×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie Internationale

    Corée: Le baromètre au plus bas

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    L'économie coréenne est mal en point. Les agrégats fondamentaux en témoignent. Pour surmonter la crise, des mesures urgentes sont proposées par la revue coréenne Korea Focus.


    C'est une croissance négative de 0,9% que devrait afficher à la fin de l'année l'économie coréenne, selon l'hebdomadaire coréen «Le Courrier de la Corée». Cette mauvaise performance est attribuée essentiellement à la crise économique qui a secoué le pays au cours du dernier trimestre 1997. Crise qui s'est traduite, entre autres, par une chute de la monnaie locale (Won), une baisse de la consommation et un resserrement du crédit. Concernant ce dernier point, les industriels coréens ont mis en garde le gouvernement contre une hausse des taux d'intérêt, a-t-il été indiqué. En effet, ceci porte un coup sévère aux entreprises avec une aggravation du chômage.
    D'ailleurs, les experts estiment à 1,6 million les sans-emploi, soit 8% de la population active. Pour venir en aide aux chômeurs, l'Etat a lancé à la fin du mois dernier un emprunt d'un montant d'environ 1,07 milliard de Dollars. L'argent provenant de la vente de ces obligations doit permettre aux demandeurs d'emploi d'obtenir des prêts à faible taux d'intérêt pour payer leurs dépenses courantes, frais médicaux, frais de scolarisation et de logement.

    Des solutions


    Le revenu par habitant, de son côté, n'a pas échappé aux effets de la crise. Les experts affirment qu'il pourrait tomber en dessous des 7.000 Dollars. Il est à signaler que ce revenu était d'environ 7.000 Dollars en 1992. Il avait pour la première fois franchi le cap des 10.000 Dollars en 1995. Avec un revenu par habitant en dessous de 7.000 Dollars, la Corée pourrait bien tomber aux environs du 40ème rang mondial, affirment les spécialistes.
    Une consolation: la Corée a dégagé un excédent record de sa balance des comptes courants en février, note la revue. Il est de 16,67 millions de Dollars, après un déficit de 15,66 millions de Dollars en 1997. L'affaiblissement du Won a favorisé les exportations, mais a érodé sérieusement la capacité des firmes coréennes à importer des matières premières.
    Cependant, les économistes coréens considèrent que cette amélioration de la balance des paiements n'est que transitoire, estimant qu'elle est due principalement à la récession déclenchée l'année dernière.

    De plus, les investissements étrangers en Corée sont en difficulté. A l'origine de cette situation, la perte de confiance des investisseurs étrangers. Selon la revue, les investissements en Corée des 500 plus grands conglomérats internationaux restent insignifiants. Ce qui met la Corée en mauvaise position pour rembourser ses dettes. Selon les spécialistes, sa dette extérieure devrait augmenter d'environ 15 milliards de Dollars cette année.
    Face à cette situation, la revue coréenne «Korea Focus» publiée en langue anglaise a, dans son édition du mois de janvier, proposé des solutions en vue de surmonter la crise. Une stabilisation des prix est une condition sine qua non à la réussite de la politique écono-mique.
    En ce qui concerne la réforme du secteur industriel, le gouvernement devrait instaurer une plus grande transparence en matière de gestion dans les entreprises ainsi que la réduction du nombre de leurs activités. Autres mesures nécessaires: l'assainissement de la structure financière du pays et le soutien actif aux petites et moyennes entreprises. S'y ajoute une plus grande libéralisation du marché.

    En outre, les banques locales devraient arrêter l'octroi de crédits aux entreprises simplement parce qu'elles sont filiales des conglomérats coréens «Chaebols» et ce, sous prétexte que ce sont ces derniers qui garantiront le payement. Les banques ne devraient en aucun cas céder à la pression des hommes politiques.
    Autre point déterminant: l'encouragement des investis-sements étrangers dans les entreprises nationales. D'ailleurs, le nouveau gouvernement a promis de mobiliser tous ses efforts en vue d'attirer les investissements extérieurs, est-il souligné. Les étrangers peuvent actuellement détenir jusqu'à 55% des parts dans les entreprises locales cotées en bourse.

    Kamal LAHBIB

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      publ[email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc