens arriérés de la compensation. Ce montant est tombé à 75 millions de DH en 1997, soit un écart préjudiciable aux résultats de 45 millions.
    Second point important: des plus-values significatives sur cession d'actif avaient été réalisées en 1996, gonflant d'autant le résultat final.

    Quoi qu'il en soit, la Cosumar a réellement souffert. Le grain de sable qui a enrayé la mécanique se situe d'abord au niveau du marché. Les ventes totales ont reculé de 6% à 2,99 milliards de DH. Le chiffre d'affaires du sucre raffiné a totalisé 2,89 milliards de DH, en baisse de 4,7% par rapport à 1996. Globalement, le volume de sucre commercialisé est passé de 673.500 tonnes en 1996 à 633.000 en 1997, soit une baisse de 6%. En dehors du lingot morceaux, les autres lignes de produits ont accusé un sensible recul. La baisse des ventes a été cependant plus prononcée sur le pain de sucre (-7,2%) et les granulés (-7,7%), en particulier le sac de 50 kg. A en croire les responsables de la société, cette évolution défavorable est consécutive au tassement de la demande des ménages dans le cas de l'activité «pains». Bref, c'est l'atonie du marché qui est en cause. En revanche, pour les granulés, le ré-veil des sucreries publiques verticalement intégrées a fortement dérangé. Cosumar a en effet dû faire face à une forte concurrence de ses anciens fournisseurs de
    brut.
    Côté sous-produits, la chute est de 32,7%. Ce qui ramène le chiffre d'affaires à 101 millions de DH. En cause: la baisse de l'activité betteravière engendrée par une mauvaise campagne agricole et la détérioration du cours de la mélasse à l'export. Les ventes de pellets n'ont porté que sur 57.000 tonnes au lieu de 67.000 une année plus tôt.

    Outre la détérioration des ventes et des marges, le compte d'exploitation a été plombé par le renchérissement des matières premières dû à la flambée du Dollar. Au terme de l'exercice 1997, Cosumar n'affichait plus que 37,7 millions de DH de résultat d'exploitation contre 305 millions en 1997. Ce solde aurait pu être pire si les équivalents tarifaires n'avaient pas été révisés à la baisse au cours du dernier trimestre. Autres facteurs ayant contribué à amortir la chute du résultat d'exploitation: le remboursement des reliquats de régularisation de la Caisse de Compensation et la réintégration de quelques provisions anté-rieurement constituées.

    Réorganisation du travail


    En dépit du repli de l'activité, la situation financière s'est légèrement améliorée. Les fonds propres ont grimpé de 46 millions de DH à 1,492 milliard. Le fonds de roulement s'est amélioré de près de 10%, alors que les besoins ont évolué en baisse, passant de 1,1 milliard de DH en 1996 à 733 millions en 1997.
    Dès à présent, la Direction Générale a concocté un plan de bataille pour renverser la tendance de l'activité. La société va d'abord tirer profit de la baisse des équivalents tarifaires. «Mais ce n'est pas suffisant», souligne M. Demisty. Le remède-maison, c'est d'abord gagner en productivité par la réorganisation du travail. Déjà, le plan de restructuration a permis de réduire l'effectif en 1997. Sur les deux années quelque 250 postes de travail seront supprimés par les projets de modernisation et de mécanisation de l'outil industriel. L'objectif consiste à «redéployer l'effectif concerné en concertation avec les partenaires sociaux», insiste M. El Ayoubi. Techni-quement, il est possible de procéder de la sorte pour sauvegarder l'emploi. L'idée en gestation est de faire tourner l'unité industrielle 7 jours/7.
    Le DG entend également rationaliser les achats de consommables et de matières premières, adapter la politique commerciale à l'évolution du secteur et s'impliquer davantage dans la production de betterave par «le financement des intrants, la vulgarisation de nouvelles techniques et le financement d'un certain nombre d'équipements».
    D'ores et déjà la rentabilité devrait être améliorée en 1998, assure M. El Ayoubi. Rendez-vous est pris pour mars 1999.

    Alié Dior NDOUR

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